Gangrene de Fournier: Etude Clinique Et Therapeutique Dans Le Service de Chirurgie A Du Chu Du Point-G
Gangrene de Fournier: Etude Clinique Et Therapeutique Dans Le Service de Chirurgie A Du Chu Du Point-G
TITRE
(Diplôme d’Etat)
JURY :
1. PROFESSEURS
2. MAITRES DE CONFERENCES
3. MAITRES ASSISTANTS
Mr Issa DIARRA Gynéco Obstétrique
Mr Samba Karim TIMBO ORL
Mme TOGOLA Fanta KONIPO ORL
Mr Zimogo Zié SANOGO Chirurgie Générale
1. PROFESSEURS
2. MAITRES DE CONFERENCES
3. MAITRES ASSISTANTS
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3. MAITRES ASSISTANTS
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3. MAITRES ASSISTANTS
4. ASSISTANTS
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3. MAITRES ASSISTANTS
4. ASSISTANTS
ENSEIGNANTS EN MISSION
Mon père Ibrahima Kolly DIALLO. Aujourd’hui plus que jamais, j’apprécie
la valeur de tes efforts, la justesse de ton éducation et le caractère précieux de tes
conseils. Père tu resteras pour moi un exemple.
Je prie ALLAH pour repos de ton âme. Dors en paix cher père.
Mon Tonton Pr. Amadou DIALLO. Merci tonton pour ton soutien, ton
assistance sans faille et tes précieux conseils. A travail ce modeste travail
retrouve ma sincère reconnaissance.
Mon beau-frère et mes belles sœur, je vous remercie pour vos critiques et
conseils.
Mes neveux et nièce, je vous dis bonne réussite dans vos études et projets,
trouvez ici toute ma sympathie.
Tous ceux qui n’ont pas été cités. Tous mes sincères remerciements.
REMERCIEMENTS
Cher maître, votre rigueur dans le travail, votre dynamisme et votre disponibilité
font de vous un maître admirable.
Trouvez ici cher maître, l’expression de toute notre reconnaissance et de notre
profond respect.
A Notre Maître et Codirecteur de Thèse : Dr Zimogo Zié SANOGO
Honorable Maître, c’est un privilège et un grand honneur que vous nous avez
fait, en nous confiant ce travail. Nous ne saurions vous dire toutes les qualités
humaines, professionnelles et morales que nous admirons en vous. Nous avons
été marqués par votre sollicitude, votre constante disponibilité. Nous ne saurons
jamais trouver assez de mots pour vous témoigner notre reconnaissance. C’est
une fierté pour nous d’être compté parmi vos élève.Que DIEU vous accorde
santé et longévité afin que nous puissions hériter de vos nombreuses vertus.
La liste des abréviations
ABT : antibiogramme
AG : anesthésie générale
ATCD : antécédent
ASP : radiographie de l’abdomen
Sans préparation
CRO : compte rendu opératoire
CHB : chirurgie B
CHA : chirurgie A
GLY : glycémie
Dx : douleur
GF : gangrène de Fournier
GPS : gangrène périnéoscrotale
E. Coli : Eschérichia Coli
HTE : hématocrite
OGE : organes génitaux externes
ORL : oto-rhino-laryngologie
Suppu : suppuration
Tum : tuméfaction
VIH : virus immunodéficience
SOMMAIRE
I. INTRODUCTION……………………………………………...P 1
II. OBJECTIFS…………………………………………………….P 2
V. RESULTATS…………………………………………………..P 50-71
VII. CONCLUSION………………………………………………...P 83
VIII. RECOMMANDATIONS………………………………………P 84
SPECIFIQUES :
*Etudier la fréquence de la GF dans le CHU du point G ;
* Décrire les différentes formes cliniques et identifier les
circonstances de survenue de la GF
* Démontrer l’importance de la prise en charge précoce
* Décrire l’intérêt de la chirurgie dans la prise en charge de la GF
III. GENERALITE
1. DEFINITION :
La GPS ou GF est une infection bactérienne aiguë à caractère extensif et
nécrotique des parties molles des organes génitaux externes (périnée, pénis,
scrotum) et la partie inférieure du tronc [4].
Le terrain de prédilection est l’homme d’âge moyen immunodéprimé.
Il existe un facteur déclenchant local infectieux, traumatique ou chirurgical
La maladie débute par une phase inflammatoire localisée, puis s’étend
rapidement et devient une véritable cellulite périnéo scrotale.
Dans la moitié des cas, c’est une infection poly microbienne, pour moitie les
aérobie et pour l’autre moitié les bacille à gram négatif dont le point de
départ le plus souvent est la lésion suppurée de la région ano rectale et ano
génitale dans 95 % des cas.
Quand aucune cause n’est retrouvée dans 5% des cas elle est dite
idiopathique c’est la classique maladie de Fournier.
C’est une urgence où la rapidité diagnostique et thérapeutique conditionne la
mortalité et la morbidité.
2. INTERET :
La GF est une urgence thérapeutique.
L’augmentation de la fréquence : liée à étiologie iatrogène (post chirurgie)
La mortalité est élevée : 24,5 – 45% soit 1/5 de la mortalité globale [5].
Il existe des problèmes liés aux traitements :
~Les Modalités thérapeutiques non encore discutées
~Le Traitement disciplinaire associant le chirurgien, le réanimateur, le
biologiste (en particulier sur le rôle du parage et débridement)
~Le Traitement est long avec des pansements itératifs coordonnés souvent à
des examens complémentaires.
~Le Traitement est très coûteux.
3. EPIDEMIOLOGIE :
Actuellement, l’incidence des cellulites graves est estimée à 0,1 – 0,4 pour
100 000 habitants [6].
Le Taux de mortalité moyen 30% [7] (avec un extrême de 9 – 75% de
mortalité).
- Aux Etats- Unis son incidence est estimée entre 900 – 1000 cas par an.
[8] avec un sexe ratio 10 hommes pour 1 femme.
- Des cas sporadiques ont été retrouvés à Paris en 2004 dans un article
publié par Verna G, Fana F, dans le département de chirurgie plastique et
esthétique esthétique, Université de Turin, Canton Vesco 20 (annale de
chirurgie plastique et esthétique) [10].
- Aux Bruxelles P Brasseur, L Bissen ont publié dans un article un cas de
GF chez un patient alcoolique 2003 dans le service de radiologie, C.H.U.
de Charleroi, Site André Vésale. Montigny-le- Tilleul, U.L.B. (Revue
médicale de Bruxelles) [11].
- Au Maroc [9] plus 150 cas publiées au cours de 15 derrières années soit
une moyenne 0,87% des hospitalisations ce qui n’est pas négligeable
(HMA de Marrakech).
- Au Nigeria des études ont été publiées en 2005 par ST Edino, AA
Yakubu [12] Bayero University et A Obidiaso, Fédéral Médical Center,
Azare, Nigeria (Africain journal of urologie).
- Au Mali des cas ont été publiés par Soumaré, Sangaré, S. Yéna,
SANOGO .Z et A Koïta [32] dans le service de chirurgie « A » à HNPG en
2006.
L’origine de la contamination :
Elle peut être interne ou externe.
La plupart de ces infections surviennent dans les suites d’une plaie parfois
minime : piqûre d’insecte, intertrigo, maladie hémorroïdaire, abcès de la
marge anale [13].
De nombreux facteurs interviennent :
~ Le type de la plaie : contusion, existence de zone dévitalisée, plaie
anfractueuse aux bords déchiquetés.
~ La souillure de la plaie, classique en chirurgie de guerre ou dans la
traumatologie routière ou de travail par des débris telluriques des revêtements
des projectiles.
~ La localisation dans les zones propices à la macération : le creux axillaire,
le périnée, les organes génitaux externes.
~ La vascularisation : plus elle est riche et importante dans les régions
considérées, moins l’infection peut s’y développer.
4. HISTORIQUE :
Nous avons trois conceptions en ce qui concerne l’atteinte des parties
molles :
Les infectons des parties molles qui intéressent le tissu cellulaire cutané, sous
cutané, mais aussi aponévrotique communément appelées < gangrène
gazeuse> sont des affections redoutées et mal connues.
