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Dernière mise à jour : 15.08.2026
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Harmonium

HARMONIUM (3)

Publié le 16/10/2023 à 19:21 par francerock70 Tags : serge fiori groupe harmonium
HARMONIUM (3)

 

 


En novembre 1976 sort « L’Heptade », le troisième et dernier album studio d’Harmonium. Il s’agit d’une œuvre musicale imposante s’étalant sur deux vinyles. Son concept plutôt étrange et complètement ésotérique s’articule autour du chiffre 7 ou plus exactement autour du nombre 7 : sept thématiques, sept états d’âme, sept chansons...sept musiciens.


Dorénavant Harmonium compte en effet sept membres. Au fil de la tournée des « Cinq saisons » et de l’enregistrement de « L’Heptade », quatre musiciens ont rejoint le groupe alors que Pierre Daigneault et Michel Normandeau le quittaient. Parmi les petits nouveaux, deux ex-membres de Contraction et de Ville Emard Blues Band (Denis Farmer et Robert Stanley) auxquels s’ajoutent Libert Subirana (accompagnateur d’Yvon Deschamps) et la choriste Monique Fauteux.

 

 

 

2_heptade_musiciens_front

 

 

 

 


Fiori fait également appel pour les choeurs à Richard Seguin (les Seguin), Pierre Bertrand (Beau Dommage) et Estelle Ste-Croix (Ville Emard Blues Band).
Afin d’ajouter une texture symphonique à l’album, Fiori demande au pianiste Neil Chotem de composer des intermèdes classiques. Interprétés par l’Orchestre Symphonique de Montréal sous la direction du compositeur, ces interludes musicaux seront rajoutés lors du mixage final,

 

 

 

 

3_heptade_inside

 

 

 


Ce double album-concept, qui marque l'apogée d'Harmonium, illustre les sept niveaux de conscience vécus par un personnage à travers son quotidien. Du matin au soir … de la folie à la sagesse … de la naissance au sommeil définitif … autant d’interprétations, de perceptions que d’auditeurs. Ce contenu plutôt nébuleux est d’ailleurs suggéré avec tous ces nuages illustrant la pochette.
Et qu’en est-il de l’illustration musicale de cet ambitieux projet ?


Après un prologue symphonique de Neil Chotem, l’album démarre pour de bon avec « Comme un fou » premier acte de ce voyage fascinant.
Cette pièce majestueuse et obsédante va nous donner le ton pour le reste de l’album. On se rend compte très rapidement que le groupe ne va pas se contenter du folk prog de l’album précédent. L’ambiance de ce titre ne cesse d’osciller entre douceurs mélancoliques et moments nettement plus soutenus. Et il en sera de même pour les titres suivants où l’intégration bienvenue d’une batterie, les interventions d’une guitare électrique, les parties orchestrées à la Alan Parsons Project nous obligent à reconnaître que le groupe a encore franchi une étape.

 

 

 

4_heptade_en_concert

 

 


De même que l’on ne pouvait reprocher aux « Cinq saisons » d’être un copier/coller de son prédécesseur, on doit reconnaître que « L’Heptade » nous offre à son tour une nouvelle texture, un son différent de tout ce qui a précédé.

 

 



5_heptade_back

 

 

 


L’extraordinaire charisme vocal de Fiori amorce tous les titres avant de les entraîner dans une explosion d’orchestrations, d’intermèdes, d’harmonies vocales, d’improvisations qui doivent tout à la sensibilité et au talent cumulés des musiciens d’Harmonium. Il en est de même pour « Le corridor » chanté par Monique Fauteux.

 

 

 


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Cet opus qui avait débuté avec « Comme un fou » se clôt avec son pendant, son miroir inversé, « Comme un sage ».


De la folie à la sagesse, tel était le propos de Fiori auquel finalement on se dit qu’on n’a pas compris grand-chose pendant que le final aux arrangements classiques de Neil Chotem livre ses dernières notes…


Pas d’importance, la musique parle d’elle-même. La tournée qui suit et qui va durer plus de deux ans va le prouver. En effet, après avoir sillonné le Québec, la tournée de l’Heptade remportera un immense succès dans les provinces anglaises.

