pour ceux qui souhaitent en écouter plus sur " look de paris " voici titres sur youtube
" c'est barock "" ar
Par anonyme, le 17.08.2026
bonjour triste merci a toi pour tes partages a très vite
Par Vintage Rétro Musi, le 17.08.2026
la première sur .fr est abondamment fournie, bravo pour le travail et merci pour les découvertes que j'ai pu f
Par TonTonMusiK, le 16.08.2026
bonjour, merci pour les infos .je cherche un lien pour voir "deus batons pour un rocker".je n ai même pas trou
Par Anonyme, le 13.08.2026
bonjour
bravo et merci. vous construisez jour après jour une véritable caverne d'ali baba où il fait bon alle
Par Anonyme, le 06.08.2026
Date de création : 13.02.2019
Dernière mise à jour :
15.08.2026
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Une nouveauté sur Francerock70.
Qui débute sur un texte d'une chanson de Marc Casanova.
Une réflexion de l'artiste pour aller un peu plus loin sur le monde qui nous entoure.
Voici la première chronique de Marc qui sera désormais mensuelle.
En écoute : Le vieux rêve de François béranger
Mister Pat
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La petite fille du séisme
(Séisme du 21 juin 1990 au nord de l'Iran,
entre 35 000 et 50 000 morts, 100 000 blessés)
La petite fille
Au foutu fichu
Les mains par au d'ssus
Qui s'prennent la tête - à demain pour l'soleil...
P'tite fille
Au cœur du village qu'a tout pareil
Son millier d'cœurs serrés
Autour des vieilles
Et leur masque de cire
Autour du brasero
Et les prières qu'elles psalmodient
La petite fille
Qui perd les amarres
Une faille dans l'regard
Où s'abîment les murs les corps des copines
P'tites filles
Qu'ont pas su garder les pieds sur terre
Malgré les chaines au cou
Toute la misère
Qu'leur fantôme agite
Autour du brasero
Devant les vieilles qui psalmodient
Entre le poids des maux du monde
Le choc des photomatismes
Prise dans la toile
La p'tite fille du séisme
La petite fille
Jouera solitaire
À cloche-pied l'hiver
Entre ciel et terre une drôle de marelle
P'tite fille
Et qui grandira p'têt sans histoire
L'rideau tombé sur un grand trou d'mémoire
Comme la nuit recouvre
Autour du brasero
L'visage des vieilles qui psalmodient...
J'ai écrit cette chanson en 1990, comme une sorte de reggae triste, après avoir vu les images de la catastrophe iranienne aux infos.
Le cineaste Abbas Kiarostami en a fait le sujet de "Et La Vie Continue", deuxième film d'une magnifique trilogie, dite "Trilogie de Koker".
Trois ans auparavant, il avait tourné "Où est la Maison de mon Ami ?", une formidable histoire d'enfant, et qui se déroulait dans un de ces villages soudain dévastés par le tremblement de terre.
Il n'était alors nullement question pour lui d'y inscrire un deuxième film.
Toujours est-il, le lendemain même de l'événement, ayant appris la terrible nouvelle, il quitte Téhéran en voiture pour tenter de retrouver les figurants et acteurs amateurs qu'il avait recrutés lors de ce premier tournage.
La reconstitution de ce voyage et de cette quête va constituer finalement le thème d'un deuxième film, cette vie qui continue.
Enfin, pour ce qui est du troisième, "Au travers des Oliviers", la trame lui en viendra lors de ce second tournage, alors qu'il est frappé par la relation singulière que semblent entretenir deux jeunes villageois, acteur et actrice amateurs comme ceux avec qui Abbas Kiarostami aura travaillé sur la plupart de ses films.
Au bout du compte, une trilogie qui n'aura donc jamais été préméditée, chaque film naissant d'une rencontre inattendue avec la puissance du réel, violence de la dévastation ou profondeur subtile des relations humaines.
J'ajouterai enfin, pour vous mettre définitivement l'eau a la bouche et une étincelle dans les yeux, que le dernier plan du dernier de ces trois films, un très long plan séquence, est aujourd'hui considéré par certains comme un des plus beau de toute l'histoire du cinéma.
Quant à moi, si j'ai ressorti aujourd'hui le texte de cette vieille chanson, c'est que j'ai éprouvé il y a peu une émotion en tous points comparable en voyant aux infos les images de Gaza dévastée.
Francerock70 m'a proposé de rédiger une chronique, sujet libre, et le ton tout pareil. Alors voilà.