Ainsi pour LARREY, ces infections ont longtemps été considérées comme la
terreur des champs de bataille, pour lui, il préconisait l’amputation en zone
saine des membres pour toutes plaies souillées afin de prévenir cette plaie des
plaies de guerre qui se compliquaient de gangrènes 5%.
Pour BROUSSAIS et DESGENETTE : ces infections ne sont pas seulement
l’apanage des champs de bataille, elles compliquent également les
hospitalisations décrites sous le terme de < pourriture d’hôpital>.
Pour les localisations pelvi-péritonéales, Jean Alfred Fournier décrivait en
1883 une nécrose foudroyante de la verge dans < les diabetides génitales>
caractérisée par une nécrose progressive du tissu sous cutané et
aponévrotique, à début fulminant et d’étiologie indéterminée.
L’arrivée de la pénicilline en 1945 a porté un coup d’arrêt à cette pathologie.
Elle est devenue d’actualité à partir des années 1970 avec augmentation de la
traumatologie de la voie publique et un relâchement des mesures
prophylactiques chirurgicales et antibiotiques face à ce type d’affection.
5. RAPPELS ANATOMIQUES :
Plusieurs fascia et aponévroses délimitent des espaces celluleux des régions
périnéales, pelviennes, et génitales.
Ces différents fascias sont reliés entre eux par des fibres entrelacées ou par
contact direct [14].
Les fibres du fascia génital se prolongent par le fascia de Scarpa
(superficialis) à la partie antérieure de l’abdomen.
La gangrène de Fournier se développe après une infection nécrosante du tissu
celluleux sous cutané et des fascias, sa progression se fait le long de ceux-ci.
Le Plancher pelvien est délimité en bas par les muscles releveurs de l’anus et
le sphincter anal externe.
Un fascia recouvre la face caudale de celui-ci (le fascia pelvien) et se
prolonge latéralement par le fascia obturateur l’espace sous péritonéal prend
le nom de fosse ischio-rectale.
Au-dessus du plan musculaire des releveurs se situe la fosse para rectale ou
espace pelvien péritonéal.
En dessus de ce plan se situe la fosse pelvis rectale.
L’extrémité caudale du tronc au niveau du pelvis est divisée en un triangle
antérieur et postérieur.
FIGURE I Les triangles antérieur (1) et postérieur (2) du périnée
Ainsi les infections de la région antérieure sont le plus souvent un point de
départ urogénital, atteignant le tractus urinaire inférieur puis le corps
spongieux, franchissent la membrane albuginée et rejoignent le fascia de
Buck.
Lorsque ce plan est franchi, l’infection peut gagner les autres régions le long
des fascias, le fascia du dartos, de colle et de Scarpa.
Les infections du triangle postérieur progressent au-delà du fascia de colles et
cheminent en avant le long du fascia Buck, du dartos et du fascia de Scarpa.
6. ETIOPATHOGENIES ET FACTEURS DE RISQUES :
6. 1. ETIOPATHOGENIES :
Une cause locorégionale est retrouvée dans plus de 80 % des cas.
Il s’agit le plus souvent d’une affection colorectale (45 %) des cas ou génito-
urinaire (43 %) des [15].
Les étiologies proctologiques sont essentiellement les abcès de la marge
anale, les fissures anales, les hémorroïdes, les cancers du rectum et les
perforations rectales.
Les étiologies génito-urinaires sont représentées par les infections du bas
appareil urinaire (urétrite, prostatite, orchis épididymite, compliquant parfois
une sténose urétrale).
Les causes iatrogènes (chirurgie endoscopique, sondage urétral biopsie
transrectal, circoncision).
Les lésions cutanées (folliculites, plaie, morsures tumeur) sont plus rarement
en cause.
Certaines causes infectieuses atypiques de gangrène génito-urinaire ont été
rapportées, telle que la filariose et la candidose.
La gangrène idiopathique, sans facteur locorégional retrouvé, varie selon les
études de 5- 25% des cas [16].
6.2. PATHOGENIE :
Il s’agit du chapitre le plus controversé actuellement.
Plusieurs théories ont été élaborées, sans qu’aucune ne s’impose réellement
Les dernières publications et en particulier celle de JONES (1979), font état
de théories mixtes qui paraissent très satisfaisantes.
théorie initiale défendue par C AMBELL (1972) reprise par GIBSON(1930),
selon laquelle le point de départ serait une infiltration urineuse à partir de
lésions urétrales, responsable d’une gangrène gazeuse péno scrotale, à été
très critiquée [17].
Mais au vu des dernières théories elle ne semble qu’incomplète.
La théorie microbienne assimilant la GF à une lymphangite suraiguë
extensive et gangréneuse à partir d’un point d’inoculation locale, expliquant
le polymorphisme de la flore bactérienne retrouvée ,ne rend pas compte de la
rapidité de l’installation de la gangrène et de son caractère locorégional.
La théorie vasculaire [18], se base sur quelques observations, faisant état de
lambeaux scrotaux plus souvent respectés (deux latéraux et un postéro
inférieur) ce qui justement correspond aux principales branches d’irrigation
péno scrotale .Elle dénie le rôle initial des germes, qui ne seraient que des
agents surinfectants.
La théorie la plus récente [19] fait intervenir des phénomènes de
coagulations intra vasculaire disséminée, soit primitive ; liée à des troubles
hémodynamiques, avec surinfection bactérienne, soit secondaire à un
processus infectieux extra génital.
La théorie qui nous semble la plus intéressante est celle émise notamment par
DOREMIEUX en 1972 reprise par JONES (1979), et qui fait intervenir une
endartérite oblitérante des petits vaisseaux consécutives à l’infection locale et
aboutissent à une gangrène dermique aigue le point de départ est infectieux
pouvant venir de trois causes :
~ Soit traumatique direct sur la zone péno scrotale, favorisant la pénétration
des germes dans les tissus sous cutanés ;
~ Soit par propagation des germes d’origine urinaire, le plus souvent à partir
d’un traumatisme urétral ;
~ Souvent l’extension à partir d’une infection de l’aire périnéale ou rétro
péritonéale, le long des fascias profonds ,aboutissant au derme pénien et
scrotal.
A partir de ce point d’entrée, plusieurs espèces bactériennes aérobie et
anaérobie, commensales de la peau et / ou du tube digestif, diffusent dans le
tissu sous cutané.
L’effet synergique des différentes bactéries favorise la diffusion de
l’infection. L’extension se fait rapidement le long des fascias périnéaux vers
hypogastre, la racine des cuisses et les lombes.
Les germes sont responsables d’une oblitération aigue des artérioles cutanés
et sous cutanés qui engendre l’ischémie tissulaire.
La nécrose aggrave la multiplication et la diffusion des germes [20].
Ces germes commensaux du tractus digestif ont été retrouvés lors des
prélèvements bactériologiques des lésions suspectées comme à l’origine de
la gangrène dans les formes colo proctologiques et urologiques des cultures
de <nécrose>.
Ces infections diffusent le long des fascias et atteignent rarement le muscle,
il se produit une nécrose sans pus.
L’hypothèse admise est que ces germes deviennent pathogènes à la suite
d’une agression loco régionale [21].
Le périnée contient une flore très variée, avec à la fois des germes cutanés,
digestifs, et les éléments de la flore de VEILLON par la proximité de la
région anale.
Les plis sont nombreux et la pilosité, la richesse en glandes sudoripares et
sébacées, la macération, font de cette région un site propice aux infections
par les germes anaérobies.
L’extension se fait le long des fascias.
Les germes les plus fréquemment mis en évidence sont les anaérobies.
Il s’agit de germes ne pouvant pas se multiplier dans un milieu contenant
plus de 20% d’oxygène [22]. Le Clostridium est sans doute le plus connu :
C’est un bacille à gram positif, anaérobie, producteur de gaz, encapsulé, très
résistant dans le milieu environnemental.
