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Feuillet 2 F

Travail de la terre

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Guide des Pratiques de conservation en grandes cultures

Impacts sur les propriétés


du sol, les cultures
et l’environnement
Module 2 – Travail du sol
FEUILLET 2-F

Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
Impacts sur les propriétés du sol . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
Matière organique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
Activité biologique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
Température du sol . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
Fertilité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
Structure du sol . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
Profil du sol . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
Impacts sur les cultures . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
Développement des cultures . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
Rendement des cultures . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
Impacts sur l’environnement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
Ruissellement et érosion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
Lessivage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
Pour en savoir plus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12

Introduction
Ce feuillet vise à mieux faire connaître les avantages et les inconvénients de
chacun des principaux types de travail du sol, à savoir le travail convention-
nel, le travail réduit, le semis direct et la culture sur billons (1). Il présente leurs
impacts sur les propriétés du sol, les cultures et l’environnement.

Impacts sur les propriétés du sol


Le travail du sol a des impacts sur ses propriétés physiques, chimiques et bio-
logiques. Plus particulièrement, il affecte :
• sa densité (compaction) ;
• son aération ;
• sa température ;
• son activité biologique ;
• sa teneur en matière organique ;
• sa structure ;
• sa fertilité.

1. Le lecteur trouvera davantage d’information sur ces systèmes de travail du sol en consultant les feuillets

,
du module 2 spécifiques à chacun d’eux.

La réalisation de ce feuillet a été rendue possible grâce au


Programmed’aide à l’innovation technologique de l’Entente auxiliaire
Canada-Québec pour unenvironnement durable enagriculture. 2-F page 1
Qu’entend-on par « propriétés du sol » ?
Les propriétés du sol influencent directement la croissance et le rendement des cultures. On distingue les pro-
priétés physiques, chimiques et biologiques. Le tableau ci-dessous présente les principaux éléments et
caractéristiques du sol associés à chacune d’elles.

Propriétés physiques Texture (minéralogie), structure, eau du sol (disponibilité et mobilité),


porosité (aération), température, couleur.

Propriétés physiques Matière • Réserve d’azote et d’autres éléments nutritifs pour les plantes
et chimiques organique • Réserve de nourriture pour la microfaune
et la microflore du sol.
• Maintien de la structure du sol.

Propriétés chimiques Disponibilité • La réaction du sol (pH).


des éléments • La teneur en éléments nutritifs (majeurs, secondaires
Les systèmes de travail nutritifs et mineurs) totaux et disponibles.
du sol qui minimisent • Capacité d’échange cationique (CEC).
l’enfouissement de
résidus favorisent Propriétés biologiques Vie • Recyclage de la matière organique et des éléments nutritifs.
l’accroissement de la microbienne • Symbiose (ex. : bactéries fixatrices d’azote et mycorhizes).
teneur en matière
organique de la couche
de sol près de la surface
Matière organique
ENVIROSOL

Le type de travail du sol a un effet important sur la distribution verticale de


la matière organique dans le profil. Ainsi, le labour profond conduit à une
homogénéisation de la matière organique et, donc, à une réduction de sa
teneur dans la couche de surface de sol. Il tend aussi à accélérer la décom-
position microbienne de la matière organique en favorisant l’aération du sol
et le bris des agrégats. Les systèmes de travail du sol minimisant l’enfouis-
sement des résidus favorisent, quant à eux, l’accroissement de la teneur
en matière organique dans les premiers centimètres près de la surface. Cette
accumulation de matière organique dans la couche superficielle ou à la
surface du sol a une incidence directe sur l’état biologique et physique de
cette couche. Les principaux impacts du travail du sol sur la matière
organique peuvent être résumés ainsi.

Pour le travail conventionnel

Le labour avec une charrue à versoirs entraîne un retournement de la couche


superficielle de sol. Les impacts sont :
• des résidus de culture placés en profondeur ;
• une baisse de la teneur en matière organique du sol en surface et
dans le profil labouré ;
• une homogénéisation de la teneur en matière organique de la
couche labourée après plusieurs années d’utilisation du labour.

Pour le travail réduit, le semis direct et la culture sur billons

Kverneland inc. • Accroissement de


la teneur en matière
organique dans
les premiers
centimètres de sol.