Toujours est-il -et quoi qu'il en soit- tout cela, bien sûr, n'engage que moi...
Marc Casanova
Marc Casanova ça vous dit quelque chose ?
Rappelez vous c'était le 27 septembre 2023,j'étais tombé sous le charme de l'album de l'énigmatique "Marc Casanova".
Un disque classieux tombé dans les oubliettes.
Vous pouvez le télécharger ici
Pourtant l'album valait son pesant de cacahuètes. Du bon blues rock associé à des textes somptueux, c'était un must
Plutôt rare ce genre d'exercice dans le milieu du rock français.
Quel était donc ce beau ténébreux au nom déconcertant de "Marc Casanova"
A part ce 33 tours vinyle rien ! seulement quelques indices égrenées sur la pochette.
Ma frustration était à son plus haut point !
Et puis un jour grâce à ce monde internet tentaculaire, l'improbable se réalise.
Antonin le fils de Marc Casanova ayant mis un commentaire sur le blog concernant son père.
De fil en aiguille, j'ai réussi a retrouver le mystérieux Marc Casanova.
Après plusieurs échanges nous avons sympathisé, il a bien voulu accorder une interview à Francerock.
La voici ............
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L'interview
Mister Pat : Salut Marc, en premier lieu je te remercie beaucoup pour avoir accepté cet entretien pour Francerock70, car pour nous tu restais un mystère complet.
Marc Casanova : You’re welcome ! Réponse du berger à la bergère, ta démarche m’a de prime abord semblé bien mystérieuse également…
MP : Peux tu me parler de ton enfance, tu es originaire de quelle région ?
MC : Je suis né à l’Hôtel Dieu, Paris 75004. Et j’y ai vécu mon enfance, Porte de Choisy, dans le 13ème des usines Panhard Levassor. Le 13ème du Sud Est de Paris avant qu’il ne devienne le 13ème du Sud Est Asiatique… Paris, une ville que j’ai beaucoup aimé. On trouve sur You Tube un film documentaire de Chris Marker, Le Joli Mai, 1963 je crois, voilà, c’est celle-là, la ville de mon enfance…
MP : A quel âge as tu commencé à faire de la musique et à écrire des textes, ton premier instrument c'était la guitare ?
MC : Oui, la guitare… mais en fait non, la voix, le chant. En fait, petit j’ai aimé très tôt la musique, et aimé très tôt la chanter. J’avais 7 ou 8 ans, et j’avais demandé à mes parents de m’acheter un disque de Bach. La prof de musique (à l’époque il y avait des profs de musique, de dessin, de gym à l’école élémentaire publique…) nous avait fait écouter un de ses magnifiques prélude et fugue. Et je n’en suis jamais redescendu ! J’ai dû chanter ces préludes et fugues, je ne sais pas, des centaines de fois. Et puis la chanson française, bien sûr. Ma mère adorait la chanson, adorait chanter. Et elle chantait très bien !
MP : Quel style de musique écoutais tu dans ta chambre quand tu étais ado ? Tu écoutais la radio ?
MC : La radio, non, la radio c’était quasiment zéro sur toute la ligne ! Mais des disques, oui, même si on en avait peu à l’époque, dans ma chambre, dans la chambre des potes… l’un d’eux, qui est toujours mon ami, son père avait un magasin d’art ménager et y vendait des disques aussi. Alors on écoutait tout ce qui sortait, rock et pop… Donc, pour répondre à ta question, j’écoutais Léo Ferré, Eddie Cochran, J.S. Bach, Otis Redding, Fred Mc Dowell, les Who, les Kinks, et le Floyd, et bientôt Miles Davis et le Jazz. Et tant d’autres… Mais aussi la musique sud-américaine, mais aussi de la musique cajun…
MP : Le premier disque que tu as acheté c'était quoi ? Ne te défausse pas, donne nous la vrai réponse !
MC : Avec MON argent ? Super simple, un album d’Otis Redding « The Happy Song ». Et c’est un souvenir qui me va parfaitement bien !
MP : Raconte-moi comment s'est constitué le groupe "Marc Casanova et Dare Dare ", tu connaissais les musiciens ?