Il produit des spores. Il est tellurique mais également commensal de la peau
(au niveau des membres inférieurs et du périnée) et du tube digestif.
Encapsulé, il ne peut pas traverser la barrière cutanée.
A la faveur d’une plaie ou d’un geste chirurgical, il se désporule, se multiplie
et est responsable d’un tableau clinique grave avec choc septique.
Il sécrète des exotoxines (dont l’alpha toxine) qui entraîne une nécrose
tissulaire, une hémolyse et une inhibition du chimiotactisme.
Ces exotoxines sont à l’origine de la production de coagulasses et de
fibrinolytiques, générant une ischémie et diminuant le saignement.
Elles initient également la synthèse d’une hyaluronidase collagénase qui
entraîne la destruction des cellules de soutien des tissus.
Cette dernière caractéristique inhibe la formation d’un abcès ou d’une coque
qui aboutirait à l’isolement du germe.
La sécrétion de ces toxines amène donc à diminuer les moyens de défense
avec une baisse des débits sanguins, une diminution de l’afflux de
polynucléaires et d’immunoglobulines ; associée à une diminution du
potentiel d’oxydoréduction.
L’inhibition de la phagocytose qui en résulte ; ainsi que l’absence de barrière
limitante (coque de l’abcès), induit une diminution des défenses tissulaires.
Cette action locale et systémique est responsable de la gravité du tableau
clinique.
Clostridium perfringens gazogène est retrouvé dans la majorité des cas (80%)
et est le modèle de description de la gangrène gazeuse Clostridienne, mais il
existe d’autres genres de Clostridium plus ou moins virulent :
Les bactéries anaérobies non sporulées sont à l’origine de 10% des cas et
sont aérotolerente [23] supportant une pression tissulaire en oxygène de
40mmhg ce sont : les bacilles à gram négatif, le Bactéroïdes, non gazogènes
non secréteur de toxines mais producteur d’enzymes nécrotiques.
C’est un germe saprophyte du colon et du vagin.
Les germes Provetella et Porphyromones sont présents dans la flore ORL
(otorhinolaryngé).
Le genre Fusobacterium se distingue par une toxine particulièrement
nécrotique.
Les Cocci à gram positif de genre Peptococcus et Peptostreptcoccus sont
commensaux du tube digestif et du vagin.
LES Cocci à gram négatif et les bacilles à gram positif non sporulé ont été
décrits Propionibactrium acnés Actinomyces et Bifidobacterium.
Le degré de colonisation physiologique en bactéries, anaérobie rentre aussi
en ligne de compte dans les mécanismes pathogènes suivant le site.
La flore normale est constituée d’une quantité plus ou moins importante de
germes anaérobies : il existe 1010 et 1012 germes anaérobies par mm3 au
niveau des gencives, dans le tube digestif, le nombre va progressivement
croisant de l’estomac (10²) au colon (1011).
9
Quant à l’appareil génital féminin, en particulier le vagin, il continent 10
bactéries.
Ce-ci explique la prédominance des atteintes uro-génitales, pelvis périnéales
et maxillo-faciales.
Mais <l’infection grave du tissu mou > ne signifie pas systématiquement
<infection à germe anaérobie>.
D’autres germes peuvent être rencontrés.
Le Streptocoque B hémolytique du groupe A sécrète une exotoxine appelée
Streptococol pyrogène exotoxin (anti phagocytaire, pyrogène lytique) et se
rencontre surtout dans les atteintes cervicales.
D’autres Streptocoques ont été isolés [24] provoquant un choc septique et
une défaillance viscérale précoce définie par les anglosoxons comme
<Streptococol toxic shock syndrome).
Le Staphylocoque Aureus peut également être à l’origine de ce type de
cellulite.
Il sécrète la toxine TSST (toxine shock syndrome toxin1) des entérotoxines,
des hémolysines, des expholiatines.
D’autres sont souvent rencontrés dans les localisations ano périnéales. Il
s’agit des bacilles à gram négatif, en particulier Echerichia Coli.
Ces germes aérobies créent des conditions favorables aux germes anaérobies
du fait d’un potentiel d’oxydoréduction bas, et l’infection est dite alors
synergique [25].
Ces germes sont parfois gazogènes et peuvent faire évoquer une colonisation
par des bactéries anaérobies [26].
Les prélèvements sont poly microbiens dans 50% des cas, mono microbien
dans 40% des cas et négatif dans 10%.
Les E coli sont sécréteurs des B lactamases dans 30% responsables de la
résistance aux antibiotiques [27].
Plus rarement, une origine mycotique a été retrouvée [28].
Le point de départ semble donc être toujours une infection locorégionale
[20].
La porte d’entrée pouvant être microscopique, invisible cliniquement, ce qui
rend tout à fait artificielle la séparation de GF idiopathique, et GF secondaire
[29], d’autant que la démarche thérapeutique est la même dans les deux cas.
7. Etude clinique :
7.2.1. Biologie :
Elle ne participe pas au diagnostic, qui reste clinique essentiellement, mais
permettent d’évaluer le retentissement général et la gravité de la maladie [11]
Les anomalies de numération ne sont pas spécifiques : hyperleucocytose à
polynucléaire neutrophile ; anémie thrombopénie coagulation intraveineuse
disséminée.
Les troubles ioniques peuvent imposées une rééquilibration
hydroelectrolytique :
Hypo natrémie, hypoprotidemie, hyperkaliémie, hyperglycémie (déséquilibre
du diabète), acidose métabolique, insuffisance rénale qui sont des facteurs de
mauvais pronostic.
La réalisation de l’hémoculture est indispensable. Celle-ci ne positive que
dans que dans 20% [15].
Une bactériémie est fréquente chez les immunodéprimés
L’examen cytobactériologique des urines n’est contributif qu’en cas
d’étiologie urologique.
Les prélèvements locaux avec mise en culture des collections purulentes et
l’analyse bactériologique des tissus excisés doivent être fait rapidement en
milieu aérobie et anaérobie en minimisant les contacts avec l’air .Il
permettent l’identification des agents dans 80% des cas [6 8] et une
éventuelle adaptation de l’antibiogramme initial.
7.2.2. Bactériologie :
La gangrène de Fournier est une infection bactérienne associant invariablement
germes aérobie et anaérobies. Tous les germes impliqués ne sont pas
systématiquement mis en évidence, en particulier certains germes anaérobies
dont l’isolement est plus difficile.
En moyenne 4 espèces différentes sont isolées chez les mêmes patients [23]. Les
bactéries impliquées sont commensales du tractus intestinal et du périnée. Elles
se multiplient dans certaines conditions : hypoxémie, ischémie,
immunodépression. Il existe synergie pathogène entre germes aérobies et
anaérobies.Les germes aérobies sont essentiellement des bacilles à gram négatifs
ESCHERICHIA COLI (70%), proteus (40%), Pseudomonas aeruginosa (10%),
et Klebsiella. Plus rarement, il s’agit de Cocci à gram positif : streptocoque du
groupe D (60%), streptocoque d’autres groupes, staphylocoque (40%) [6].
Les germes anaérobies sont essentiellement les Bactéridies (20%), les
Clostridium (90%) et les Peptostreptoccocus [6 - 23].
La négativité des examens bactériologiques ne doit pas constituer un retard dans
la prise en charge thérapeutique.
L’intérêt essentiel de ces prélèvements (qui sont répétés durant l’évolution) est
d’obtenir un antibiogramme et adapter le traitement antibiotique.
Une coopération étroite doit exister entre les praticiens < soignant> et le
biologiste.
7.2.3. Histologie :
Le diagnostic histologique est souvent inutile.
L’anatomopathologie montre la nécrose des fascias et la disparition des fibres
élastiques et conjonctives associée à une thrombose des vaisseaux ou un aspect
de vascularite et de pus [7].
La GF Primitif :
En 1883 Jean Alfred Fournier a publié la 1ère description détaillée de la
maladie dans son article <gangrène foudroyante de la verge > en insistant sur
trois caractéristiques :
~ Le début brutal ;
~ L’apparition chez un homme jeune en bonne santé avec progression rapide
vers la gangrène ;
~ Sans cause apparente [2.3].