Travail réduit du sol


à l’aide d’un chisel

Coopérative fédérée
de Québec (White)

2-F page 2 Guide des Pratiques de conservation en grandes cultures


Activité biologique

Diverses études sur l’activité biologique effectuées pour différents types de


travail du sol ont démontré que :
• l’activité biologique dans la couche superficielle du sol est géné-
ralement moins intense en système de travail conventionnel (labour)
qu’en système de travail réduit, de semis direct ou de culture
sur billons ;
• les sols sous travail réduit (chisel, pulvériseur à disques lourds, etc.)
ont une activité biologique intermédiaire, c’est-à-dire située entre les
activités biologiques observées pour le semis direct et celles pour le
travail conventionnel.

L’activité biologique de la couche superficielle du sol est donc favorisée par


les types de travail du sol qui concentrent, dans cette couche, la matière
organique.

Les figures du bas de la page présentent les résultats de deux études et per-
mettent de comparer les différents types de travail du sol en termes d’activité
biologique.

10
Biomasse totale des vers
de terre des populations
8 d’Aporrectodea et de
Lumbricus sous trois
6 types de travail du sol.
Site de La Pocatière, sol
4 argileux, orge (5 années)
(Desforges, 1996)
2

Labour Chisel Semis direct

350 Biomasse
microbienne du sol
(couche 0-8 cm)
A. Comparaison entre semis direct et labour
conventionnel, rotation maïs-soya (4 années), 300 A B estimée en carbone (C)
site de Saint-Alexandre, loam sableux
(D. Angers et S. Thibaudeau,
non publié).
B. Comparaison entre culture sur billons 250
et labour conventionnel, maïs-soya
(5 années), site de l’Acadie, loam sablo-
argileux (D. Angers, G. Tremblay et L. Robert,
non publié). 200
Labour Semis direct Labour Billon

Dans une autre étude réalisée en Montérégie en 1995 et 1996 L’importance de la biomasse
(Leroux et al., 1998 ; Simard et al., 1996), la biomasse microbien- microbienne
ne mesurée en culture sur billons était plus élevée que sous
• Elle contribue au recyclage des
travail conventionnel, et ce, dans les deux couches de sol 0-10 et
éléments nutritifs ;
10-20 cm, lorsque les systèmes étaient établis sur du loam argi-
• elle joue un rôle majeur dans la
leux. Dans les argiles, la biomasse microbienne était plus élevée
décomposition des résidus, dans la
dans le système sur billons, seulement dans la couche 0-10 cm.

,
stabilisation de la structure et dans
Il n’y avait pas de différence significative entre les deux systèmes
la dégradation des pesticides.
dans la couche 10-20 cm sur les argiles.

Guide des Pratiques de conservation en grandes cultures 2-F page 3


Cette étude a aussi permis de constater que la culture sur billons, en
Les mycorhizes, c’est quoi ? comparaison avec le travail conventionnel du sol, favorise le développement
Les mycorhizes sont des champi- des mycorhizes. Comme le montre le tableau 1, le potentiel mycorhizien ainsi
gnons microscopiques naturelle- que la longueur du mycélium (filaments microscopiques des champignons)
ment présents dans plusieurs types ont été presque deux fois plus grands en culture sur billons. Ces résultats
de sol qui sont étroitement associés confirment ceux obtenus dans d’autres études (Hamel et al., 1994; Evans et
aux racines de plantes. Leur pré- Miller, 1990) qui ont démontré que les pratiques culturales qui brassent ou
sence : retournent le sol ont un effet néfaste sur les réseaux de filaments formés par
• favorise une meilleure assimi- les mycorhizes. En travail réduit, en semis direct et en culture sur billons, ces
lation de certains éléments nutri- derniers sont généralement plus développés, ce qui aurait comme consé-
tifs dont le phosphore ; quence de favoriser l’assimilation du phosphore.
• accroît la tolérance des cultures
face aux maladies et au manque
Tableau 1. INFLUENCE DU TRAVAIL DU SOL SUR LE POTENTIEL MYCORHIZIEN
d’eau ;
ET LA LONGUEUR DU MYCÉLIUM DANS LES SOLS CULTIVÉS EN BILLONS
• contribue à la stabilité structurale ET DE FAÇON CONVENTIONNELLE (1995)
du sol grâce aux réseaux de fila-
ments (hyphes) qu’ils forment Système Potentiel mycorhizien (%) Longueur du mycélium (mm)
dans les sols.
Culture sur billons 65,3 31,3