 


C’est d’ailleurs à Vancouver que, en une seule prise, sera enregistré « En tournée » l’unique enregistrement live de l’Heptade. Publié en 1980 par la Société Radio-Canada sans le consentement d’Harmonium, le double vinyle est rapidement retiré du marché (j’m’en foutais parce qu’entre-temps j’avais pu m’en procurer un exemplaire). Il faudra attendre 2002 pour une parution officielle.

 

 

 

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« En tournée » est une époustouflante version de L’Heptade « dans son entièreté » (comme le dit Fiori). Si certaines chansons restent assez fidèles à la version studio, d’autres sont totalement transfigurées telles « Premier ciel » ou « Lumière de vie » où, en l’absence d’orchestre symphonique, le mellotron de Serge Locat et la guitare électrique de Robert Stanley sont davantage mis à contribution.

 

 

 


8_heptade_harmonium

 

 

 


Mais l’histoire de L’Heptade n’est pas terminée pour autant. En 2016, à l’occasion du 40ème anniversaire de la parution de « L’Heptade », celui-ci sera profondément remixé par Fiori et Valois sous le nom de « L’Heptade XL » (soit L’Heptade 40). Les deux vétérans d’Harmonium en profiteront pour remettre au premier plan les voix et les instruments du groupe qui avaient été un peu écrasés lors des apports de l’orchestre symphonique. De plus, d’autres subtiles modifications seront apportées au mixage.


Nouveau succès et au final, en un peu plus de 40 ans, L’Heptade aura dépassé les 400 000 exemplaires.

 

 

 

 


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Retrouvez sur le blog les deux chroniques précédentes consacrées à Harmonium ICI et ICI.
Pour en savoir plus sur « L’Heptade » je vous convie à jeter un œil sur la page Wikipédia qui lui est consacrée ici

 


Pour une biographie du « groupe Harmonium », c'est ici 

 


Je ne vais pas terminer mon post sans signaler que l’on peut trouver sur la toile un article formidable où chaque titre de « L’Heptade » est remarquablement commenté ICI

 

 

 

 

 

 

(merci à Makhno pour l’article de Rock en Stock)

 

 

 

 

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par Crapou

 

 

 

titre en écoute : « Comme un fou » (extrait)

 

 

 

HARMONIUM (la suite)

Publié le 05/09/2023 à 16:37 par francerock70 Tags : serge fiori groupe harmonium
HARMONIUM (la suite)

 

 


Avant la naissance d’Harmonium (c’est à dire avant l’arrivée de Louis Valois), le duo Fiori/Normandeau se produisait dans les cafés, boîtes à chansons et autres petites salles de Montréal.

 

Parfois ils étaient accompagnés de Pierre Daigneault (instruments à vent au sein de L’infonie, collectif de jazz expérimental). Plus tard, lors du début de la tournée qui suivra la parution de l’album éponyme (chroniqué ICI sur le blog), Pierre Daigneault continuera d’accompagner occasionnellement Harmonium avant de finir par intégrer le band.

 

Ce sera l’occasion pour le band de tester sur scène « Vert » et « Dixie », deux pièces que l’on retrouvera sur leur 2ème album « Les cinq saisons » où les arrangements nécessitent l’apport de la flûte traversière et de la clarinette.

 

Mais Serge Fiori, l’âme d’Harmonium, cherche encore à diversifier le son, le registre du groupe. Il ambitionne de partir dans des explorations où se mêleraient le folk, le jazz, le classique et le rock. Aussi il fait appel à Serge Locat (ex Nécessité et seul musicien de Montréal à posséder un mellotron, appareil quasiment introuvable à l’époque en Amérique du Nord). Serge Locat accepte la proposition et se joint donc à la tournée de l’album « Harmonium ».

 

Le groupe est dorénavant composé de cinq musiciens et va pouvoir s’attaquer à son prochain album, objet de cette chronique.

