pour ceux qui souhaitent en écouter plus sur " look de paris " voici titres sur youtube
" c'est barock "" ar
Par anonyme, le 17.08.2026
bonjour triste merci a toi pour tes partages a très vite
Par Vintage Rétro Musi, le 17.08.2026
la première sur .fr est abondamment fournie, bravo pour le travail et merci pour les découvertes que j'ai pu f
Par TonTonMusiK, le 16.08.2026
bonjour, merci pour les infos .je cherche un lien pour voir "deus batons pour un rocker".je n ai même pas trou
Par Anonyme, le 13.08.2026
bonjour
bravo et merci. vous construisez jour après jour une véritable caverne d'ali baba où il fait bon alle
Par Anonyme, le 06.08.2026
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Dernière mise à jour :
15.08.2026
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Après l'article sur Natchez aujourd'hui, petit changement de style, on reste malgré tout dans la mouvance américaine avec Grizzly Dream, mais cette fois-ci, direction la country music.
Originaire de Figeac, le groupe se forme en 2006 et sort dans la foulée un premier album composé de six titres, "File n'importe où".
Pour l'enregistrement de ce disque, Grizzly Dream se compose de Yvon Fau (chant, guitare), Christian Ayrinhac (steel guitar), Jacques Hanana (guitare), Philippe Riesenmey (batterie, chœurs) et Dominique Mesquin (clavier, chœurs).
Le groupe s'essaie à tous les styles country, pratiquant aussi bien le honky tonk, la new country que le country rock.
Grizzly Dream aime reprendre les grands standards de la country américaine : Johnny Cash entre autres, mais possède également un répertoire de compositions originales.
Le groupe sortira un second album dans la même veine en 2010, " On the road 46 ", de la country et toujours de la country. Pourquoi changer une formule qui fonctionne parfaitement ?
Le CD proposé est vraiment sympa et ne vous fera pas vous triturer le cerveau, c'est bien pour ça qu'il apparaît sur Francerock70.
En écoute : "File n'importe où", un titre très agréable pour débuter des vacances tranquillou à l'ombre, les doigts de pied en éventail.
Mister Pat
Il est pratiquement 24h ce 23 juin et, comme un poisson, j'ai l'âme bucolique.
Alors, pourquoi ne pas écouter Jean-Pierre Bucolo, guitariste et compositeur, et son deuxième album "Château de cartes" contenant notamment une chanson de Renaud '' La vie en bleu'', une autre de Thierry Séchan ''Chaque fois que tu t’en vas'', et un texte écrit par Étienne Roda-Gil ''Noir aux cils''.
Fils d’un luthier émigré italien, Jean-Pierre Bucolo a appris la guitare classique dès l’âge de 8 ans… avant que les ''Beatles'' et les ''Stones'' ne viennent chambouler son existence.
Aussi à l'aise avec des guitares électriques et acoustiques, il débute sa carrière dans les années 70 avec le groupe ''Blue Wamp'' qui est produit par Jean-Michel Jarre.
Dans les années 80, il collabore avec Didier Barbelivien et sort son premier album éponyme.
As des six cordes et compositeur émérite, Jean-Pierre Bucolo a promené son instrument d’albums en tournées, avec Cabrel, Renaud et bien d’autres.
C’est d'ailleurs Francis Cabrel, qui lui permet d’entreprendre une carrière professionnelle, aussi bien comme accompagnateur que comme compositeur (''La cabane du pêcheur'', ''Petite sirène'').
Ce qui ne l’empêchera pas d’assurer par ailleurs la direction artistique de l’album ''Cadillac'' pour Johnny Hallyday.
Avec Renaud, en 1985, il compose certaines musiques sur le disque ''Mistral gagnant'' (''Miss Maggie'', ''La pêche à la ligne'', ''Baby-sitting blues'')
Les 2 compères se réuniront également pour l'écriture de ''Putain de camion'', ''Boucan d'enfer'', ''Rouge Sang'' ''et ''Marchand De Cailloux''
Un temps fâché avec Renaud '(mais ils sont finalement toujours potes), il a été récompensé en 2014 par le "Grand Prix de la Chanson" de la SACEM, comme créateur.
Je termine en précisant que sur l'album ''Putain de camion'' Renaud lui dédie la chanson ''La mère à Titi'' en pensant à la maman de Jean-Pierre et lui offrant ainsi son surnom de Titi.
La chanson se termine sur ses paroles :
"Y voudrait faire chanteur
Sa mère y croit d'ailleurs
Vu qu'il a une belle voix
Comme avait son papa"
Je vous laisse le vérifier et je vais me pieuter car on est déjà le 24 juin.
En écoute : La vie en bleu
LVA.
Jacques Lizene – Le Minable Music-Hall (1983)
Lizène est déterminant pour l’état psychologique du public non averti, l’art de la médiocrité est revendiqué par son auteur, porté au pinacle par un non-artiste.
Le langage utilisé exige d’incorporer les mots jusqu'à la répétition, l’allitération. Différents appareils connectés afin que les installations puissent fonctionner.
C’est selon cette technique que Jacques Lizène, plasticien belge, s’est penché sur une musique pataphysique, basée sur la vidéo analogique puis par enregistrement et reproduction sur bande magnétique.
Véritable ovni musical, il n’est pas étonnant que l’usage de divers instruments, même les plus rudimentaires, soit rapporté à un minimalisme où le texte devient le vecteur principal.