Travail conventionnel 35,1 16,7

Leroux et al., 1998

Température du sol

Le réchauffement du sol peut varier selon le type de travail, car ce dernier a


un impact, entre autres, sur le pourcentage de couverture de résidus. Plus la
couverture de résidus est importante, plus le réchauffement et l’assèchement
du sol sont ralentis. Aussi, plus le sol est humide, plus les températures
mesurées sont basses. Enfin, l’aération plus ou moins temporaire à la suite du
travail du sol contribue également à son réchauffement.

L’impact des résidus se produit de trois façons :


• ils agissent comme un écran qui diminue ou empêche le réchauffe-
ment direct du sol par les rayons du soleil ;
• ils créent une barrière qui limite l’évaporation de l’eau du sol ;
• ils retiennent une quantité d’eau importante.
Un sol travaillé est donc susceptible de se réchauffer plus rapidement qu’un
Filaments sol, de même texture, sous semis direct.
de mycorhizes
(à gauche)
sur une racine En semis direct,
(à droite) le réchauffement du sol
vis-à-vis des rangs est
Chantal Hamel, favorisé si on utilise
Université McGill
un semoir muni d’un
tasse-résidus

ENVIROSOL

2-F page 4 Guide des Pratiques de conservation en grandes cultures


Fertilité

Dès les premières années de travail réduit, de semis direct ou de


culture sur billons, l’activité biologique devient substantielle-
ment plus intense. La dynamique des éléments nutritifs associés
aux processus biologiques, tels l’azote (N) et le phosphore (P),
est alors profondément bouleversée.

Azote

Pour tout élément nutritif, un nouvel équilibre entre ses diffé-


rentes formes dans le sol va s’établir, mais seulement après une
période de transition qui peut durer de 3 à 5 ans. Durant cette
période, l’apport en azote du sol peut être moindre, principale-
ment à cause d’une dominance des microorganismes de la déni-
trification et de l’immobilisation de l’azote. Par la suite, une
nouvelle dynamique s’établit et les populations de microorganismes
Incorporation d’engrais
deviennent plus importantes et plus diversifiées. L’amplitude de ces effets au sol à l’aide d’un
reste à déterminer, mais il n’est pas exclu que la quantité d’azote à fournir par équipement conçu pour
les engrais puisse être révisée à la baisse. le travail en bandes

Phosphore ENVIROSOL

La dynamique du P, c’est-à-dire l’équilibre entre les différentes formes de P


dans le sol et le poids relatif de chacune d’entre elles, est très différente en
culture sur billons et en semis direct comparativement au travail conven-
tionnel. Quant à lui, le travail réduit produit des effets intermédiaires. Ces
changements se font graduellement et affectent généralement de façon
positive la quantité de P disponible dans le sol et ses prélèvements par les
cultures. Sommairement, les phénomènes suivants peuvent se produire :

1. Un enracinement plus complet, plus fin, favorisé par l’effet


bénéfique sur la structure, qui devrait faciliter l’assimilation de P, une
fois le démarrage de la culture complété.

2. Un accroissement de la quantité de phosphore disponible dans la


solution du sol qui peut s’expliquer par :
- une plus grande minéralisation nette du P organique provenant
des résidus, des matières organiques fraîches, etc. ;
- une fixation du P minéral réduite.

3. L’augmentation des réseaux d’hyphes de mycorhizes


favorise l’assimilation du phosphore.

Stratification des éléments

L’absence de labour amène une accumulation des éléments


relativement peu mobiles, comme le phosphore, dans les
premiers 10 cm du profil. Quant au potassium, plus mobile dans
le profil, spécialement sur des sols à faible capacité d’échange
cationique (CEC), il peut migrer plus profondément, et la
stratification est alors moins probable.