L’apparition d’un érythème scrotal douloureux, fébrile, succulent avec odeur
nauséabonde, dans un contexte de diminution des défenses immunitaires et
qui ne cède pas à un traitement antibiotique doivent évoquer le diagnostic et
transférer le patient dans un service de chirurgie.
9. DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL :
Certains auteurs distinguent très nettement la GF idiopathique à d’autres
syndromes similaires, mais où étiologie est retrouvée, en particulier une
lésion urétrale.
Cette distinction n’est partagée par la plupart des auteurs, et ne semble pas
avoir de support étio pathogénique évident.
Un examen local attentif éliminera au stade de début, au moment où le
diagnostic doit être impérativement porté :
9.1. -Un érysipèle avec bourrelet périphérique
- Une épididymite aiguë
- Une orchite
- Une torsion testiculaire
9.2. Pyoderma gangrenosum scrotal : est un diagnostic différentiel rare,
dont le traitement se fait par la corticothérapie [4].
9.3. Pathologies inflammatoires du scrotum :
9.3.1. Œdème aigu idiopathique du scrotum chez l’enfant :
Il s’agit d’un syndrome décrit pour la 1ère fois par Quitte en 1958, moins rare
que ne le laisserait penser le nombre des cas publiés dans la littérature, et
qu’il convient de connaître pour éviter certaines nombres explorations
chirurgicales n’ont indispensables.
Clinique :
La survenue brutale chez un jeune garçon, d’un œdème du scrotum uni ou
bilatéral, parfois étendu au périnée.
Deux caractéristiques :
~ Il n’y pas de fièvre ;
~ Il n’y pas de douleur locale importante ;
L ‘examen retrouve une paroi scrotale œdémateuse, un testicule et un cordon
non douloureux.
On note parfois la présence des pétéchies.
Les prélèvements bactériologiques sont normaux.
9.3.1.2. ETIOPATHOGENIE :
Elle reste discuter, deux théories s’affrontent, comme l’expose VALGA dans
son article (1981):
~ La théorie bactérienne : cellulite infectieuse à partir d’une porte d’entrée
périnéale [25] ;
~ La théorie allergique : défendue par plusieurs auteurs [10 27] en sa faveur
des antécédents allergiques fréquemment rencontrés, et l’association avec
d’autre œdème à distance. [30]
9.3.1.3. DIAGNOSTIC :
Le diagnostic se pose devant une bourse aiguë, l’œdème aigu idiopathique du
scrotum en représente 10-20% des étiologies [27-30].
Le diagnostic que l’on discute le plus souvent est celui d’une torsion du
testicule, mais l’absence de douleur élimine la torsion.
Au moindre doute le doppler et surtout l’échographie redressent le
diagnostic.
Si le doute persiste : intervention exploratrice.
La torsion spontanément réduite : diagnostic per opératoire.
L’orchiépididymite, mais la fièvre et les signes intra scrotaux éliminent le
diagnostic.
Un traumatisme des bourses, une ecchymose, une hématocèle orientent le
diagnostic.
Citons encore œdème réactionnel à une hernie inguinale engouée et réduite, à
une infection périnéale.
9.3.1.4 TRAITEMENT :
L’évolution spontanée se faisant à tout coup vers la résolution en 48heures, le
meilleur des traitements est encore la surveillance.
9.3.2.2 DIAGNOSTIC :
La survenue d’une douleur scrotale fait évoquer en 1er lieu le diagnostic
d’une torsion chez un garçon.
L’examen attentif si non le doppler et surtout l’échographie éliminent cette
possibilité.
Au moindre doute, l’exploration intra scrotale s’impose.
L'orchiépididymite est également douloureuse ; mais le contexte infectieux et
fébrile oriente le diagnostic.
9.3.2.3 TRAITEMENT :
L’abstention chirurgicale est de mise. L’intervention exploratrice, effectuée
au moindre doute diagnostic, ne raccourcit pas l’évolution qui se fait vers la
régression complète en 3 à 4 semaines.
Elle retrouve une petite masse graisseuse ferme, gris -jaunâtre, nécrosée.
Notons que la récidive, lors d’une nouvelle exposition au froid, est possible.
9.3.3. OEDEME SCROTAL DU PURPURA RHUMATOIDE : [25]
Un œdème scrotal peut être la manifestation du purpura rhumatoïde, qui est
une vascularité systématique, associant un purpura sans thrombopénie, des
arthralgies, une atteinte rénale des douleurs abdominales et un saignement
gastro-intestinal.
Le scrotum est <pâteux>, infiltré, le testicule et le cordon sont douloureux,
l’atteinte peut être bilatérale. Cette pathologie se rencontre surtout chez le
jeune enfant et la recherche minutieuse de taches pures puriques évite
l‘exploration scrotale.
Le diagnostic de torsion spermatique ne doit cependant pas être éliminé,
quand les taches pures puriques apparaissent secondairement.
Le repos et un suspensoir constituent l’essentiel du traitement.
9.3.4.1. Pathogénie :
Trois facteurs semblent s’intriquer : l’obstruction canalaire, l’inflammation,
la surinfection bactérienne.
L’obstruction a une double origine ; elle est provoquée d’une part par
l’accumulation des parasites dans les canaux, d’autre part par la réaction
inflammatoire secondaire à la présence des vers, responsables de lésions
granulomatoses des parois et de thromboses des vaisseaux.
La stase d’amont favorise d’une part la surinfection microbienne, génératrice
d’abcès.
Clinique :
Les premières manifestations de la filariose sont essentiellement générales :
épisodes fébriles répétés, avec parfois des frissons, des nausées, des
vomissements et des douleurs musculaires.
L’examen des bourses peut noter une certaine inflammation avec parfois
hydrocèle vaginale. A ce stade le traitement médical est particulièrement
efficace.
Puis les manifestations se localisent au niveau du scrotum surviennent des
épisodes aigues d’orchite d’épididymite de funiculite souvent accompagnées
de lymphangites locorégionales.
En cas de surinfection bactérienne des abcès à point de départ lymphatique
peuvent survenir, et en l’absence de traitement chirurgical l’évolution se fait
vers des fistules cutanées.
L’éléphantiasis des bourses ne survient qu’après des longues années
d’évolution, chez un patient en permanence né infecté ; le volume des
bourses augmente progressivement, la peau, d’abord oedématié, s’épaissie, se
durcit se creuse des cavernes profondes. Au fur et à mesure que la masse
s’accroît, elle aborde progressivement le pénis, qui ne devient plus visible
que sous la forme d’un petit orifice ombiliqué sur la face antérieure de la
masse.
9.3.4.2. DIAGNOSTIC :
Le diagnostic repose dans la zone d’endémie, des poussées fébriles et
inflammations intermittentes, des constatations cliniques orientent le
diagnostic.
Le diagnostic est définitivement acquis par la mise en évidence des parasites
dans le sang (technique de la goutte épaisse).
9.3.4.3. TRAITEMENT :
Le médicament le plus efficace contre la filariose est la Diéthylcarbamazine
(Notézine®). Il doit être administré de façon progressive pendant un mois
pour limiter les risques de réactions allergiques qui pourraient être prévenus
par l’administration d’antihistaminique.
La chirurgie est nécessaire, soit pour exciser un abcès filarien, soit pour
reconstituer un scrotum avec peau saine par différentes interventions
plastiques après une oschéotomie.
9.3.4.4. Autres :
Filariose de Malaisie ;
Onchocercose ;
Eléphantiasis Nostras dans les régions tempérées ;
L’ulcère de Buruli
3. GF limitée au périnée :
Le premier signe est une douleur intense et permanente associée à un
syndrome septique majeur, (fièvre frisson et parfois des troubles de
conscience).
A l’examen l’aspect réalisé est celui du périnée polychrome où alternent des
plages verdâtres (exsudations purulentes), rouge (inflammations) et noirâtre
(nécroses) avec œdème périphérique important et à la palpation une
inconstante crépitation.