MC : 1977, une petite annonce dans Libé : « Guitariste cherche chanteur à accompagner, blablabla, et caetaera… », et c’était parti. Ce guitariste, c’était Bernard Wilenski, le hasard avait voulu qu’on soit quasiment voisins, d’une rive à l’autre de la Place de la Nation, et on allait jouer ensemble pendant des années, rien que tous les deux d’abord, puis les rencontres, les hasards, le bouche à oreille ? Zool Fleisher, Jacques Milman, Didier Schmitz... Aujourd’hui, à part cette première rencontre avec Narbé, la suite est un poil floue !...
MP : vous avez donné des concerts ? as tu des anecdotes concernant ces prestations live ?
MC : On a donné pas mal de concerts autour de la sortie du disque. Jean Paul Barriolade, un tourneur, un blues fan et un super mec, nous trouvait des dates, faisait vraiment de son mieux. Et la maison de disque, Vogue, au début faisait le boulot… Donc oui, fin 78 début 79, pas mal de dates, un peu de presse… Et des concerts qui se passaient super bien. Les chansons étaient vraiment bonnes, les musiciens talentueux et super investis. L’énergie était au top. Et puis quelques rencontres comme avec Lavilliers, on avait bien accroché, et son manager Michel Martigue qui m’avait donné un p’tit coup d’main…
MP : avez vous enregistré d'autres disques avant le 33 tours ?
MC : Non, first shot, one shot, deux disques en un, le premier et le dernier !...
MP : Et donc, cet album chez vogue, comment as-tu été repéré ?
MC : Un ami de Bernard, François Surmont, avait fait l’intermédiaire, et nous avait introduit auprès de Jacques Wolfshon, vice président de Vogue. Une pointure dans le métier ! A l’époque, j’aurais pu signer dans deux autres boîtes de prod’ at least, mais Wolfshon, franchement, c’était la classe ! Et une aubaine ! Il me disait n’avoir rien fait d’important depuis Dutronc et là, il semblait y croire, avoir envie !
MP : En ce qui concerne l'album tu m'as laissé entendre que tu n'étais pas très satisfait du résultat, Pourquoi et comment s’est passé l'enregistrement ?
MC : Et bien voilà, tu t’envoles, et badaboum, tu te crash ! Pour faire simple, chez Vogue, ils n’étaient pas habitués à enregistrer ce genre de musique. Le patron des studios, c’était aussi le patron de la cantine ! Tu le crois, ça ? Et, en un peu moins simple, l’histoire est celle-ci : on a suer sur 3 mixages du disque et on a pressé… le 2ème ! Tu sens le loup ? 1er mix, le son était dégueu, sourd, carton alors 2ème mix, ils ont tout corrigé dans l’aigu, strident, acide, alors un 3ème qui ne ressemblait plus à rien, les oreilles épuisées et les nerfs en pelote. Et donc pressage du 2 ! Encore aujourd’hui, je ne peux pas l’écouter. Et l’histoire n’était pas finie puisque, quelques semaines plus tard, tout le matos du studio était démonté, tout par terre, tout à re-régler, tout à remettre d’équerre. Mais pour moi, c’était trop tard !... Là-dessus, Wolfshon a quitté Vogue après bien des querelles avec le président, moi, on m’a coupé les vivres, c’était vraiment la merde…
MP : je sais que tu as une anecdote à me raconter, car il y avait un groupe qui enregistrait également dans les studios vogue, tu as participé au disque !
MC : Participé, le mot est fort ! Rock’n Roller enregistrait, c’est vrai, dans le studio qui jouxtait le nôtre, et ils m’ont demandé de venir pousser la chansonnette sauvage en leur compagnie sur un titre. Je m’en souviens encore un p’tit pneu « Quand on nait presque par hasard comme un brin d’herbe sur le béton… », de la poésie urbaine, quoi… C’était bien sympa.
MP : Je rebondis sur cet anecdote pour te demander comment cela se passait avec les autres groupes français de l'époque vous aviez de bonnes relations ?
MC : Rien à raconter à ce propos, en fait, je n’avais pas de relation avec d’autres groupes ou chanteuses ou chanteurs, à part Lavilliers comme je te l’ai dit plus tôt, et ici ou là, croiser untel ou un autre… Je n’étais pas vraiment porté sur le copinage, et pour être sincère, même si ce n’est pas très sympa, je n’aimais pas beaucoup ce que j’entendais… La tarte à la crème, à l’époque, c’était la Nouvelle Chanson Française ! Les maisons de disque, les radios, les journaux… Et ça me laissait de marbre. J’avais d’ailleurs écrit une petite scie moqueuse :
Si c’est ça les nouvelles
Moi j’préfère la gueule des anciennes
Si c’est ça la nouvelle
Chanson française c’est pas la peine
D’en écrire des nouvelles
Moi j’préfère la gueule des anciennes…
MP ; En ce qui me concerne je trouve l'album réussi, j'adore également tes textes qui sont très poétiques ce qui est plutôt rare dans le milieu du rock, comment puisais tu ton inspiration pour les textes, je pense en particulier à la ballade des insoumis ?