Proche de Ferdinand(album En forme), membre de Etron Fou Leloublan, Jacques Lizène utilisera ce matériel sonore pour une exposition qui, au final, n’aura jamais lieu. Pire, le compositeur sabotera son art par l’utilisation de divers objets, bétonnière, billes, cuivres, percussions.
L’album est à ce jour épuisé, mais son auteur n’a pas utilisé toutes ses munitions. Il existe plusieurs tirages avec des illustrations souvent incomplètes ; une réédition a même complété les originaux en les revisitant avec un remixage plus technoïde.
Avis aux amateurs de disques étranges : N'écoutez pas cette chanson, comme le conseille ce drôle d’olibrius.
Aural Oddities.
L'histoire de Perspective Nevski est celle, peu courante, d'un groupe composé de professeurs et de lycéens.
Les professeurs sont les frères Istilarte (Armand et Christian) qui enseignent respectivement la physique et les mathématiques à Toulouse au tout début des années 80. Ils sont par ailleurs très intéressés par cette nouvelle vague anglaise qui déferle sur l'hexagone à tel point que le premier acquiert un synthé et une boîte à rythmes tandis que le second se met à composer et assure le chant.
Pour la création "officielle" de Perspective Nevski en 1981 Christian Istilarte adopte le pseudo de Christian de Vardes tandis que son frère opte pour Harmann de Salza (un nom inspiré par Hermann von Salza, quatrième grand maître de l'ordre teutonique au 13e siècle). Divers membres rejoignent les deux frères (ils ne sont pas tous présents ensemble) dont des lycéens parmi lesquels Illianova E Karianska (un pseudo), Bertrand Damien et Serge Fabre.
Illianova fait la connaissance du tandem Christian Istilarte / Harmann de Salza dès les débuts de Perspective Nevski. Ces derniers (à eux deux) composent, interprètent, enregistrent et mixent leurs morceaux. Elle a 16 ans et s'intéresse immédiatement au mixage. Harmann lui donne la possibilité de participer au travail de studio. Il lui confie d'abord un Synthé VCS3 avant qu'elle ne s'achète un Korg et commence à composer elle aussi.
Bertrand Damien crée son premier groupe à 15 ans mais c'est le hasard qui le conduit à rencontrer les frères Istilarte et fait de lui un bassiste alors qu'il est pianiste à la base. Ami de Illianova il est présent à une répétition de Perspective Nevski. Christian qui assure trois fonctions : chanteur-guitariste-bassiste lui dit alors : "il paraît que tu fais du piano et on a besoin d'un bassiste. Je peux te montrer les plans et t'apprendre l'instrument". Vendu !
Perspective Nevski de G à D Illianova, Harmann de Salza, Christian de Vardes et Bertrand Damien
Serge Fabre, lycéen lui aussi, a 16 ans et il habite en face des frères Istilarte. Sa chambre donnant sur la pièce où ils répètent, il finit par aller les voir et ils le prennent. Au début il y a déjà un autre guitariste, Francis Da Capoe, mais il est imprévisible et ne passe pas tout le temps. Serge Fabre prend donc le train en marche.
Pour les concerts, ils se déroulent uniquement à Toulouse. Les débuts ont pour cadre la cave de radio FMR le 29/12/1982, c'est le tout premier à être diffusé en direct sur les ondes de cette station.
Pour revenir à FMR justement, cette dernière a le projet de sortir une compilation vinyle avec quatre groupes locaux qui s'appellera "Ephémère volume 1" (dont on peut lire ICI l'article qui lui est consacré sur ce blog). Perspective Nevski est retenu aux côtés de Major Kyo, Les Inconnus et Les Fils de Joie. Chaque formation s'occupe de ses propres enregistrements tandis que la radio s'occupe de tout le reste.
Rythmes de l'Education Nationale obligent nos deux professeurs et les trois lycéens enregistrent "moment of hate" et "treatment" à Bordeaux pendant des vacances scolaires.
La compilation sort en mai 1983, FMR en assure la promotion à la fois sur ses antennes et par le biais d'un concert organisé le 13/05/1983 dans la Halle aux Grains. Trois des groupes y participent, seuls sont absents Les Fils de Joie qui sont pris ailleurs.
D'autres prestations ont lieu essentiellement en 1984 au Métropole et au Bikini :
- 06 et 07/06/1984 au Métropole
- 22/06/1984 au Bikini
- 30/06/1984 au Bikini avec Madame Bovary (de Montauban)
- 17/09/1984 au Métropole
- 22/11/1984 au Bikini avec Dixie Dizzy, Thérèse Racket et Madame Bovary dans le cadre des sélections pour le Printemps de Bourges 1985
Hormis la compilation vinyle de FMR, il y en a une autre mais sur cassette celle-là. Il s'agit de "Ultraviolette 01" en 1984 (dont on peut lire ICI l'article qui lui est consacré sur ce blog) et qui reprend "moment of hate" dans une version un peu plus longue (elle vient de la session enregistrée dans la cave de FMR le 29/12/1982).
C'est le chant du cygne du groupe puisque la séparation intervient début 1985.
Illianova continue quelques mois avec Harmann, composant des titres et les chantant avant de se retirer de toute activité musicale. Bertrand Damien et Serge Fabre rejoignent le groupe toulousain Dau al Set.