Pratiques de fertilisation

Malgré l’effet du travail du sol sur les propriétés physiques et biologiques, les
Disque monté sur un
doses totales d’éléments fertilisants recommandées ne sont généralement
semoir permettant
pas différentes en semis direct et en culture sur billons par rapport à celles en

,
d’appliquer l’engrais
travail conventionnel. À long terme, cependant, certaines observations per- sous la surface du sol
mettent de croire que la fourniture en azote et en phosphore par le sol peut
augmenter et conduire à une réduction des besoins en apports d’éléments Coopérative fédérée de Québec
(White)
par des engrais.

Guide des Pratiques de conservation en grandes cultures 2-F page 5


L’effet des pratiques de conservation sur la dynamique des éléments tend à
atténuer les effets négatifs de la stratification du phosphore et du potassium.
Il n’en demeure pas moins que le placement de tous les engrais sous la
couche de résidus, dans certains cas plus en profondeur, est essentiel pour
une absorption efficace des éléments.

Dans la culture du maïs, le recours à un engrais de démarrage est recom-


mandé en semis direct et en culture sur billons, principalement pour contrer
l’effet des plus basses températures.

Structure du sol

Comparaison du travail conventionnel avec le semis direct


et la culture sur billons

De nombreuses études (Angers et al., 1993) ont montré que la stabilité de la


Il faut généralement quelques structure du sol de surface est généralement plus grande dans les champs en
années après l’adoption du semis semis direct et en culture sur billons que dans ceux travaillés de manière
direct ou de la culture sur billons conventionnelle (labour). Les principales raisons pouvant expliquer cet effet
avant que l’effet bénéfique sur la sont que :
structure du sol ne se fasse sentir. • le labour fait diminuer la quantité de matière organique en surface ;
• l’activité biologique est plus faible en surface à la suite du labour ;
• l’action mécanique du labour brise les agrégats formant la structure
du sol ;
• la présence abondante de vers de terre en semis direct et en culture
sur billons favorise le développement d’un réseau de galeries et de
pores qui améliore la structure du sol.

La figure suivante montre la différence entre le diamètre des agrégats


contenus dans un sol soumis à différentes pratiques culturales. Le diamètre
moyen des agrégats permet d’évaluer la structure du sol: plus il est élevé,
plus la structure est stable.

Diamètre moyen 2,8


A B
des agrégats stables 2,6
du sol dans la couche
de surface (0-8 cm) 2,4
A. Comparaison entre semis direct et labour
2,2 conventionnel, maïs (4 années), site
de Saint-Sébastien, loam argileux
(D. Angers et S. Thibaudeau, non publié).
2,0
B. Comparaison entre culture sur billons et
1,8 labour conventionnel, maïs-soya (5 années),
site de l’Acadie, loam sablo-argileux
(D. Angers, G. Tremblay et L. Robert, non publié).
1,6
Labour Semis direct Labour Billon

De plus, le semis direct et la culture sur billons ont l’avantage :


Rappelez-vous • de nécessiter moins de passages de la machinerie aux périodes où
Un sol avec une bonne structure le sol est le plus humide, c’est-à-dire à l’automne et au printemps ;
résiste mieux aux agents de dégra- • de ne pas engendrer de semelles de labour.
dation tels que l’érosion et la com-
paction.

2-F page 6 Guide des Pratiques de conservation en grandes cultures


Comparaison entre le travail conventionnel
et le travail réduit

En travail réduit, les taux d’agrégats stables sont souvent


similaires à ceux observés sous labour à cause de la destruction
des agrégats sous l’action des équipements de travail du sol, et
ce, malgré que cette pratique favorise l’accumulation de la
matière organique à la surface.

Notons néanmoins qu’en profondeur, les effets bénéfiques du


chisel ou du pulvériseur à disques lourds (offset) se font sentir.
En effet, contrairement au labour, la circulation du tracteur en
surface permet de limiter le tassement du sol à l’horizon
travaillé. Ce tassement peut par la suite être enrayé par l’action
mécanique de l’équipement de travail du sol. Dans le cas du
labour conventionnel, le fait que la roue du tracteur se trouve au
fond du sillon de labour favorise le tassement du sol au-delà de
la couche de labour. L’action des outils de travail du sol ne peut
donc pas remédier à ce tassement.