MC : Deux choses, je pense : d’abord une certaine tradition de la chanson française, j’ai cité Ferré tout à l’heure, mais qui commençait à sérieusement bouger et se faire bouger, les premiers Charlebois que j’ai adoré, et Higelin, Lavilliers, Béranger, Annegarn… et d’autres.
Ensuite, essayer de confronter mon désir de chanter à la vie réelle, la mienne et d’autres vies réelles, et le travail, la rue, la colère, la lutte des classes, l’amour, la beauté et que sais-je encore...
MP : Tu n'as jamais écris de livres, de nouvelles, car ton style d'écriture très imagé me fais penser aux grands auteurs !
MC : Merci l’Ami ! voilà qui est fort gentil… Franchement, je trouve que la chanson propose une petite forme parfaite, les mots, la musique, la voix, la danse… La populaire petite sœur des grands airs d’Opéra et des recueils de poésie.
Et puis, trop paresseux, je l’avoue, et puis pas de si longues histoires à raconter, ni de si graves sentiments à approfondir…
MP : Pour rester sur cette tendance, quels sont tes écrivains préférés, les livres que tu adores !
MC : Dur de résumer et d’empiler des noms… Tant pis, je me jette à l’eau : William Faulkner que j’ai lu et relu. Et aussi Proust, Kawabata, Jean Genet, Knut Hamsun, Joseph Conrad… Et tant d’autres. Et la poésie, Rimbaud, Verlaine, Apollinaire, Claudel, Valery, Aragon, Michaud… Et tant d’autres encore...
MP : Ta maison de disque n'a pas fait de promo sur l'album, tu as quand même eu des articles dans la presse, tu es passé en radio ?
MC : Quelques articles dans la presse spécialisée, oui. Pour ce qui est des radios, Fip m’avait bien soutenu. Quant à France Inter, une seule de mes chansons est passée, et une seule et unique fois, chez le ministre de la chanson de l’époque, Jean-Louis Foulquier. En fait, je l’avais croisé lors de la sortie du disque. Manque de chance, il était midi à ma pendule, mais lui n’était toujours pas sorti d’une nuit d’excessive beuverie. Effet d’un mauvais vin, ou du vin mauvais… il s’était montré insultant, et je ne m’étais pas montré magnanime ! Tout cela avait donc dégénéré, et devait par la suite m’interdire l’honneur de quelque diffusion.
Il aura fallu que Michel Martigue (voir plus haut) conditionne la venue de Lavilliers à une de ses émissions pour qu’il passe « L’Ennui ». Des années plus tard, croisé par hasard, il me dira regretter cette triste affaire. Mais pour moi, encore une fois, c’était trop tard.
MP : Après l'aventure "Vogue", qui malheureusement s'est mal passé. Qu'est ce que tu fais, tu continue la musique ? raconte moi la suite de ton parcours !
MC : Plutôt mal terminé que mal passé… Et bien ensuite, j’ai enregistré quelques maquettes, avec l’aide d’Intersong Chappel , grosse boîte d’édition à l’époque, mais ça n’a rien donné au final. Il semblerait que le clash avec Vogue ait terni mon image (sourire de mordante ironie). Tout cela remonte à plus de quarante ans, les souvenirs s’effacent et la prescription s’impose !
MP : On va dévier si tu veux bien vers tes goûts personnels ! Tu t'isoles sur une île déserte grâce aux panneaux solaires, il y a de l'éléctricité quels sont les trois albums que tu emmènerais obligatoirement ?
MC : Trois c’est peu ! Et puis quoi ? Mes trois albums préférés ou les trois meilleurs albums d’île déserte ? Bon, je dirais Clear Spot du Captain Beeheart, Crescent de John Coltrane, Impérial Bedroom d’Elvis Costello. Et la Passion selon St Matthieu de Bach, je ne négocierai pas en dessous de ces quatre là !
MP: Tu écoutes quel genre de choses en ce moment ?