L’évolution spontanée se fait vers l’extension extrêmement rapide à partir du
foyer initial périnéal.
Elle évolue d’heure en heure vers le scrotum, les plis inguinaux, la racine des
cuisses, et lombes, pouvant même atteindre la paroi abdominale.
Les examens complémentaires ont pour objet :
D’apprécier le retentissement général de l’infection sur les fonctions vitales
et servent de base à la réanimation ;
De préciser les germes en causes (prélèvement des plaies hémocultures
urocultures aéro anaérobies avec antibiogramme).
Le traitement est une extrême urgence qui associe souvent simultanément :
~ Une réanimation
~ Une triple association antibiothérapie aéro anaérobie
~ Un sondage ou mieux un drainage urinaire
~ Des excisions larges des tissus nécrosés et drainage par lame, des
décollements sous-cutanés.
12. PRONOSTIC :
L’évolution n’est pas toujours aussi favorable.
Elle peut être émaillée de complications et grevée d’une certaine mortalité.
13. SEQUELLES :
Essentiellement psychologique, parfois motivées par une déformation locale,
scrotale, ou pénienne, ou quelques troubles sexuels.
Les complications :
- La broncho-pneumopathie ;
- L’insuffisance rénale aiguë ;
- L’hémorragie locale ou générale dans le cadre coagulation intra vasculaire
disséminée.
14. Mortalité :
Avant l’utilisation des antibiotiques, elle variait entre 20 – 30% [13, 28].
Depuis, les statistiques se sont améliorées :
17% pour Mac CREA (1945)
0% pour BOISBEUNET sur 5 cas
0% pour THOMAS sur 8 cas
13% sur 119 cas colligés après 1945 pour JONES (1979)
4% sur 25 cas pour BESANGA (1979)
GERMAIN cependant qui restreint le cadre nosologique du syndrome de
Fournier, retrouve une mortalité très importante 40%.
16. CLASSIFICATION :
Plusieurs classifications ont été proposées. Le terme de gangrène gageuse a
été initialement utilisé pour les infections profondes à Clostridium
perfringens.
La plupart des classifications sont fondées sur l’agent pathogène et ou sur la
localisation de l’infection.
Cependant ces informations sont rarement disponibles au moment du geste
chirurgical initial [31].
Les auteurs anglo-saxons distinguent 5 cas, prenant en compte le germe et la
profondeur de l’infection, séparant ainsi la cellulite, la myosite, et fasciite
[17].
Le franchissement de la barrière que constitue le fascia entre le muscle et le
tissu sous cutané est l’élément déterminant de la classification] [31]:
1°) la cellulite clostridiale n’atteint que le tissu sous cutané et est attribuable
au clostridium et aux germes sporulés anaérobie.
2°) la myonécrose clostridiale est la seule forme compatible avec
l’appellation de <gangrène gazeuse> dans sa définition première, où le fascia
est nécrosé ainsi que les muscles.
3°) la myosite streptococcique anaérobie touche le muscle,
4°) la fasciite nécrosante est une atteinte du fascia et du tissu cellulaire
environnant par un streptocoque ou éventuellement un Bactéridies,
5°) la cellulite nécrosante synergique atteint le tissu sous cutané et est due
streptocoque, Bactéroïdes, bacille gram négatif.
En dépit de nombreux aménagements cette classification est peu applicable
en pratique.
De nombreux auteurs proposent ainsi des classifications utilisables lors de la
prise en charge du patient [24].
Des experts Européens se sont réunis à TOURS en 2000 et cette conférence
de consensus a décidé de regrouper sous le terme de <dermo- hypodermite
nécrosante> les cellulites, fasciite et myosite [31].
La classification adaptée prend en compte également la profondeur des
lésions :
1°) atteinte du tissu conjonctif (peau) furoncle ou abcès
2°) atteinte du tissu sous cutané ; on distingue alors deux cas, la dermo
hypodermite aiguë avec cellulite ou fasciite nécrosante (cellulite nécrosante
du périnée, scrotum sont appelées maladie de Fournier, et la cellulite sous
maxillaire est appelée angine de Ludwig [11] [7], et dermato-hypodermite
nécrosante de mode progressif, le plus souvent d’origine streptococcique
(ulcère de Cullen).
3°) lors de l’atteinte du muscle, on parle de myonécrose qui peut être
clostridiale (la seule décrite par les Anglo-saxons comme gangrène gazeuse)
non clostridiale.
En Europe et en France en particulier, on réserve le terme de <gangrène
gazeuse> à la myonécrose gazogène quelque soit le germe en cause.
Dans une cellulite même nécrosante, le muscle n’est jamais atteint.
17. TRAITEMENT :
Le traitement est une urgence.
Il est médical par les mesures de la réanimation et l’antibiothérapie, et
chirurgical. Du fait de la gravité potentielle de ces infections et l’évolution
vers le choc septique, il est important d’hospitaliser les patients dans un
milieu de soins intensif et de mettre immédiatement en route un traitement
antibiotique probabiliste, actif sur les anaérobies et les bacilles à gram positif.
Le traitement doit être le plus précoce possible et éventuellement
accompagné d’une oxygénothérapie hyperbare.
Cette prise en charge pluridisciplinaire doit être instaurée sans délai
1. TRAITEMENT CHIRURGICAL :
Il est l’arme la plus efficace et irremplaçable [8] .Il est, à l’heure actuelle, le
facteur déterminant du pronostic de ces infections le geste doit être précoce.
Cependant, la prise en charge des cellulites a évolué. Initialement, seules, les
amputations et la réalisation de grands parages avec excisions et des
débridements importants responsables de pertes des substances majeurs avec
leurs séquelles, permettaient de donner une chance aux patients.
L’apparition de l’oxygénothérapie hyperbare et l’antibiotiques puissant ont
fait perdre de vues quelques temps, le rôle essentiel du chirurgien dans le
traitement de ces infections.
Ces méthodes ne sont qu’adjuvantes du geste chirurgical.
Si l’on en dispose du matériel, le traitement chirurgical doit être effectué sous
couvert de l’oxygénothérapie hyperbare.
Ce traitement comprend plusieurs phases : un temps chirurgical initial et des
pansements itératifs.
Fig (6) : geste principal de mise à plat selon les règles de traitement des
infections du tissu mou
2. TRAITEMENT MEDICAL :
Comporte trois éléments :
La réanimation, l’antibiothérapie et parfois l’oxygénothérapie hyperbare si
elle est disponible.
2.1. REANIMATION : n’est pas spécifique ; il s’agit de :
- Traiter un état septique grave pouvant se décompenser ou déjà à la phase de
choc,
- Prendre en charge l’insuffisance rénale, respiratoire ou hépato cellulaire,
- Troubles de l’hémostase avec hypercoagulabilité,
- Mettre en route un traitement anticoagulant,
- Corriger l’hyper catabolisme et exsudation majeure, par des apports
énergétiques importants avec une ration calorique quotidienne de l’ordre de
3000kcal car dans les cellulites étendues, les patients se comportent comme
des brûlés.
- Corriger les troubles hydro électrolytiques.
- Faire des transfusions si c’est nécessaire.
- Faire une prévention anti-tétanique.
- L’utilisation d’antitoxine Clostridienne [1] n’est plus recommandée.
2.2. L’ANTIBIOTHERAPIE :
Elle est empirique et probabiliste en attendant le résultat des prélèvements
bactériologiques.
Elle est administrée en parentérale, à dose suffisante.
La pénicilline G était l’antibiotique de choix (20Millions UI/24h) contre le
Clostridium perfringens, seule elle devient inefficace pour lutter contre les
associations synergiques de germes [23].
Actuellement la triple association est recommandée : une
ß - lactamine, le métronidazole, un aminoside
Quinolone, le métronidazole et un aminoside
Céphalosporine 3° générations, métronidazole, aminoside
Dans notre expérience nous utilisons fréquemment :
Céphalosporine 3° générations, métronidazole, aminoside.
La durée de l’antibiothérapie doit être adaptée à l’évolution et être poursuivie
jusqu'à la disparition des signes infectieux locaux et généraux, certains se
proposent d’arrêter une semaine après l’obtention d’une apyrexie.