Beaucoup plus tard, en 2008, Perspective Nevski sort de l'ombre par le biais de la compilation "des jeunes gens mödernes volume 1", qui connaît un gros succès. Le tout premier titre de la version en double CD est "moment of hate" (il est même repris en ouverture du documentaire réalisé pour la TV et portant le même nom que la compilation). A noter que cette version est un peu différente de celle sortie en 1983 puisqu'elle fait l'objet d'un re-mastering par Bertrand Damien.
Rebelote, si l'on peut dire, en 2015 avec la compilation "des jeunes gens mödernes, volume 2" où se trouve l'inédit "un billet pour l'éternité". C'est une photo du groupe qui illustre la couverture du livret.
Pour clore le cycle il faut évoquer la compilation "des jeunes gens mödernes, volume 3" de 2020 sur laquelle apparaît le titre "la prochaine crise". Ce n'est pas à proprement parler une composition de Perspective Nevski puisqu'il est issu des séances d'enregistrement réalisées par Harmann et Illianova après la séparation du groupe. Faute d'existence "officielle", les compilateurs baptisent ce duo improvisé : Les Anonymes.
En conclusion voilà le texte d'une courte notice consacrée à Perspective Nevski et parue dans le hors série "spécial Toulouse" de la revue Nineteen en 1984 :
"Formés en 1981 dans la ligne new-wave anglaise, la base musicale chant-synthé s'est additionnée d'un guitariste-bassiste et d'un deuxième clavier. Le groupe compose une musique synthétique, ni cold, ni industrielle, et a participé à la première compilation Ephémère. L'originalité du groupe vient de sa manière d'allier une voix lyrique à des synthés mêlant séquences et sons plus chauds. Des mélodies fortes pour Perspective Nevski, amplifiées par la voix et la guitare, soutenues par des lignes de basse et ponctuées de synthés, séquenceurs et boîtes à rythmes".
La discographie du groupe n'étant pas pléthorique (on trouve l'essentiel sur les compilations "des jeunes gens mödernes") je mets en écoute le seul titre qui ne se trouve pas sur celles-ci.
par Jeremy braGxon
Un peu trop calme pour moi le blog en ce moment, un peu trop canadien à mon goût également ; aujourd'hui, il est temps de passer à la vitesse supérieure.
Retour aux fondamentaux avec un album de rock, plus précisément de southern rock.
Un disque parfait pour les prémices d'un été sans doute caniculaire.
Car, en ce début du mois de juin, si vous voulez encore plus de chaleur, vous allez être servi.
Place à "Natchez", une formation originaire de Châlons-en-Champagne.
Le groupe voit le jour en 1987 par l'intermédiaire des frères Thierry et Emmanuel Aeschbach (guitaristes et chanteurs).
Depuis l'enfance, biberonnés au classic rock, les deux frères ont néanmoins une nette préférence pour le rock sudiste.
Il faut dire que leurs idoles sont LYNYRD SKYNYRD, ZZ TOP, ALLMAN BROTHERS BAND et autres pointures.
L'adage 'c'est en forgeant que l'on devient forgeron' convient parfaitement à Natchez, car le groupe a tourné énormément en reprenant les standards des grands du rock vintage et s'est taillé au fil du temps une belle réputation.
Le groupe décide également de mettre la main à la pâte en écrivant ses propres compositions. Natchez sort son premier album éponyme en autoproduction en 1995.
Celui-ci sera suivi de nombreux autres, puisqu'ils en sont désormais à leur septième disque studio. Leur dernier opus, Revival, est sorti en 2022.
Bref, une carrière déjà bien remplie avec une solide expérience live, le groupe ayant donné depuis toutes ces années plus de 1000 concerts.
Ah, j'oubliais : Natchez se compose actuellement de
Thierry Aeschbach : Chants & Guitares
Emmanuel Aeschbach : guitares et chœurs
Alain Gaillet : Basse
Benjamin Proy : batterie
"Natchez" étant pour moi l'un des meilleurs groupes français dans un genre que j'apprécie au plus haut point, il m'était indispensable de les contacter pour en connaître un peu plus sur l'histoire du groupe et sur leur actualité.
C'est désormais chose faite, puisque "Manu" Aeschbach, l'un des leaders de la formation, a bien voulu se prêter à la traditionnelle "interview express" de Francerock70. Un garçon très sympathique, le Manu, il s'est bien marré à répondre à mes questions à deux balles et moi j'ai passé avec lui un moment très rock'n'roll.
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Interview Express (Nachez - Manu Aeschbach)
Mister Pat : Salut Manu, Merci d'avoir accepté cette interview, je vais essayer de te poser des questions différentes de tes critères habituels (rires).
Manu : Salut Pat, je ferai au mieux pour y répondre !
MP : Première question pas vraiment existentielle, selon ta bio tu achètes ta première guitare à onze ans. C'était avec ton argent de poche (rires) ?
M : Tu ne crois pas si bien dire ! J’ai cassé ma tirelire de gamin, il y avait 600 francs (eh oui…), mes parents ont rajouté 300 francs pour Noël, et j’avais ma première guitare ! Une classique de marque Admira que j’ai toujours, même si elle est devenue injouable avec le temps. ;)
MP : Pourquoi avoir choisi la guitare et pas un autre instrument ?
M : Honnêtement, si j’avais eu plus de moyens, je me serais acheté une batterie ! La guitare m’est venue tout à fait par hasard…
MP : Qu'est-ce que tu écoutais étant ado dans ta chambre, la radio ou des disques ?