MC : Les artistes que je viens de citer dans l’ensemble, mais aussi plein d’autres choses, Little Feat, Toots and the Maytals, Susumu Yokota, Stravinsky, Chostakovitch, Malher, et le Berlin de Lou Reed et Ry Cooder, et Dr John, Ali Farka Toure. Et le Verlaine et Rimbaud de Ferré…
MP : En ce qui concerne les artistes et groupes Français quels sont tes préférence ?
MC : Le Robert Charlebois des tout débuts, les Rita Mitsouko, Etienne Daho…
MP : Quel est ton plat préféré, ta boisson favorite ?
MC : La Carne de Porco alentejana, un plat portugais que j’adore! (mais je suis désormais plutôt vege…). Et un Ricard ou une Guiness autour d’un bon match de rugby ! Alors ça, ça t’en bouche un coin, non ?
Bon, allez, un bon Côte du Rhône attablé avec femme, enfants et amis !
MP : Maintenant parlons cinéma, tu aimes quel genre de films, quels sont les films que tu regardes régulièrement
MC : Deux réalisateurs avant tout autre aujourd’hui, Abbas Kiarostami et Jia Zhang Ke, des films qui nous proposent de voir les gens et le monde. Et Akira Kurosawa et Aki Kaurismaki, et encore tant d’autres…
MP : En ce qui concerne la musique tu joue toujours, tu écris des textes !
MC : Oui, je n’ai jamais complètement cessé. Mais moins , évidemment. Accumuler tout ça dans des tiroirs c’est pas bien stimulant… Sinon j’ai mis en chansons tout un recueil de poésie pour enfant de Robert Desnos. 70 p’tites chansons, je trouve que c’est pas rien ! Une sorte d’œuvre en fait...
MP : En dehors de la musique quels sont tes hobbies, tes activités préférés ?
MC : Je vis dans un minuscule hameau au coin de la Normandie et du Perche. Alors un peu de littérature, de poésie, et le jardin, et de la musique bien sûr. Mais de tout cela, point trop n’en faut ! Un peu d’une certaine philosophie aussi, et puis ne rien faire, et respirer, contempler… Une petite balade, un petit tour à vélo… Et faire les courses, puis faire à manger ! Et regarder, un bon film, une bonne série et… un bon match de rugby !
MP : tu t'intéresses je pense à l'actualité, qu'est ce que tu penses du monde actuel ?
MC : En ce qu’il est toujours le même, j’en pense la même chose que par le passé. Lutte de classe, propriété des moyens de production, domination, coercition, société du spectacle, l’idéologie comme puissance matérielle etc… Et au milieu de tout cela, à la marge de systèmes qui se maintiennent au prix d’un terrible chaos, des petits espaces de liberté que l’on peut se gagner ici ou là, collectivement ou individuellement, on fait un peu comme on peu…
En ce qu’il n’est plus exactement le même, je n’en pense pas grand-chose, je laisse cette tâche à d’autres, plus jeunes, ou qui se sentent plus concernés… Et alors oui, parfois, pointe une certaine lassitude, et même un peu d’indifférence.
MP : Si tu avais le pouvoir de tout recommencer tu ferais la même chose ?
MC : Je te disais tout à l’heure mon goût pour une certaine philosophie, voilà qui m’interdit de répondre à cette question. Je ne raisonne jamais sur des hypothèses, et je crois qu’il n’est d’autres possibles que ce qui est avéré. Faire ce que j’ai fait et faire ce que je fais, c’est précisément ça être moi.
MP : Maintenant ma toute dernière question, quelle est justement la question que tu aurais aimé que je te pose et que j'ai complètement zappée.
MC : Et Dieu dans tout ça ? Non, là je déconne !...
MP : Merci Marc pour avoir partager ces précieux instants avec moi, j'apprécie beaucoup ce que tu as fais et je tenais à te le faire savoir
MC : Merci à toi encore une fois, Patrick, ça m’a fait bien plaisir de reparler de tout cela , et l’intérêt que tu as montré pour mon disque m’a beaucoup touché. Imagine, après toutes ces années !...
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Belle interview non !
Mais attention l'histoire ne s'arrête pas là. Marc devant descendre dans le Sud près de chez moi, nous avons décidé de nous rencontrer et de déjeuner ensemble.
Un moment très sympathique que j'ai beaucoup apprécié.
Il faut dire que Marc est un garçon jovial aux idées bien arrêtées.
Ce fut un plaisir d'échanger ensemble pendant plus de deux heures.
J'ai pu à l'issue du repas écouter les maquettes qu'il avait enregistrées avec son compère Bernard Wilenski.