Fig (3) : Evolution sous traitement médicochirurgical
2. QUELQUES INCONVENIENTS :
¾ Effet cytotoxique (par oxydation des groupements SH, péroxydation
des lipides, formation de radicales libres).
¾ Effet cardiovasculaire avec en particulier une vasoconstriction.
¾ Effets pulmonaires avec broncho-pneumopathie similaire au mal de
montagne, formation de radicales libres.
¾ Des atteintes du système nerveux central avec des crises convulsives
toxiques.
Cependant cette technique est utilisée dans les infections nécrotiques
anaérobies qu’elles soient strictes ou mixtes.
19. PROPHYLAXIE :
La prophylaxie de ces cellulites dans leur étiologie post chirurgicale [17] est
faite par l’antisepsie soigneuse des sites opératoires et la réalisation d’une
antibioprophylaxie systématique péri opératoire, pour tout geste à risque
(recto colique, ano périnéal).
C’est à ce prix que le nombre d’infections du site opératoire à diminué et que
les infections graves des tissus mous ont quasiment disparu depuis quelques
années.
Ces faits marquent l’efficacité du traitement préventif en chirurgie réglée. Il
est de même pour les gangrènes post-traumatiques grâce aux principes de
prise en charge chirurgicale et aux qualités du parage chirurgical des plaies et
au principe de fermeture différée, en cas de doute infectieux.
Les complications des suppurations anopérinéales doivent être rapidement
mises à plat chirurgicalement avec des drainages appropriés.
En ce qui concerne les formes post opératoires, il est conseillé de ne pas
fermer les lésions suppurées.
L’exploration abdominale soigneuse, avec éventuelle cure d’une lésion intra
abdominale doit être effectuer ainsi qu’un Drainage d’une extravasation
urinaire péri urétrale, reconnue par une uranographie rétrograde.
IV. METHODOLOGIE
3. Population d’étude :
3.1. Critères d’inclusion :
Toutes les tuméfactions douloureuses périnéo-scrotales avec suintement ;
Toutes les suppurations des organes génitaux externes ;
Toutes les gangrènes traumatiques et iatrogènes ;
Toutes les Fistules uretro périnéo scrotales avec nécrose.
Masculin 26 96,3%
Féminin 1 3,7%
Total 27 100%
Les signes urologiques étaient les plus fréquents avec 85,2% des cas.
TABLEAU X : Répartition des patients selon les antécédents médicaux
Effectifs Fréquence
Dérivation
urinaire
Cystostomie 3 11,12%
Sonde urinaire 20 74,1%
Aucun geste 4 14,8%
TOTAL 27 100%
N° Effectifs Fréquence
d’hospitalisation
3mois et plus 4 14,8%
2 - 3mois 7 25,9%
1- 2mois 16 59,3%
Total 27 100%
Effectifs Fréquence
Reconstitution des
lésions
Enfouissement testicules 2 8%
Plastie 3 13%
Conservation 18 78,26%
Total 23
Méthodologie
Notre étude rétrospective avait été confrontée à un certain nombre de
problèmes :
Le prélèvement bactériologique avait été effectué chez tous malades opérés,
43,47% de patients avaient leurs résultats.
Ce fait pouvait s’expliquer par un mauvais fonctionnement de la structure, un
manque de moyens financiers à réaliser ces examens, un retard du fait que les
patients étaient exeatés avant le résultat des prélèvements compte tenu de
nombres limités de lit d’hospitalisation dans certains services.
Le traitement de la GF était onéreux pour nos patients qui ne pouvaient plus
assurer la prise en charge, ce qui nous limitait dans la recherche d’étiologie à
travers un bilan radiologique.
Le sexe
Nous avons colligé 96,3% des hommes et 3,7% des femmes
La GF est une maladie à prédominance masculine avec un sexe ratio de 26
hommes pour une femme.
L’âge
L’âge moyen de nos patients était de 50 ans avec des extrêmes de 17 et 73 ans.
Les tranches d’âges 60 – 70 prédominent avec 44,4%.
Nos résultats se rapprochent de ceux de ST EDINO, A. OBIDIAS [12]
qui avaient trouvé une moyenne d’âge de 64,4; et K. BORKI [9] au Maroc avait
trouvé une moyenne d’âge de 42ans avec des extrêmes 20 à 65 ans.
La GF peut survenir à tout âge.
Service
Dans notre étude, 70% de nos malades étaient du service d’urologie, 25% de la
CH « A » et 3,7% de la CH « B ».
La profession :
Toutes les couches socioprofessionnelles avaient été représentées dans notre
étude ; les cultivateurs étaient les plus touchés avec 44,4%.
Le délai de survenue
Le retard et les errances diagnostics avaient été retrouvés chez 33,3% des
patients avec un délai supérieur à 7 jours.
PATY [13] trouvait sur ses observations, un retard diagnostic supérieur à 7jours.
Chez ces patients le diagnostic initial était une orchite et une mycose scrotale, ils
étaient pris en charge médicalement.
K BORKI [9] trouvait chez 74% des patients un retard diagnostic de 14 jours.
Chez ses malades la peau des OGE et le périnée étaient sphacélés avec des
plages noirâtres et nécrotiques.
Chez 48,14% de nos patients le retard diagnostic était supérieur à un mois.
Il s’agissait de patients qui étaient hospitalisés ou opérés et ou en ambulatoire
ayant une pathologie uro proctologique dont les suites s’étaient compliquées de
GF.
Ce retard diagnostic s’expliquerait par le fait que les médecins et chirurgiens ont
peu de connaissance sur la GF.
Motif de consultation
29% de nos patients étaient référés pour prise en charge chez qui le diagnostic
de GF avait été posé.
La tuméfaction douloureuse périnéale ou scrotale représentait aussi 29% pour
motif de consultation.
Pour K. BORKI [9] 26% de ses malades étaient de seconde main avec une
douleur particulièrement intense des OGE tendus, œdémaciés des crépitations
neigeuses.
Pour VERNA.G, et HNLD.F SAMISON [10] la tuméfaction douloureuse
périnéoscrotale était le motif de consultation le plus fréquent.
Les vésicules étaient retrouvées dans 18% des cas et les douleurs localisées
dans 15% des cas.
Non décrite par certains auteurs la présence de vésicules constitue une porte
d’entrée non négligeable.
ATCD médicaux :
Dans notre étude, 70,36% de nos patients ne présentaient aucune tare, ce
résultat se rapproche de ceux de K. BORKI [9] avec 70% ; A Méjean et Coll
[12] n’avait pas retrouvé de tares dans ses observations.
On avait observé des tares chez 11,11% de nos patients, dont deux étaient
diabétiques et asthmatiques.
Picranos D Deliveliotis C [13] avaient observé des tares chez 60% des malades.
Le traitement de la GF est lié à l’étendue de lésions, à la description des patients
et à des tares associées.
ATCD Chirurgicaux :
La rupture urétrale représentait 18% dans notre étude.
Chez A Méjean et ALL [12] la rupture urétrale représentait 33,3%.
Circonstances de survenue
La GF est décrite originellement comme idiopathique, actuellement dans la
majorité des observations une porte d’entrée anorectale ou urogénitale ou
cutanée est retrouvées [11 14 15].
Dans notre série, les étiologies urogénitales dominaient avec une fréquence de
29,9% confirmant, l’hypothèse émise dans la littérature.
Contrairement à celle émise par PICRAONOS D [13] (Paris), les étiologies ano
rectales étaient plus fréquentes (30%) avec une prédilection de l’abcès péri
rectal.
A Méjean, ST Edino, AA Yakubu [12] 76,4% la cause était rattachée à une
sténose urétrale.
Les pathologies anorectales venaient en seconde position avec 14,8%.
A Méjean, ST Edino et AA Yakubu [12] avaient trouvé une étiologie liée à
l’abcès scrotal chez 5,9% de leurs observations.
Brasseur, P Baum, CV Bissenl [11] avaient trouvé un cas dont l’étiologie était
une fistule anale.
