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Gérald Darmanin

Né le 11 octobre 1982 à Valenciennes, Gérald Darmanin est l’une des figures montantes de la droite française, devenu en moins de deux décennies l’un des hommes clés de la Ve République. Issu d’une famille modeste – père barman, mère concierge – il revendique un parcours enraciné dans le Nord. Diplômé de Sciences Po Lille, il s’engage très tôt en politique. Après un passage auprès de Jacques Toubon au Parlement européen puis au cabinet de David Douillet, il entre dans l’appareil de l’UMP.



En 2012, il est élu député de la 10e circonscription du Nord. Deux ans plus tard, il conquiert la mairie de Tourcoing, ville dont il restera l’édile jusqu’à son entrée au gouvernement. Vice-président de la région Hauts-de-France sous la présidence de Xavier Bertrand, il bâtit patiemment un ancrage local solide, mêlant fidélité gaulliste et pragmatisme social.



Son ascension nationale s’accélère avec l’élection d’Emmanuel Macron. En mai 2017, il devient ministre de l’Action et des Comptes publics dans le gouvernement d’Édouard Philippe. À ce poste, il mène à bien la réforme du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu, mise en œuvre en 2019. Cette réussite, dans un climat de doutes et de contestation, assoit sa réputation de « ministre efficace », capable de conduire des réformes techniques et impopulaires.



En juillet 2020, Emmanuel Macron le nomme ministre de l’Intérieur. Durant quatre ans, il impose un style direct et musclé. Il organise le « Beauvau de la sécurité », lance la loi d’orientation et de programmation du ministère de l’Intérieur (LOPMI), dotée de 15 milliards d’euros, et s’illustre par ses positions fermes sur l’immigration et l’ordre public. Ses choix suscitent autant de soutiens dans l’opinion que de critiques de ses adversaires. La séquence de la loi immigration en témoigne : son premier projet est rejeté par l’Assemblée en décembre 2023, mais une version remaniée, adoptée en janvier 2024, consacre un compromis mêlant fermeté accrue et régularisation des travailleurs sans papiers dans les métiers en tension.



Le 23 décembre 2024, François Bayrou, nommé Premier ministre, lui confie la Chancellerie. Garde des Sceaux et ministre d’État, Gérald Darmanin hérite d’un ministère stratégique : prisons surpeuplées, exécution des peines, indépendance de la justice.



Auteur en 2017 d’un essai, Chroniques de l’ancien monde. Quand la droite s’est perdue, il se définit comme « gaulliste social », attaché à l’ordre républicain et à la protection des classes populaires. De Tourcoing à Beauvau puis à la Justice, son parcours révèle une constante : l’art de se rendre indispensable dans les moments de tension politique.


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