M : Étant ado, j’étais déjà un rockeur dans l’âme… J’écoutais les disques de mes grands frères : Deep Purple, Status Quo, AC/DC, Motörhead… Mais la claque absolue pour moi a été Lynyrd Skynyrd et ZZ Top : ces 2 groupes ont été une révélation et plus qu’importants dans ma vie en général…
MP : Quel est le tout premier disque que tu as acheté, un disque de variété ? Ne te défausse pas, même si c'est honteux, donne-moi la vraie réponse.
M : Même pas honte ! Mon premier achat était le premier album d’Huey Lewis & The News, et j’en suis toujours aussi fan !
MP : Comment t'est venue cette passion pour le southern rock ?
M : Comme tu le dis si bien, la musique est une passion, une émotion. Je me suis toujours identifié à ces groupes, ça sent la poussière et j’aime ça, sans doute due à ma jeunesse à la ferme !
MP : Avec ton frère Thierry, vous avez créé Natchez en 1987, ça fait une paille. Il n'y a jamais eu de clash entre vous, car ce n'est pas toujours facile, les relations familiales (exemple : les frères Gallagher d'Oasis) ?
M : Je vais te décevoir. Mais non… Aucun clash, ça ne veut pas dire qu’on est toujours d’accord, mais je pense que chacun respecte l’autre. Et ça fonctionne depuis… 38 ans ! (Ça fout le tournis.)
MP : Raconte-moi les débuts du groupe, il y a eu des galères, je suppose ?
M : Natchez est la suite logique du groupe de mon frère qui s’appelait « The Silver Oldaxe Band ». Ce dernier se disloquait et, comme ils étaient en galère de guitariste, c’est le petit Manu qui s’est pointé, je n’avais même pas de guitare électrique ! Mon frère m’a laissé la sienne jusqu’à ce que je puisse me payer la mienne, c’était un Charvel CH3 .
Au bout de 2 ans et d'un répertoire de compositions, cette première mouture de Natchez se disloquait aussi, tout le monde était très jeune… Nous avons décidé avec mon frère de continuer sous ce même nom avec de nouveaux musiciens.
MP : Vous enregistrez votre premier album en 1995, c'était une autoproduction ?
M : Totale ! Enregistré dans le petit village voisin où il y avait un studio, ces compos, on les trainait depuis longtemps en live ! Les enregistrer était une formalité (rires).
MP : Vous êtes désormais sur le label Brennus depuis 2006, c'est plus facile financièrement pour un groupe ?
M : Le métier a complètement changé depuis internet ! Maintenant, Brennus nous permet d’être référencés partout sur le web. Même si nous nous croisons rarement, Alain Ricard (Brennus Music) est un ami et nous nous faisons confiance.
MP : Natchez a presque quarante ans, vous êtes toujours resté fidèle au style "Southern Rock", vous n'avez jamais eu envie de dévier, de changer de modèle ?
M : Déjà, je ne suis pas sûr que Natchez fasse du "Southern rock" à proprement parler, ça, c’est le public qui l’a décidé. Mais ça ne me dérange pas du tout, j’aime ça profondément ! Il y a finalement pas mal de choses à aborder dans le classic rock en général, je n’ai pas l’impression qu’on ait tout exploré, donc gardons notre ligne de conduite !!
MP : Depuis toutes ces années, quel est pour toi le meilleur souvenir de concert que vous avez donné ?
M : Dur question….. Ça peut être Le Trabendo à Paris avec Molly Hatchet, ou la mini-tournée européenne avec Blackberry Smoke… Nos concerts anniversaires, notamment avec l’enregistrement du DVD live, ont toujours été de grands moments également !
MP : Question inverse, quelle fut votre pire galère (rires) ?
M : Le type de concert où on ne sait pas ce qu’on fout là. Le bar des chasseurs à Revin en est le parfait exemple !! (rires)
MP : Vous chantez en anglais et en français, c'est un choix, mais pourquoi ne pas avoir définitivement privilégié la langue de Molière ?
M : On l’a privilégié pendant de nombreuses années ! Les 5 premiers albums sont en français ! Depuis, on mélange un peu… L’anglais est quand même plus facile à chanter, surtout dans le rock, et ça nous a permis de nous exporter un peu. Enfin… Je crois ! (rires)
MP : Au niveau international, vous avez tourné un peu partout ?
M : Non, seulement Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Suisse et République tchèque, ce qui n’est déjà pas si mal !!
MP : Oui, effectivement ! En 2025, le rock n'a plus vraiment la côte et pourtant vous parvenez à donner encore de nombreux concerts. Comment expliques-tu ça, car ce n'est pas le cas pour de nombreux groupes français ?
M : C’est quand même de plus en plus difficile… Surtout depuis l’épidémie de Covid, les gens sortent moins… Ça a flingué beaucoup de choses… J’espère toujours un vrai retour des concerts !
MP : Justement, comment ça se passe avec les autres groupes français ? C'est l'entente cordiale ou la compétition ?
M : L’entente !!!! Je n’ai aucune prétention d’être meilleur qu’un autre ou quoi que ce soit, ça se passe en général super bien… Heureusement ! (rires)
MP : As-tu quelques anecdotes de tournées à me raconter, des trucs un peu bizarres qui vous ont fait flipper ?
