Cet article vous est offert
Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous
Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ?

A la Berlinale 2025, une compétition sous le signe des jeux de miroirs et des récits éparpillés

Du Mexicain Michel Franco aux Françaises Léonor Serraille et Lucile Hadzihalilovic, les cinéastes déjouent la narration linéaire pour des formes plus elliptiques.

Par  (Berlin, envoyé spécial)

Publié le 17 février 2025 à 13h44, modifié le 17 février 2025 à 21h18

Temps de Lecture 2 min.

Article réservé aux abonnés

L’actrice Jessica Chastain et le réalisateur Michel Franco, lors de la conférence de presse du film « Dreams », à la Berlinale, le 15 février 2025.

La Berlinale vient de franchir le cap décisif du premier week-end, au cours duquel la sélection a dévoilé ses couleurs, sans qu’aucun film en lice ne se détache encore clairement du peloton. Parmi les œuvres en compétition pour l’Ours d’or, se dessine néanmoins une nette méfiance envers la narration linéaire, au profit de récits éparpillés ou en trompe-l’œil, de formes elliptiques ou prises dans des jeux de miroirs.

Lire la critique : Article réservé à nos abonnés A la Berlinale 2025, deux fictions rurales pour voir la Chine loin des villes

Le Mexicain Michel Franco, chouchou des festivals, a présenté Dreams, son neuvième long-métrage, qui entérine, après Memory (2023), sa collaboration avec Jessica Chastain. Il faut bien reconnaître que l’actrice américaine a donné un nouveau souffle à cette œuvre sous influence hanekienne en tempérant ses accès de brutalité. Ce film ausculte la liaison trouble entre une riche mécène de San Francisco (Chastain, dans un défilé haute couture ahurissant, sculptant son personnage en membre d’une élite superficielle) et un jeune danseur de ballet mexicain (Isaac Hernandez), émigré clandestinement.

La mise en scène laconique – plans fixes et coupes nettes – creuse des trésors d’ambiguïté dans les interstices de cette passion vénéneuse, où se mêlent motifs de désir et d’intérêt. Franco, qui maintient tout du long une frontière invisible (de classe, de race, nationale) entre les amants, ne résiste malheureusement pas au coup de force et sabre la fin du film en salissant inutilement son héroïne.

Il vous reste 66.66% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Lecture du Monde en cours sur un autre appareil.

Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil à la fois

Ce message s’affichera sur l’autre appareil.

  • Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil.

    Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette).

  • Comment ne plus voir ce message ?

    En cliquant sur «  » et en vous assurant que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.

  • Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ?

    Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte.

  • Y a-t-il d’autres limites ?

    Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents.

  • Vous ignorez qui est l’autre personne ?

    Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.

Lecture restreinte

Votre abonnement n’autorise pas la lecture de cet article

Pour plus d’informations, merci de contacter notre service commercial.