 

 

 

 

2_saisons_front

 

 

 

En 1975, paraît donc le second album d’Harmonium, un album expérimental et symphonique fort différent de son prédécesseur et intitulé « Si on avait besoin d’une cinquième saison » mais appelé plus communément « Les cinq saisons » (appellation qui apparaîtra sur l’édition française du LP).

 

 

 

 

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L’illustration de la pochette donne le ton en nous présentant les cinq membres d’Harmonium rassemblés dans un paysage bucolique où gambadent des lapins blancs au milieu de papillons et de fleurs aux visages humains. Apparemment, Alice n’est pas la seule à être passée de l’autre côté du miroir !
D’emblée on peut être sûr qu’il s’agit d’un disque reposant et zen à souhait.

 

 

 

 

4_saisons_fresque

 

 

 

 


L’album ne comporte que cinq plages, mais elles assurent totalement. Le groupe y raconte comment Montréal survit tant bien que mal aux quatre saisons avant d’en imaginer une cinquième avec « Histoire sans paroles », pièce instrumentale de 17 minutes qui clôt l’album.

 

 

 

 

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Le premier morceau, « Vert », ouvre l’album sur une ambiance printanière suggérée par une magnifique partition de flûte qui s’effacera discrètement devant une guitare sèche et une basse annonçant les chants aériens de Fiori vite rejoint par Normandeau et Valois.


Guitares acoustiques pleines de fraîcheur, enchevêtrements de voix extatiques, flûte et saxophone virevoltants et solo de piano électrique évoquent les couleurs du printemps, la renaissance de la vie. Bref l’année ou plutôt l’album commence bien…


Il faut mentionner que Michel Normandeau a contribué à plusieurs chansons des trois albums en encadrant et soutenant Serge Fiori dans ses démarches. Mais « Vert » est une des rares chansons du répertoire d’Harmonium qui ait été écrite principalement par Michel Normandeau.

 

Et c’est déjà l’été qui s’annonce avec le joyeux « Dixie », le titre le plus court de l’opus (seulement 3,25 minutes). Avec sa guitare ragtime, son piano sautillant, son solo endiablé de clarinette, on a affaire (comme son nom l’indique) à un morceau inspiré du dixieland (jazz de la Nouvelle Orléans).


Le titre « Dixie » qui évoque l’esprit festif des Québécois connaîtra un succès radiophonique foudroyant.

 

 

 

 

 

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Changement d’atmosphère avec les notes plaintives d’ondes Martenot (ancêtre électro-acoustique du synthétiseur) qui ouvre « Depuis l’automne ». Longue plage de 10 minutes tout d’abord grave et inquiétante qui sous l’effet d’un mellotron languissant et de choeurs enivrés va progressivement monter en puissance jusqu’à l’injonction finale. De quelle injonction s’agit-il ?

 


« Depuis que j'sais qu'ma terre est à moé
L'autre, y est en calvaire ...
Si c't'un rêve réveille-moi donc
Ça va être not' tour ça s'ra pas long
Reste par icitte parce ça s'en vient... »

 


Dans le contexte de l’époque, ces paroles cryptiques et énigmatiques de Fiori pouvaient être perçues par des Québécois comme sous-entendant des aspirations souverainistes.


Toujours est-il que pour les Gaulois que nous sommes, rien de tout cela n’est évident d’autant plus que les chansons d’Harmonium, toujours vaporeuses, offre une multiplicité de niveaux de lecture. A vous de voir, j’ai joint aux mp3 le texte de « Depuis l’automne ».

 

 

 

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Dans le froid de l’hiver « En pleine face » est une ballade mélancolique et triste susceptible d’inciter Mister Pat, le boss tyrannique de Francerock70, à se blottir devant un bon feu de cheminée accompagné de son fidèle Jack Daniels.

 


Sous le nom d’ « Histoire sans paroles » se cache la fameuse cinquième saison annoncée dans le titre de l’album. Cette longue suite instrumentale en cinq mouvements est le chef d’oeuvre absolu. Que ce soit la flûte, le mellotron, le piano, les guitares, les harmonies vocales, tout est parfait. La musique de cette pièce riche et complexe est si belle, si céleste qu’elle en est irréelle.