M : La pire chose qu’on a connue, c’est une bagarre de saloon dans la région parisienne, c’était vraiment impressionnant ! Mais ils ont laissé les musiciens indemnes (rires). On a appris par la suite que c’était monnaie courante dans cet endroit… (rires)
MP : Venons-en, si tu le veux bien, à tes goûts persos.
En ce qui concerne les 70s, quels sont tes groupes préférés ?
M : Je vais dire Lynyrd Skynyrd, ZZ Top, Allman Brothers, The Black Crowes et AC/DC. Mais j’ai d’autres chouchous : 38 Special, Huey Lewis pour la partie plus pop. Je n’oublie pas les britanniques : Deep Purple, Thin Lizzy, Queen, Bad Co, les Stones…
Puis les « petits nouveaux » Blackberry Smoke, Robert Jon & The Wreck…
Il y en a tellement !!
Ma dernière claque vient des Canadiens The Sheepdogs et The Commoners.
Ahhhhh!!!!! J’adore aussi The Darkness!!!!! Rien de tel pour me mettre la pêche ! ;)
MP : Donne-moi le top 5 de tes albums préférés.
M : Ça, c’est toujours raide à répondre… Tout dépend des moments. Je vais te dire « Second Helping » de Skynyrd, « Rio Grande Mud » de ZZ Top, « Brother & Sister » des Allman, « Who Do You Think We Are » de Deep Purple et le premier Molly Hatchet, l'album éponyme.
MP : Tu écoutes de la musique actuelle ou tu restes ancré dans le passé ?
M : Plutôt passé ! Même si j’écoute des groupes actuels, ils font de la musique du passé, donc…
MP : Question plus difficile. Quel est pour toi le meilleur guitariste de tous les temps, ton modèle en quelque sorte ?
M : Pour moi « meilleur » ne veut rien dire… Pour le phrasé et l’inspiration, je vais dire Gary Rossington.
MP : Encore une question difficile. Si tu dois choisir entre Lynyrd Skynyrd ou The Allman Brothers Band, je sais, c'est cornélien, mais lequel reste définitivement ton groupe préféré ?
M : Skynyrd (sourire).
MP : Autre question bizarre, tu dois choisir entre un disque de musique classique et un disque de rap ? Qu'est-ce que tu fais ?
M : Déjà, pour commencer, je pleure (rires) et je prends sans hésiter la musique classique. ;)
MP : Passons à autre chose. En ce qui concerne la cuisine, quel est ton plat favori ? Mexicain, je suppose ?
M : Un bon chili, ça le fait ! Avec le canon qui l’accompagne bien sûr… (rires)
MP : Et ta boisson favorite ? Tequila ?
M : On a tellement de bons vins rouges qu’il serait difficile de s’en passer. ;)
MP : Tu aimes le cinéma ? Quels sont tes films préférés ? Quel est celui que tu regardes en boucle ?
M : la trilogie « Retour vers le futur » est peut-être ce que j’ai le plus regardé ! J’aime beaucoup les comédies françaises, puis des grands films comme Danse avec les loups, Titanic, Forrest Gump, La vie est belle… Plus récemment, « A Star Is Born ». Je coule facilement ma larmichette devant ce style de film. ;)
MP : Tu es plutôt BD ou livre de poche ?
M : BD !!!! Je suis né avec l’univers Astérix, Lucky Luke et Tintin !!!! Tardivement, j’ai appris à lire des livres sans dessins. Mais d’une manière générale, je ne lis pas autant que j’aimerais…
MP : En dehors de la musique, quels sont tes passe-temps favoris ?
M : J’ai fait pas mal de vélo pendant une période, j’aime bien jouer aussi, aux dés ou aux cartes, mais mon hobby favori reste la moto !
MP : Pour la guitare, ton instrument de prédilection, tu préfères utiliser quelle marque ?
M : Depuis plusieurs années maintenant ma guitare principale est une Lecherf. Une guitare qu’un ami luthier (Thibaut Lecherf) m’a confectionnée. Sinon je reste un fidèle de Gibson et de Fender !!
MP : Tu t'intéresses sans doute à l'actualité, qu'est-ce que tu penses du monde actuel ?
M : J’essaie d’écouter le moins possible, les infos sont un peu trop anxiogènes à mon goût…
MP : L'avenir te fait peur ?
M : Franchement non, je suis le type qui regarde toujours le verre à moitié plein.
MP : Quelle est la pire situation à laquelle tu as été confrontée dans ta vie et qui t'a mise vraiment mal à l'aise ? (rires)
R : Une histoire que j’ai racontée mille fois. J’étais en Indonésie avec ma famille, quand, au moment de partir (nous n’avions plus la chambre d’hôtel), la tourista a fait surface !! J’étais vraiment très mal ! J’ai cherché partout autour de moi un endroit pour faire « mon affaire » et, avant que l’impensable n’arrive, j’ai vu un touriste qui lisait son journal tranquillement sur sa terrasse, avec la porte de son bungalow ouverte…. Je m’y suis précipité in extremis pour lâcher tout ce que j’avais à lâcher ! C’était l’enfer ! Une fois l’affaire terminée, je me suis confondu en excuses devant ce pauvre monsieur qui, je l’espère, n’a pas eu d’envies suicidaires par la suite… (rires)
MP : Si tu avais le pouvoir de tout recommencer, tu ferais la même chose ?