Profil de sol montrant


Le travail du sol et la compaction une zone compactée

Sous l’effet de cisaillement et de compression que produit le travail du sol ou la André Brunelle, MAPAQ

circulation de la machinerie, il peut se produire une déformation et un bris des


agrégats. Les vides du sol sont alors réduits par le resserrement des agrégats et par
le fait que de petites particules, issues de la fragmentation d’agrégats, viennent s’y
loger. Il en résulte alors un sol plus massif et de faible porosité.
Les pratiques de conservation qui améliorent la structure du sol, telles que le semis
direct ou la culture sur billons, assurent une certaine protection contre la compaction
des sols.

Profil du sol

Puisque plusieurs propriétés du sol sont modifiées par le type de travail du


sol, un profil de sol différent se développe donc selon qu’il s’agisse de travail
conventionnel, de travail réduit, de semis direct ou de culture sur billons.
L’amélioration des propriétés du sol et, par conséquent, du profil, par la
réduction du travail, se produit de façon graduelle sur plusieurs années.
Généralement, dans le cas d’une transition du travail conventionnel au semis
direct, il faut compter de 3 à 5 ans avant de percevoir des effets significatifs
sur le profil du sol. Le tableau 2 résume les principaux phénomènes et carac-
téristiques présents dans chaque cas.

Le fait de semer aux mêmes endroits année après année, comme c’est le cas en cultu-
re sur billons et souvent aussi en semis direct, conduit à une amélioration importante
des propriétés du sol dans les rangs par rapport à celles dans les entre-rangs.

,
Guide des Pratiques de conservation en grandes cultures 2-F page 7
Tableau 2. IMPACTS DU TRAVAIL DU SOL SUR LE PROFIL
Système de travail
du sol Description du profil

Semis direct • Volume important de racines près de la surface ;


et culture • la pénétration en profondeur d’une partie du système racinaire est favorisée
sur billons par le fait que la continuité des macropores ou des canaux creusés par les vers
de terre n’est pas brisée par le passage d’un outil de travail du sol ;
• les résidus de culture ne sont pas enfouis mais laissés en surface.

Travail réduit • Faible risque de développer un horizon induré, ce qui favorise la pénétration
en profondeur des racines ;
• enfouissement partiel des résidus de culture ;
• il y a des résidus en surface.

Travail • Enfouissement complet ou presque des résidus de culture ;


conventionnel • très faible couverture de résidus;
• répartition des résidus dans tout le profil;
• création possible d’un horizon induré :
- semelle de lissage due au passage du soc ;
- semelle de labour due au poids des outils et de la machinerie ;
• système racinaire peut être confiné à l’horizon de labour, si présence
d’un horizon induré.

2-F page 8 Guide des Pratiques de conservation en grandes cultures


Impacts sur les cultures
La section précédente montre que la réduction ou l’élimination
du travail a des impacts positifs sur plusieurs propriétés du sol
(matière organique, activité biologique, structure), mais qu’elle
peut résulter en un réchauffement et en un assèchement plus
lents au printemps. De plus, la couche arable n’est plus homo-
généisée. Quels impacts ces changements ont-ils sur les
cultures ? Les lignes qui suivent apportent quelques éléments de
réponse quant aux effets sur le développement des cultures et
sur leur rendement.

Développement des cultures

Culture de maïs
Les études visant à vérifier l’impact du type de travail du sol sur
établie par semis
le développement des cultures ont donné des résultats souvent direct et montrant
divergents. Toutefois, il en ressort qu’en semis direct, le déve - une bonne croissance
loppement des cultures est parfois plus lent que lorsque le
sol a été travaillé, et ce, particulièrement en présence de sols ENVIROSOL

froids et humides et sous les latitudes les plus nordiques


(ex. : l’émergence et la sortie des croix du maïs peuvent retarder
de quelques jours sous ces conditions).