C’est en tout cas la composition parfaite pour terminer cet album magnifique et étonnant.

 

 

 

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Après l’écoute du LP on est surpris de réaliser que l’absence de batterie et de toute autre percussion (hormis les cuillères sur « Dixie ») se remarque à peine tant la profondeur mélodique et la richesse des thèmes nous ont captivé l’oreille.

 

L'album est une réussite totale : musicalement et commercialement. Très vite les ventes au Québec dépasseront les 100 000 exemplaires. Dans la foulée Harmonium effectuera une tournée avec 200 représentations en un an dans tout la province francophone.

 

En 2015 le magazine américain Rolling Stone classera cet album à la 36ème position des 50 meilleurs disques de rock progressif.

 

Au fait ! Qu’a voulu exprimer Fiori avec ce besoin d’une cinquième saison ? Un nouveau Québec ? Un Québec libre comme disait le Grand Charles ? Peu importe. Le disque est là et les visiteurs de Francerock70 qui ne le connaissent pas encore ont maintenant l’occasion de découvrir un bien bel opus. Telle est la mission que FR70 s’est assignée !

 

 

 

9_harmonium_fiori_valois

 

 

 

 

 


Une page Wikipédia vous en apprendra davantage sur ce disque :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Si_on_avait_besoin_d%27une_cinqui%C3%A8me_saison


Si ce n’est déjà fait, je vous invite à lire la bio Wikipédia du groupe Harmonium (elle est bien documentée et pas trop longue) :


https://fr.wikipedia.org/wiki/Harmonium (groupe)


Si le lien se plante, faites une recherche avec « Harmonium groupe »

 

 

 

 

par Crapou
(à suivre)

 

 

 

titre en écoute : « Vert »

 

 

 

 

HARMONIUM

Publié le 24/06/2023 à 11:21 par francerock70 Tags : serge fiori groupe harmonium
HARMONIUM

 

 

 


Au Québec en février 1974 sortait un album simplement intitulé « Harmonium ». Ne pas se fier au titre du LP, il n’y a pas d’harmonium sur ce disque, juste un soupçon de piano et d’orgue Hammond. Par contre cet album folk à saveur progressive offre un son totalement dominé par les guitares acoustiques (les fameuses guitares Norman fabriquées au ‘Kébec’).

 


2_harmonium_front

 


Quoi ? Encore un groupe qui se la joue à la Crosby Stills Nash & Young  !
Ben oui, c’est pas d’ma faute si le leader du groupe fait ce qu’il veut de sa douze cordes pendant que sa voix s’accorde si bien avec celles de ses p’tits copains.

 

Le groupe Harmonium est alors constitué de trois musiciens : Serge Fiori (guitare, flûte et chant), Michel Normandeau (guitare et vocaux) et Louis Valois (basse, piano et vocaux).


Quelques musiciens additionnels participent à l’enregistrement dont Réjean Emond à la batterie et Alan Penfold au bugle (ou flügelhorn, sorte de trompette).

3Finalement c’est avec Quality Records, une maison de disque de Toronto, que les membres d’Harmonium ont réussi à signer un contrat après n’avoir essuyé que des refus des compagnies du Québec.

Apparemment, les anglophones de l’Ontario ont été moins effrayés par les compositions originales et complexes du groupe que les francophones de Montréal bien que, chez Quality Records également, on aurait préféré des titres plus courts (pour les radios) et chantés en anglais.

 

 


4__harmonium_back

 

 

En tout cas, avec ses neuf plages d’une durée assez conséquente où l’on note l’absence de toute amplification électrique ou autre sonorité synthétique, l’album rencontre très rapidement un succès considérable au Québec (plus de 100 000 ventes en quelques mois). Changement de statut : de petit groupe favori de l’underground montréalais, Harmonium devient un groupe très populaire dans la province où les concerts vont se multiplier.