Les étiologies traumatiques bien que rares dans la littérature représentaient
11,1% dans notre étude.
Il faut noter que la GF post opératoire ou sondage urétral est non négligeable et
complique le plus souvent la chirurgie proctologique et urogénitale [9].
La GF post opératoire représentait 7,4% dominée césarienne et rétrécissement
urétral (à uretrographie).
K, Borki, le retentissement urétral représentait 18,9%.
Le sondage urétral traumatique représentait 3,7% dans notre étude, et 25% pour
Picranos D [13].
L’étiologie n’avait pas été retrouvée chez 37% de nos patients et était
considérés comme GF primitive.
Deux malades classés comme GF primitive ont développé un rétrécissement
urétral.
Il est cependant difficile de confirmer avec exactitude l’absence d’étiologie.
Actuellement, il est de plus en plus admis que la GF est une cellulite nécrosante
dont l’étiologie, qui existe, n’est pas retrouvée car soit elle est locale et noyée
dans un cortège de signes locaux, soit elle est inavouée par le malade
(traumatisme sexuel), soit elle passe inaperçue par défaut d’investigation [9,15].
IL est donc préférable que l’appellation, de « Maladie de FOURNIER »,
réservée initialement à la GF idiopathique soit élargie aux GF secondaires, car il
s’agit à notre avis d’une même et unique pathologie qui se traite selon un même
schéma thérapeutique.
Les formes limitées au scrotum représentaient 44,4% contrairement à celles
retrouvées par K Borki [9].
L’étendue :
Les formes extensives représentent 54% des cas dans la littérature ; et elles
étaient de14, 8% dans notre série.
Cette différence semble être liée à l’étiologie ano périnéale de la GF avec
atteinte de la paroi abdominale, thoracique, lombes et les cuisses pour K Borki
[9].
Palmer [13] montre qu’il n’y a pas de corrélation entre surface atteinte et taux
de moralité.
Les formes limitées aux périnées représentaient 7,4% dont le diabète était le plus
souvent en cause.
Traitement
La prise en charge chirurgicale de nos patients avait été agressive avec excision
complète de toute surface cutanée nécrotique, scrotale et du périnée, emportant
les tissus dévitalisés et les zones sphacélées, et la tunnélisation dans d’autres
cas.
Dans les formes limitées au scrotum et au périnée, la nécrosectomie économe
représentait 69,58% dans notre étude permettant aux îlots périnéaux scrotaux
une régénération sans greffe ultérieure, pour diminuer le coût de la prise en
charge, et le temps d’hospitalisation.
Contrairement à d’autres auteurs qui pensaient que les lésions cutanées ne sont
que la traduction peu précise des lésions beaucoup étendues et profondes ils
préconisaient une excision radicale et étendue jusqu’aux zones saines saignant
[12].
Cette pratique, bien que plus défendue représentait 26,08% de notre étude
compte tenu des raisons suscitées. Elles avaient été pratiquées par Picranos D et
par K Borki [12,13] sur toutes leurs observations.
Ces deux attitudes n’auraient pas de conséquences sur le taux de mortalité [7].
Le choix revient aux chirurgiens d’appliquer l’une de ces théories en tenant
compte des tares du patient de l’étendue de la lésion, et des mesures de
réanimations possibles.
Toujours dans le souci d’éviter une greffe ultérieure au cours de la
nécrosectomie large, la tunnélisation avec fenestration avait été réalisée chez
3,7% de nos patients ayant une extension de la gangrène au niveau de la région
lombaire qui aussi dans notre pratique semblerait être efficace.
Les fenestrations étagées des tunnels limitent l’évolution des germes anaérobies
et permettent aussi de faire des nettoyages quotidiens et de drainer les tunnels.
Hunald, F Samison LH Ranaivozananya [33] avait montré sur ses observations
l’importance de cette pratique.
Autres gestes
La colostomie est pratiquée systématiquement pour certains auteurs [9,15]
d’autres proposent seulement quand une cause colorectale est suspectée [7]
Elle était réalisée chez 3,7% de nos patients diabétiques dont l’étiologie était un
abcès ano rectal.
Chez K Borki [9], elle avait été réalisée chez 28% des malades présentant une
atteinte périnéale étendue et exposée au contact avec les selles.
Chez Hunald F [33] la colostomie avait été pratiquée systématiquement comme
l’indique dans la littérature pour certains auteurs.
Cette technique facilitait le confort et les soins locaux.
Le drainage urinaire était réalisé chez 92,5% utile pour les soins locaux, pour
quantifier la diurèse et pour l’assèchement des lésions périnéales.
Certains auteurs l’utilisent uniquement devant une étiologie urétrale [3,14].
La Cystostomie était pratiquée dans 13%de nos observations, systématique pour
certains [4] ; K Borki [9] préfère le sondage vésical chez 68% de ces patients.
Pour lui, il représentait un moyen facile et efficace pour protéger les zones
opérées.
Nombre d’intervention
Le nombre le plus élevé était de trois interventions et représente 12% parmi les
opérés et ce nombre était comparable avec ceux de la littérature [7,15, 17].
La plus part de nos patients 69,56 % avaient subit une seule intervention avec
une gangrène limitée uniquement aux scrotums.
Chez K Borki [9] tous les patients avaient subit plus de 5 interventions. Ce
résultat est supérieur à celui de la littérature qui retrouve 84% de gangrène
périnéale.
Picranos D [13] avait trouvé une moyenne opératoire de 2,3 opérations
Chez Palmer le nombre d’intervention n’influence pas le taux de mortalité
[7,13].
L’antibiothérapie était administrée en triple ou en double association
systématiquement selon la littérature.
La monothérapie n’avait pas été réalisée dans notre étude comme préconisait
certains auteurs.
Cette antibiothérapie était probabiliste au début chez tous les patients par voie
parentérale ; active sur les germes aérobies et anaérobies pendant moins d’une
semaine et adapter aux résultats de l’antibiogramme.
Dans notre série sur les antibiogrammes réalisés, la culture était positive sur
22,2% des prélèvements de pus et stérile chez 14,8%.
Chez 56% de nos patients le résultat de la culture n’avait pas été vu et
l’évolution était favorable sous traitement antibioprobabiliste.
L’anesthésie
Toutes les GF étendues avaient été opérées sous anesthésie générale le jour de
l’admission à l’hôpital dans notre étude.
La gangrène scrotale, en absence de septicémies avait été opérée sous rachi
anesthésie soit 26,08%des patients dans le service d’urologie.
Dans notre étude tous les opérés par K Borki et Picranos ainsi que ST, Edino [9,
12,13] avaient été fait sous AG.
Taux de mortalité
Il est variable selon les études et était de 14,8% dans notre série. Ce taux semble
être lié à la présence des facteurs de mauvais pronostic inconstant d’une étude à
l’autre et contradictoire selon les auteurs.
Dans notre étude les facteurs de mauvais pronostic retrouvés étaient :
- Crépitations neigeuses ;
- Délai de prise en charge ;
- Porte d’entrée ano rectale ;
- Age avancé, associé à des tares.
Chez K Borki [9] ce taux était de 20%, supérieur à celui de notre étude ; il
rattache ce taux au retard diagnostic, au terrain débilité, sep sis à l’admission
qui constituent les facteurs de mauvais pronostic.
Picranos D [13] sur ces observations, 15% patients étaient décédés dans un
tableau de détresse respiratoire et d’insuffisance rénale.
Dans notre, les malades décédés n’avaient pas bénéficié de traitement
chirurgical.
Ils étaient tous décédés avant la chirurgie.
Seul un diagnostic précoce et un geste chirurgical d’urgence permettaient de
réduire le taux.
Les progrès techniques faits par l’équipe de réanimation chirurgicale dans la
correction des troubles hémodynamiques et métaboliques sont essentiels et
contribuent aux succès thérapeutiques.
Durée d’hospitalisation
Dans notre série la durée d’hospitalisation était de 69,5% avec une moyenne
42jours ce qui est comparable à ceux trouvé par K Borki [9].
