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Robert Puiseux

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Il est le gendre d'Édouard Michelin (1859-1940), cofondateur du groupe éponyme.

Robert Puiseux est le fils de Pierre Puiseux (1855-1928), astronome français, et de Béatrice Bouvet (1861-1958[1]). Il est en outre le petit-fils de Victor Puiseux (1820-1883), mathématicien et astronome français[2].

Il prépare Polytechnique mais ses études sont interrompues par le déclenchement de la Grande Guerre.

Robert Puiseux épouse en 1921 Anne Michelin (1901-1991) fille d'Édouard Michelin (1859-1940), dont postérité[3].

Robert Puiseux est d'abord chargé de la recherche technique au sein de la société Michelin & Cie, puis devient cogérant avec Pierre-Jules Boulanger (1885-1950, accidentellement). Il succède à ce dernier à la présidence de la société Citroën tout en conservant la direction de Michelin (1950-1959) avec Émile Durin comme cogérant. (1951-1962)

Ce dirigeant exceptionnel joue un rôle considérable dans le développement de Michelin dans les années 1940 et 1950. Alors qu’il est aussi PDG de Citroën, il a l’audace de mettre en production la DS19, la première voiture à suspension hydropneumatique.

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Robert PUISEUX (André Jean Joseph Robert Puiseux)

Né le 1er mars 1892 à midi à Paris 5e Selon acte n°608 Archives de Paris en ligne vue 24/31

Décédé le 23 février 1991 à Clermont-Ferrand 63 Puy-de-Dôme

Acteur essentiel dans l’histoire de Michelin, même si son nom demeure méconnu, cet industriel français a dirigé le groupe et pris des décisions stratégiques majeures, qui ont permis à l'entreprise de faire perdurer le succès mondial que nous lui connaissons.

Par son ascendance, il semble destiné à une carrière scientifique. En effet, son père Pierre Henri est astronome, maître de conférence à la Sorbonne. Un cratère lunaire porte son nom.

Son grand-père Victor-Alexandre est mathématicien et astronome.

Alors que Robert Puiseux prépare Polytechnique, ses études sont interrompues par la Grande Guerre où il sert comme lieutenant dans l’artillerie et l’aviation.

Il entre « à l’Usine » en 1919 où il travaille dans divers secteurs : méthode, commerce, embauche, qualité, recherches, essais. Il acquiert ainsi une connaissance approfondie de l’entreprise Michelin.

A la fin des années 1930, il participe à la mise au point du pneu « Metalic ».

Il se marie en 1921 avec Anne, fille d’Edouard Michelin. En 1938, Robert se voit désigner par son beau-père, pour maintenir le cap de l’entreprise après le décès de son fils Pierre Michelin.

Et quand « le patron » Edouard meurt en 1940, c’est Robert qui assure la direction de l’entreprise avec Pierre Boulanger.

Pendant l’Occupation, il fait preuve d’un courage exemplaire sans jamais céder aux pressions de l’Occupant qui le somme de collaborer.

En visionnaire inspiré, il maintient la recherche au plus haut niveau et c’est ainsi qu’études et essais conduisent à mettre au point le pneu X. Il perçoit tout l’intérêt de ce pneu pour l’automobiliste et pour l’avenir de la Maison.

« A deux, on travaille ; à trois, on bavarde ; et à six, on fait de la politique… »

Ainsi parle Robert Puiseux, dans le droit fil de l’esprit Michelin.

Puis, il sait prendre les décisions pour préparer la révolution industrielle que représente le pneu radial. Ainsi dès le début des années 1950, il cesse d’investir sur le pneu traditionnel pour installer les équipements nécessaires à ce nouveau pneu.

Parallèlement, il demeure fidèle aux principes d’Edouard Michelin : observer les faits et toujours progresser, tout en veillant à la rigueur, la lutte contre le gaspillage et le respect de la confidentialité.

Malgré une apparente froideur, on reconnaît à Robert Puiseux, de la sensibilité et de la délicatesse ; simple et discret, il se fait respectueux des hommes, tout en conservant rigueur et détermination hors du commun.

A partir de 1950, il cumule les fonctions de gérant de Michelin avec celle de président-directeur général de Citroën, après le décès accidentel de Robert Boulanger.

C’est pendant cette période, qu’il décide de lancer la révolutionnaire DS, première voiture de grande série à suspension hydropneumatique.

En 1959, Robert Puiseux accueille Charles de Gaulle, président de la République Française en visite à l’usine Michelin de Clermont.

C'est Fançois Michelin, petit-fils d'Edouard Michelin, qui reprendra, d'abord avec Robert Puiseux, puis seul, la direction du groupe.

« Vos gérants, pouvaient-ils lire, ont estimé que M. Edouard Michelin, qui joue un rôle majeur dans la stratégie et dans la gestion opérationnelle du groupe, devra désormais être la voix officielle de votre société et assumer la responsabilité de patron de Michelin à partir des prochaines assemblées. » Le style est inimitable. Du pur Michelin. Sur le fond et dans la forme. La forme d'abord. Dans quelle multinationale, en ces temps de fascination pour le politiquement correct, oserait-on encore coller l'étiquette un brin désuète de « patron » au premier dirigeant d'un groupe employant 127.000 salariés ? Le fond ensuite : dans quelle autre entreprise cotée de cette taille _ 81,9 milliards de francs de chiffre d'affaires en 1998, soit 12,5 milliards d'euros _ le patron, donc, est-il désigné par un comité de trois personnes seulement, dont il fait d'ailleurs lui-même partie ? Nulle part ailleurs : cela se passe chez Michelin, l'empire du pneu, ses traditions, sa capitale _ Clermont-Ferrand, perle de l'Auvergne _, ses secrets et sa dynastie. ( Cf https://www.lesechos.fr/1999/06/michelin-la-roue-tourne-1048814)

Robert Puiseux meurt en 1991 à l'âge de 98 ans, à Clermont-Ferrand, quelques mois avant son épouse, Anne Michelin.


Croix de guerre 1914-1918.

Chevalier de la Légion d'honneur comme lieutenant d'artillerie en 14/18 au 6ème régiment d'artillerie de campagne puis officier de la Légion d'honneur comme vice-président de la Chambre de commerce de Clermont-Ferrand et Commandeur de l'Economie nationale.

Références

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  1. Philippe Véron, « Ensemble des notices : Puiseux, Pierre Henri (1855-1928) », dans Dictionnaire des astronomes français 1850-1950, Observatoire de Haute-Provence, , 476 p., pdf (présentation en ligne, lire en ligne [PDF]), p. 386-387.
  2. Christophe Charle et Eva Telkès, « 100. Puiseux (Pierre) », Histoire biographique de l'enseignement, vol. 25, no 1,‎ , p. 239-241 (lire en ligne, consulté le ).
  3. « geneanet.org/profil/redirect.p… »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  4. a et b « Robert PUISEUX », sur janinetissot.fdaf.org (consulté le )