 

Guitariste, chanteur, compositeur de l’essentiel des chansons, Serge Fiori apparaît rapidement comme le pilier du groupe. De sa première rencontre avec celui-ci, l’ingénieur du son Michel Lachance dira : « J’ai tout de suite vu qu’il y avait quelque chose d’inusité en lui. Tout d’abord, il avait toujours l’air épuisé, fatigué, sans que personne ne sache pourquoi. Il était transparent, disait tout ce qu’il pensait, mais surtout, il était particulièrement talentueux. Il avait un contrôle de son falsetto* (* voix de tête haut perchée) complètement ahurissant. Je n’avais jamais entendu ça. Et comme guitariste, il était exceptionnel. »

 

 

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Effectivement l’une des forces de ce disque est la voix de Fiori qui vous prend aux tripes et dont le lyrisme et l’émotion se marient fort bien avec la fragilité, la délicatesse des arrangements acoustiques.


Comme si cela ne suffisait pas, des paroles que chante Fiori se dégage une poésie entêtante, tour à tour paisible ou soucieuse, parfois un peu confuse mais toujours en adéquation parfaite avec la suavité des harmonies.


« Il est trop tard / pour comprendre / Il fait trop noir / pour attendre »
(Aujourd’hui je dis bonjour à la vie)

« Un vieux attend / délaissé sur un banc du quartier
plié par le vent / habillé par ses sentiments / oublié par le temps.. »
(Vieilles courroies)

 

Le titre éponyme qui ouvre l’album (en écoute en fin de chronique) dépasse les 6 minutes. Les musiciens y varient les tempos passant d’un folk calme et désenchanté à des passages plus énergiques avant de faire appel à une batterie et de conclure avec un superbe solo de trompette (bugle).


Des voix d’enfants jouant dans une cour de récréation introduisent « Aujourd’hui je dis bonjour à la vie » avant de resurgir pour clore cette plage et annoncer la suivante « Vieilles courroies » parcourue par un piano mélancolique et une flûte atmosphérique.


A noter que certaines paroles évoquent les aspirations souverainistes du Québec de l’époque :


« Des inconnus vivent en rois chez moi / Moi qui avais accepté leurs lois »            (Pour un instant)


En effet, très vite le groupe s’avérera être un fervent soutien du Parti québécois prônant l’indépendance du Québec.

L’album se conclut avec les 7 minutes de  « Un musicien parmi tant d’autres » où les chœurs sont assurés par une dizaine de passants ramenés au studio par Fiori et Normandeau qui étaient allés les solliciter dans la rue.

 

 

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L’histoire de cet album ne s’arrête pas là puisqu’en décembre 2019, à l’occasion du 45ème anniversaire de la parution de celui-ci, sous l’intitulé « Harmonium XLV » (soit Harmonium 45) une version remixée par Fiori et Valois voit le jour. On y trouve une version alternative de « Pour un instant » renommée « Pour un instant XLV » comportant un solo inédit de Normandeau à l’harmonica ainsi que de subtiles modifications sur d’autres titres .

 

 

 

7_harmonium_le_banc



 


Si vous voulez en savoir plus sur ce groupe québécois (et indépendantiste) à qui, ironiquement, des anglophones auront donné l’opportunité de faire ses débuts discographiques, je vous invite à parcourir leur bio sur Wikipédia :


https://fr.wikipedia.org/wiki/Harmonium (groupe)


Si le lien se plante, faites une recherche avec « harmonium groupe »

De plus les abonnés du blog auront droit à la passionnante « histoire d’Harmonium racontée par Marie-Christine Blais » sur Radio-Canada (durée 23mn) à laquelle j’ai joint deux titres inédits en CD : « Un refrain parmi tant d’autres » et « C’est dans le noir ».

 


( à la version vinyle j’ai ajouté la face B du premier 45T d’Harmonium qui comportait un inédit intitulé « 100 000 raisons » et qui réapparut sur la première réédition CD non remastérisée de l’album).

 


Titre en écoute : Harmonium (titre éponyme)

 

par Crapou


(à suivre)

 

 

 

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