M : Il y a quand même quelques petites choses que je modifierais…
MP : Vous avez, je suppose, de nombreuses royalties, un groupe comme Natchez, c'est une mine d'or, non ? (rires)
M : Disons-le sans honte, nous sommes pétés de tunes !!!!!!!! ;) Un conseil quand même aux futurs lecteurs… Si vous voulez faire fortune, ne comptez pas trop sur la vie de rockeur. ;)
MP : Natchez vient de sortir un nouveau single, "Take me to the other side" (disponible sur les plateformes). Vous allez faire un nouvel album ?
M : Je n’en sais rien encore… Les albums ne se vendent plus… En tous cas, nous continuerons à composer quoi qu’il arrive !
MP : Quelle est l'actualité immédiate du groupe, vous donnez des concerts cet été ?
M : Nous avons finalement pas mal de concerts prévus en ce moment, nous travaillons aussi sur la réédition en vinyle de notre album Brut sorti en 2001 et épuisé depuis trèèèès longtemps. C’est un bon album, il mérite de réexister.
MP : Allez-vous continuer à faire le tribute band de Lynyrd Skynyrd comme vous l'avez fait récemment ? C'était une bonne expérience, ce concert ?
M : Oui ! Natchez reste Natchez, mais nous avons créé cette variante pour plein de raisons différentes. Notre premier concert était vraiment top, tout le monde était content. Il y en a un autre prévu le 13 septembre dans la Marne, au château de Goncourt, à ne pas louper !!!!
À noter que pour jouer Skynyrd, il faut du monde ! Les musiciens additionnels sont donc Tom (mon fils) à la guitare et Fred Laval (pas mon fils) aux claviers.
MP : Merci Manu pour avoir bien voulu te prêter à cette interview un peu spéciale (rires).
M : Ce fut un plaisir.
MP : Je vais arrêter de te torturer puisque nous arrivons au terme de notre entretien, mais je te pose quand même ma toute dernière question.
Quelle est justement la question que tu aurais aimé que je te pose et que j'ai complètement zappée ?
M : « Crois-tu que la terre est plate ? » Et j’aurais répondu oui… Euh… Non !!!!!!!!!! rires)
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Pour illustrer l'article concernant Natchez, je vous propose l'album Retour à la source que le groupe a sorti en 2006.
Ce n'est pas le meilleur selon les goûts de Manu Aeschbach, mais je suis tombé sous le charme de ce disque que m'a transmis l'ami B.bebe.
Dès le premier morceau, on entre dans le vif du sujet. On est loin de la bluette acoustique, ici c'est du lourd, du sérieux.
Le groupe balance la sauce avec "tais-toi", un rock bien burné façon "AC/DC". Après cette mise en bouche, Natchez garde le rythme avec un morceau stylé "southern" : les frères Aeschbach s'éclatent avec des parties de guitares sorties tout droit des States.
La suite est du même acabit, mais je jubile en m'éclatant avec "trop fan", "Hey Gringo", "Vent de face", "Canicule Boogie".
Le combo termine l'album avec le magistral "rock n'roll susie", une très belle reprise de Pat Travers.
Au risque d'être redondant, c'est un disque de pur "ROCK". Sur "Retour à la source", pas un titre en deçà, c'est de l'énergie brute.
Ils chantent en français, mais ça ne me gêne pas, au contraire.
On sent à l'écoute de cet album que le groupe a de la bouteille, tout est bien huilé, la machine tourne sans discontinuer. Une rythmique qui bastonne, des guitares complices qui s'entrelacent en boucle, un chant viril toujours en accord avec le tempo.
Natchez a mis la barre très haute et a réussi à se hisser au niveau des meilleurs groupes internationaux.
Alors n'hésitez pas à écouter ce disque en boucle et plongez-vous dans la moiteur du sud : ça tombe bien, en ce moment, il fait très chaud, c'est l'occasion de vous nettoyer les neurones avant la torpeur de l'été.
Pour en savoir plus sur Natchez c'est ici
pour suivre l'actualité de Natchez (les concerts) c'est ici
Vous pouvez écouter une partie de leurs albums sur les plateformes de streaming, dont leur dernier single, "Take me to the other side".
Enfin, si vous voulez acheter leurs disques,c'est ici
Un très grand merci à Manu Aeschbach pour avoir donné son accord pour la mise à disposition de l'album en téléchargement, je le remercie également pour sa bonne humeur (interview).
Merci à B.bebe pour le disque.
Photos fournies par Natchez
En écoute : Faudrait que je t'appelle.
par Mister Pat
Aujourd'hui, je vais vous parler du groupe DIONYSOS. J'imagine certains d'entre vous penser avec assurance "ah oui, le groupe de Mathias Malzieu, le rouquin !" et d'autres, plus people, se prendre à rêver de la plastique de son ex, Olivia Ruiz.
Eh bien, les uns comme les autres êtes dans l'erreur ! Ce n'est pas ce DIONYSOS-là que nous allons évoquer, mais un groupe québécois qui s'est formé en 1969 à Valleyfield, commune située au sud-ouest de Montréal, surnommée la « Venise du Québec ». Il fut même le premier groupe rock du Québec à avoir un répertoire tout en français.