Après l'échec de l'album, Il avait essayé de démarcher les maisons de disques, sans succès, et finalement avait décidé de jeter l'éponge.
Marc avec gentillesse a bien voulu me les confier.
Comme d'habitude je vous ai concocté une belle pochette pour pouvoir conserver l'album en CD.
Ce disque a été enregistré à deux périodes différentes.
Il comporte une première partie constituée de rythmes modernes, de la bonne chanson française typique des années 80.
Ca débute avec un rock enlevé "la plupart du temps" qui claque vraiment bien.
Le groove déboule rapidement avec "elle tourne, elle danse", un titre très funky. Par moment j'ai l'impression d'entendre Michel Berger et c'est vraiment un compliment.
A noter un superbe saxo sur "des tas de promesses", une chanson faîte pour les radios. les deux titres suivants sont dans la même veine.
Je passe directement à la seconde partie du disque qui est purement acoustique.
"L'âme des chiens", sans doute l'un des meilleurs titres de l'album. Des guitares magiques, une voix superbe, un texte sublime tous les ingrédients sont là. Une réussite sans aucun doute.
Un peu plus d'électricité avec "Rendez-vous", mais toujours ce groove, ce petit quelque chose qui vous fait vibrer.
Encore un titre que j'adore "par chez toi", ce blues acoustique est une ode à l'amitié. Ce genre de truc peut nous arriver un matin tout simplement en lisant le journal. Un très beau texte...
"Tranche de nuit" clot cet album inédit tout en douceur, la voix de Marc ample et apaisante finissant de vous subjuguer.
Bien sûr la production n'est pas au "Rendez-vous", ce sont des maquettes ; malgré tout ce disque est pour moi un coup de coeur.
Les textes sont somptueux, Ils sont représentatifs du personnage, un homme engagé, sincère qui utilise avec dextérité la puissance des mots.
Une nouvelle fois l'histoire ne s'arrête pas là puisque Marc interviendra désormais de temps en temps sur le blog pour un billet d'humeur.
Encore une nouveauté sur Francerock70 qui continue tranquillou son chemin dans la blogosphère du rock Français.
Un grand Merci à Marc pour les maquettes et les documents.
En écoute : l'âme des chiens
par Mister Pat
Le mystère Marc Casanova !
Je dois l'avouer, je suis bien embêté avec Marc Casanova car à part les crédits mentionnés sur le disque, je n'ai absolument rien trouvé concernant cet artiste au nom énigmatique.
Difficile dans ces conditions de développer un article digne de ce nom.
Je m'en tiendrais donc à la pochette et à la chronique d'un disque.
Enregistré dans les studios " Sydney Bechet " de Villetaneuse en 1978, Marc Casanova est accompagné du groupe Dare-Dare.
Dare-Dare se compose de Bernard Wilenski (ex Quasimodo) à la guitare, de Didier Scmitz à la basse et de Jacques Milman à la batterie. A noter la présence de Bernard Lubat aux percussions.
Passons directement à l'album. Ma première impression n'a pas été vraiment significative, je n'arrivais pas à accrocher à ce 33 tours.
Il m'a fallu revenir plusieurs fois sur ce disque. Je ne trouvais pas un titre qui sortait véritablement du lot.
Mais après plusieurs écoutes le déclic c'est enfin produit.
Cet album est un mélange de rock, de pop, le blues rock étant largement majoritaire
Marc casanova séduit d'emblée avec sa façon de chanter si particulière.
Une voix en parfaite adéquation avec le groove dégagé par les musiciens.
Mais surtout, il y a les textes, de la poésie à l'état brut ce qui est vraiment rare dans le milieu du blues rock.
Des mots d'une force inouï (catacombes sur mer, la ballade des insoumis).
Oui Mesdames, Messieurs, la preuve en est, le rock se chante en Français ! et de la plus belle des manières.
Finalement un disque à écouter obligatoirement plusieurs fois, pour s'imbiber d'un blues enjôleur imprégné de paroles jubilatoires.
Cela aurait été vraiment dommage de passer à côté de cette pépite.
Pour finir si vous avez des infos concernant Marc Casanova ce serait pas mal de me les refiler, le charme de Casanova à effectivement opéré, mais il me manque toujours l'essentiel : son parcours et son identité.
par Mister Pat
Rippé par Mister Pat
Merci à Musicpan pour son aide vu l'état du vinyle
En écoute : "sad sun blues"