Ce nombre était supérieur à celui de Picranos D [13] 38,1jours qui,
respectivement était supérieur à la moyenne trouvée par St Edino [12] 32,5jours,
de Hunald F [33] 30jours.
Cette différence pouvait s’expliquer par le nombre de patients inclus dans
chaque série, et à l’étendue des lésions.
VII. CONCLUSION :
La GF est une pathologie fréquente chez les hommes avec 96,3%.
Le diagnostic est clinique.
Les examens radiologiques peuvent être effectués dans le but de chercher une
étiologie.
Le traitement est chirurgical, et le geste est fonction des différentes formes
cliniques.
Dans notre étude, la nécrosectomie économe était la plus effectuée avec 69,5%.
La cicatrisation par méthode conservatrice avec 78,2%.
On na pas observé de décès parmi les malades opérés dans notre étude.
L’infection par VIH peut devenir dans les jours à venir le facteur prédisposant
dans la survenue de la gangrène.
VIII RECOMMANDATIONS :
1 - Aux patients :
Une consultation dans une structure sanitaire devant toutes infections des parties
molles d’origine traumatique ou non.
2. Aux médecins:
L’orientation des malades dans un service d’urologie ou de chirurgie dans un
bref délai devant toutes pathologies inflammatoires des OGE ne régressant pas
sous traitement antibiotique.
3 - Aux autorités
L’apport d’un appui financier, technique et médicamenteux dans la prise en
charge de cette pathologie dont le traitement reste onéreux pour nos malades.
IX REFERENCES :
1. Baurienne H. : sur une plaie contuse qui s’est terminée par le sphacèle du
scrotum. J Méd Chir Pharm 1764 ; 20 :251- 253
4. BURPEE J.F. et EDWARDS p :.- Fournier gangrene .J. Urol., 1972,107, n.5,
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14. BAURIENNE H, sur une plaie contuse qui c’est terminé par le sphacèle du
scrotum J Med chir Pharm. 1764:20:251- 253
15. Dahm P, Roland, Vaslef SN, Moon RE, Price DT, Georgiade GS et al.
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Urology 2000; 56:31- 36
20. Mc CREA L.E: Fulminating gangrene of penis –Clinics, 1945, 4, 796- 829
27. BENJANGA B.I.6 Fournier’s gangrene. – Br. J. Urol. ; 1979, 51, n. 4, 312-
316
Répartition sociodémographique
5- ATCD Médicaux
Q1- Diabète Oui /_/ Non /_/
Q2- Asthmatique Oui /_/ Non /_/
Q3- HTA Oui /_/ Non /_/
Q4- Tuberculose Oui /_/ Non /_/
Q5- Drépanocytaire Oui /_/ Non /_/
Q6- VIH Oui /_/ Non /_/
6- ATCD chirurgicaux
Q1- calcul urétral Oui /_/ Non /_/
Q2- orchidectiomie Oui /_/ Non /_/
Q3- Retrécissence urétral Oui /_/ Non /_/
Q4- Rupture urétrale Oui /_/ Non /_/
Q5- Hernie inguinale infectée Oui /_/ Non /_/
Q6- Hydrocèle Oui /_/ Non /_/
Q7- Césarienne Oui /_/ Non /_/
7- ATCD urologique
Q1- Pollakiurie Oui /_/ Non /_/
Q2- brûlure mictionnelle Oui /_/ Non /_/
Q3- Bilharziose urinaire Oui /_/ Non /_/
Q4- gonococcie Oui /_/ Non /_/
Q5- urétrite Oui /_/ Non /_/
Q6- Dysurie Oui /_/ Non /_/
Q7- Retentions aiguë d’urine Oui /_/ Non /_/
Q8- Pyurie Oui /_/ Non /_/
8- Examen urologique
Q1- douleur lombaire Oui /_/ Non /_/
Q2- douleur hypogastrique Oui /_/ Non /_/
Q3 douleur au niveau herniaire Oui /_/ Non /_/
Q4- fistule urétérostomie Oui /_/ Non /_/
Q5- suppuration scrotale Oui /_/ Non /_/
Q6- douleur périnéoscrotale Oui /_/ Non /_/
Q7- fistule périnéoscrotale Oui /_/ Non /_/
Q8- nécrose périnéoscrotale Oui /_/ Non /_/
Q9- nécrose lombaire Oui /_/ Non /_/
Q10- nécrose étendue Oui /_/ Non /_/
9- Examen complémentaires
9-1 Biologie
Q1- HB diminué ou élevé ou normale
Q2- HT diminué ou élevé ou normale
Q3- LR diminué ou élevé ou normale
Q4- LB diminué ou élevé ou normale
Q5- PLA diminué ou élevé ou normale
Q6- Non fait
9-2 Biochimie
Q1- Glycémie diminue /_/ normale /_/ élevée /_/
Q2- Crédit diminue /_/ normale /_/ élevée /_/
Q3- Lipasémi diminue /_/ normale /_/ élevée /_/
Q4- Amylasemie diminue /_/ normale /_/ élevée /_/
Q5- Test d’Emel fait /_/ non fait /_/
9-3 Bactériologie
Q1- Streptocoque Oui /_/ Non /_/
Q2- Proteus mirabilis Oui /_/ Non /_/
Q3- Proteus startus Oui /_/ Non /_/
Q4- E-Coli Oui /_/ Non /_/
Q5- Staphylocoque Oui /_/ Non /_/
Q6- clostriduim Oui /_/ Non /_/
Q7- Culture stérile fait /_/ non fait /_/
9-4 Imagerie
Q1- ASP Oui /_/ Non /_/
Q2-UIV Oui /_/ Non /_/
Q3- Echographie Oui /_/ Non /_/
Q4- Urétrographie Oui /_/ Non /_/
Q5- T D M Oui /_/ Non /_/
Q6- Non fait Oui /_/ Non /_/
15- Traitement
15-1- Médical /_/
Q1- Triple ATB /_/
Q2- double ATB /_/
Q3- Oxygénothérapie
15-2-chirrurgical
1- C R O
Q1- nécrosectomie limitée /_/
Q2- nécrosectomie étendue /_/
Q3- Tunnélisation /_/
Q4- Aucun geste /_/
Q5- Autres à préciser /_/
2- Dérivation
Q1- sonde urinaire /_/
Q2- cystosyomie /_/
Q3colostomie /_/
Nom : Diallo
Prénom : Adama Toutou
Titre de la thèse : Gangrène de Fournier
Etude clinique et thérapeutique Dans le service de
Chirurgie <<A>> du C.H.U du Point G
Année Universitaire : 2006- 2007
Pays d’origine : Mali
Lieu de dépôt : Bibliothèque de la Faculté de médicine, de Pharmacie et
d’Odonto-stomatologie
Secteur d’intérêt : chirurgie
Résume : nous avons mené cette étude rétrospective, descriptive sur une
période allant de Mars 2003 à Novembre 2006.
La GF est une pathologie fréquente chez les hommes avec 96,3%.
Le diagnostic est clinique.
Les examens radiologie peuvent être effectués dans le but de chercher une
étiologie.
Le traitement est médicochirurgical, et le geste est fonction des différentes
formes cliniques.
Dans notre étude, la nécrosectomie économe était la plus effectuée avec
69,5%.
La cicatrisation par méthode conservatrice était la plus 78,2%.
On n’a pas observé de décès parmi les malades opérés dans notre étude.
L’infection par VIH peut devenir dans les jours à venir le facteur
prédisposant dans la survenue de la gangrène.
Mots clés : facilite nécrosante / gangrène de Fournier / appareil génital.
SERMENT D’HIPPOCRATE
Admis à l’intérieur des maisons, mes yeux ne verront pas ce qui s’y passe,
ma langue taira les secrets qui me seront confiés et mon état ne servira pas à
corrompre les mœurs, ni à favoriser le crime.
Je ne permettrai pas que des considérations de religion, de nation, de race, de
parti ou de classe sociale viennent s’interposer entre mon devoir et mon
patient.
Je le jure !!!