Le groupe comprenait :
Paul-André Thibert (chant)
Philippe Bech (flûte/claviers),
André Mathieu (orgue Hammond) Éric Clément (guitare)
Jean-Pierre Legauit (contrebasse) Robert Lepage (batterie)
Ils connurent le succès dès l'automne 1970 avec un 45 tours : Suzie. S'ensuit un album en janvier 1971 (Le grand jeu) aux sons de rock, de blues, de psychédélique et même d'un peu de prog.
Ils vinrent en Europe au festival de Montreux en 1971 et tournèrent au Canada en 72 après la parution de leur deuxième album en 74. Ils composèrent ensuite un opéra-rock, The Tooth of Crime.
Malheureusement, leur succès se limita surtout au milieu étudiant et le groupe se sépara en 1974, leur maison de disques refusant de sortir leur 3ᵉ album après l'échec commercial du 2ᵉ.
En septembre 1975, Dionysos fit son retour et parvint à sortir ce fameux 3ᵉ album sur un autre label. Il donna de nouveau des concerts pour finalement se séparer définitivement en 1977.
Paul-André Thibert continua en solo et publia cet album intitulé Musique de mes amis Dionysos. Sur l'album, on retrouve d'anciens Dionysos : Clément, Durand, Mathieu Forget, ainsi que d'autres musiciens comme Alain Paquette (guitare), Michel Lefrançois (guitare), Richard Perotte (batterie), Serge Réhaume (flûte) et Robert Turmel (basse).
Paul-André Thibert est décédé le 2 novembre 2023.
Morceau en écoute : Un air de fête
par Philou
Quelle bonne idée que de rallumer la lumière sur David McNeil.
(Petit clin d'œil au passage à Crapou, dans le cerveau de qui a germé ce modeste projet tout en me laissant le faire…)
Lorsque ce post paraîtra (après être approuvé par le Grand Maître des lieux, Mister Pat !), nous serons en mai ou en juin, je ne peux donc même pas priver de chocolat ceux qui ne connaissent pas ou connaissent peu le grand David McNeil (par la taille et bien sûr le talent).
Bio ultra-rapide : il est né le 22 juin 1946 à New York dans le Bronx, fruit des amours de Virginia McNeil dont il hérite du nom, sa mère n'étant pas encore divorcée d'un mari très jaloux. En réalité, le géniteur n'est rien moins qu'un peintre célèbre : Marc Chagall.
Il passe sa prime jeunesse entre la France, l'Angleterre puis la Belgique. C'est dans ce pays que le nouveau mari de sa mère rapporte de New York une caméra 16 mm qui fascine le jeune David, qui décide de s'orienter vers le cinéma. Il se forme comme assistant sur une série de documentaires.
Il se marie, devient père à son tour et, un peu comme un hobby dans un premier temps puis pour gagner sa vie, commence à écrire des chansons. Il quitte la Belgique pour la France et, en 1972, il sort son premier album sur le label Saravah du compositeur Pierre Barouh (l'heureux créateur de la B.O. du film de Lelouch Un homme, une femme).
Il sort plusieurs albums, il obtient deux Grands Prix de l'Académie Charles Cros et la Grande Médaille de la Chanson de l'Académie française, écrit de nombreux bouquins ainsi qu'une dizaine de livres pour enfants.
Bien sûr, outre les chansons qu'il interprète lui-même, on a en tête celles qui ont été chantées par d'autres, comme Hollywood par Yves Montand, Casablanca et J'veux du cuir par Alain Souchon, Mélissa, Assez et Hélène par Julien Clerc…
L'album de David McNeil Rücksack Alpenstock, que j'affectionne tout particulièrement, est sorti en 1980.
On y retrouve tout ce qui caractérise et fait le charme de David McNeil, à savoir sa voix grave, son tempo généralement nonchalant, voire presque désabusé parfois, dans l'écriture le name-dropping à l'écart des modes mais suranné et cultivé et ses mots aux sonorités qui font mouche, le paroxysme étant atteint ici avec "Deux mentholées, trois mandolines"
Pour mieux connaître le bonhomme, David McNeil par David McNeil
Morceau en écoute : "Deux mentholées, trois mandolines"
par Philou
André Ceccarelli est engagé à l'âge de 16 ans, en mai 1962, comme batteur des « Chats sauvages ».
Après plusieurs tournées et l'enregistrement d'un album avec le groupe, il joue avec de nombreux artistes de variétés en studio et en tournées, notamment Claude François.
Il s'oriente finalement vers le jazz, ce qu'il a toujours voulu faire, et va être amené à jouer avec les plus grands jazzmen de l'époque, tout en devenant un musicien de studio très actif.
En 72, il participe au groupe éphémère "Troc" avec Jannick Top et Alex Ligertwood et enregistre "CCPP", en 75, avec Marc Chantereau, Christian Padovan et Slim Pezin.
Il enregistre également "Working Progress" avec Tony Bonfils et Christian Delaporte, et "Synthesis" d'Ivan Jullien avec Didier Lockwood.
En 1978 sort un disque solo éponyme. Point final d'une époque très tournée "jazz rock" qui s'achèvera (à ma connaissance) avec cet enregistrement.
L'album est enregistré avec toujours Ligertwood au chant et la crème des musiciens français de l'époque (Jeanneau, Escoudé, Lockwood, etc.). Sur la seconde face se trouve une longue suite signée Jannick Top.
Et c'est en écoutant ce disque que l'on peut dire que nos Français des années 70 n'avaient absolument rien à envier de groupes tels que Weather Report, Return to Forever et autres pointures du jazz rock de cette époque.
Pour les allergiques au jazz (rock), les disques de Ceccarelli sont pas seulement des œuvres instrumentales, mais vocales pour la plupart. Et les chanteuses et chanteurs sont exceptionnels !
En vous souhaitant une bonne écoute.
En écoute : Speed It Up
Xav
Caramel Mou – Caramel Mou (1974 Deram Canada)
Quelle drôle de farandole qu'est Caramel Mou ! Une sorte de friandise caustique et artisanale, nimbée de percussions et de délires frôlant ceux du groupe Gong, sauf que c'est à la sauce canadienne, genre chamallow pour les oreilles et coussins d'amortissement pour les articulations.
En articulant bien, le premier titre, Tapis magique, annonce la couleur : des envolées bossa-nova avec du sirop de soleil dedans. Et ça colle tellement que ça en devient planant, une plaisanterie folle inspirée de Zappa et de tout un pan de la culture underground. La machée de gome est une vignette qui dure le temps d'une bulle de savon, avant d'éclater en accéléré. 30 secondes.
Aux relents psychotropes évoqués dans l'excellent titre Pauv' tite de moé, avec une Wahwah à déboutonner les pants et à dévisser les boulons.
D'la musique à bétonner les édifices de graffitis spongieux, le quintet se lance dans une escapade notoire : "SI VOUS AIMEZ ÇA, N'EN DÉGOÛTEZ PAS LES AUTRES". Et ça dégouline. Y tombe d'la marde. Se distingue encore par ses répliques.
Caramel Mou est un bonbon savoureux, où l'humour et le spleen s'invectivent en place publique sans jamais proférer de mauvais mots. Et pis, ça va du côté anglophone et ça revient comme un boomerang à grands coups d'effets sonores (Stéréologue) et d'expérimentations.
Caramel Mou représente une époque charnière, où tout était encore faisable, sans les impératifs commerciaux des gros gourmands. Dans ce domaine, le quintet fait office d'exception !
En écoute : Y tombe d'la marde
Aural Oddities
Ce n'est déjà pas facile de se faire un nom dans l'univers du rock Français, mais quand ce nom est tout simplement un prénom, ça devient une sinécure.
MARC, un groupe ou plutôt un artiste complètement méconnu, a choisi cette voie. A mon avis, au niveau de la visibilité, ce n'était peut-être pas la meilleure des décisions.
Pourtant, MARC délivre une musique plutôt séduisante.
Je suis tombé par hasard sur cet artiste en farfouillant sur JAMENDO , la plateforme de partage de musique gratuite et légale sous licence Creative Commons.
Il faut l'avouer, Jamendo, c'est un peu la caverne d'Ali Baba, on y trouve tous les styles, mais bien souvent on est déçu par la qualité peu professionnelle.
Mais cette fois-ci, bingo, j'ai eu un coup de cœur pour ce très bon groupe de pop rock.
Marc le leader est plutôt reconnu dans le milieu musical car il a accompagné de nombreux artistes aux percussions et à la batterie. Entre autres, Daniel Levi, David Koven, Gérard Blanchard, François Feldman, Miriam Makeba, Eddy Louiss.
Après toutes ces années à accompagner les autres, il a eu envie de se lancer dans l'arène, de faire découvrir sa propre musique.
Il crée le groupe MARC. La formation se compose de Marc (chant, guitare), de Philippe Rinino (batterie), de Nicolas Bergère (guitares) et de Jean Le Hénaff (basse).
Ils sortent l'album "Je souris aux passants" chez Night and Day en 2005 et MARC obtient un certain succès avec "Woodstock à Belleville".
Marc continue sa carrière en solo et sort un second album "tout seul" beaucoup plus tard, c'est en 2021.
Il faut dire que le disque porte bien son nom, car tous les titres sont de sa composition et il joue de tous les instruments.
Sur ce disque, il y a une reprise de "je suis venu te dire que je m'en vais" de Gainsbourg, une version électrique que je trouve bien chiadée.
Question actualité, il vient de sortir son troisième opus, "Allons enfants", c'est tout chaud, puisque c'était en début de mois. Petite originalité sur ce double album, nous retrouvons Norbert Krief "Nono" de Trust à la guitare sur le morceau "c'est personnel".
Tous ses disques sont disponibles sur les plateformes et méritent d'aller y jeter vos deux oreilles. De la pop rock de qualité avec des textes attrayants, ce n'est pas toujours le cas.
En ce qui concerne le premier album "Je souris aux passants", je vous propose la version Jamendo qui a la particularité d'avoir le titre inédit "Illusion". Je pense qu'en radio, ce morceau pouvait cartonner, car une fois dans votre tête il ne vous quitte plus et revient sans cesse.
Marc reprendra ce titre sur son second album sous le nom "une illusion nécessaire", mais curieusement, j'accroche beaucoup moins avec la seconde interprétation. Je préfère la version originale plus rock, plus punchy.
Marc, un artiste passionné qui n'a pas eu jusqu'à présent les honneurs des médias spécialisés, ça vaut pourtant le coup de prendre le temps de l'écoute. Si vous aimez le bon son pop rock à la Française, vous trouverez votre bonheur.
Pour en savoir plus sur Marc
https://www.facebook.com/Marc.0fficiel/
Photos : Facebook Marc
MP3 : Jamendo
En écoute, "Illusion".
par Mister Pat