Rendement des cultures

Les facteurs déterminants pour l’atteinte de bons rendements


sont nombreux et ne se limitent pas uniquement aux effets du
système de travail du sol. Le succès dans l’adoption d’une
nouvelle façon de faire repose en bonne partie sur des facteurs
humains. Ainsi, dans une transition vers un nouveau système
de travail du sol, l’atteinte de bons rendements dépend souvent
des efforts et de l’attention qui seront mis pour apprendre les
particularités de la technique et pour planifier les opérations
ainsi que de la compréhension de la globalité du système. Culture en
semis direct
Parmi les autres facteurs importants, il y a aussi les conditions
ENVIROSOL
du sol et les rotations. Par exemple, les chances de succès du
semis direct et de la culture sur billons sont réduites si le sol est
mal drainé ou compacté. Aussi, le suivi effectué dans le cadre
du projet GR-MAX a démontré un effet positif des rotations sur
les rendements.
Pour une transition réussie…
La réduction du travail du sol favorise l’obtention de bons ren- 1. Se renseigner.
dements de par les impacts qui peuvent en résulter dont, en
2. Planifier.
particulier, la diminution de l’érosion, le développement d’une
bonne structure, l’amélioration de l’infiltration et de l’utilisation 3. Avoir une vision globale
de l’eau et la diminution de l’évaporation. Lorsque la technique (bien maîtriser chacun des divers
est bien maîtrisée, ces effets positifs contrebalancent générale- facteurs de production et tenir
ment les effets négatifs, comme un réchauffement et un res- compte de leurs interactions).
suyage plus lents du sol, ou souvent même les supplantent. 4. Faire une transition graduelle.

Voir le texte sur ce sujet dans


les feuillets 2-C et 2-D.
,
Guide des Pratiques de conservation en grandes cultures 2-F page 9
Impacts sur l’environnement
Le type de travail du sol a des impacts sur la contamination de l’eau par :
• ruissellement ;
• érosion ;
• et lessivage.
Ruissellement et érosion

L’influence du type de travail du sol sur le ruissellement a été démontrée


(Fawcett et al., 1994.) En comparaison avec le travail conventionnel, les
réductions de volumes d’eau de ruissellement suivantes ont été obtenues :
• 69 % pour le chisel ;
• 42 % pour la culture sur billons ;
• 70 % pour le semis direct.
L’impact du travail du sol et de la couverture de résidus laissée à la surface
sur l’érosion hydrique est démontré par les données du tableau 3.

Tableau 3. COUVERTURE DE RÉSIDUS ET RÉDUCTION DE L’ÉROSION HYDRIQUE


PAR RAPPORT AU TRAVAIL CONVENTIONNEL POUR DIVERS TYPES
DE TRAVAIL DU SOL ET DIVERSES CULTURES(1)

La couverture Réduction
Type de
de résidus laissée Type de travail du sol Couverture de résidus (%) de l’érosion
résidus
à la surface du sol par l’eau (%)
contribue de manière
Maïs- • Un passage de chisel, un passage 35 74
importante à réduire grain de cultivateur, semis.
le ruissellement • Deux passages de pulvériseur 21 72
et l’érosion à disques, semis.
• Culture sur billons. 34 86
ENVIROSOL
• Semis direct. 39 92

Soya • Un passage de chisel, un passage 7 32


de cultivateur, semis.
• Un passage de pulvériseur 8 26
à disques, semis.
• Un passage de cultivateur, semis. 18 46
• Semis direct. 27 64

Blé • Un passage de chisel, un passage 29 72


de cultivateur, semis.
• Semis direct. 86 96

Tiré de Agriculture et Agroalimentaire Canada et ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation de


l’Ontario (1993)
1. Chacun des scénarios est comparé au travail conventionnel: labour conventionnel (charrue à
versoirs), 2 passages de cultivateur dans le cas du maïs et du soya et un passage dans le cas du
blé, semis.

2-F page 10 Guide des Pratiques de conservation en grandes cultures


Moins de ruissellement et
moins d’érosion = moins de perte d’éléments nutritifs…

L’adoption de pratiques de conservation réduisant le ruisselle-


ment et l’érosion se traduit par une diminution des pertes
d’éléments nutritifs dans les eaux de surface, comme le montre
le tableau 4. Ce tableau présente les résultats d’une étude indi-
quant une diminution importante des pertes de sol et d’éléments
nutritifs en travail réduit et en culture sur billons.

Moins de ruissellement et
moins d’érosion = moins de perte d’herbicides…

En situation de travail réduit, de culture sur billons ou de semis


direct, les pertes par ruissellement et érosion d’herbicides
solubles et / ou liés aux particules de sol sont généralement plus
faibles qu’en situation de travail conventionnel, surtout dans les cas où ils
Érosion hydrique
sont appliqués avant la levée de la culture et des mauvaises herbes. Fawcett après la fonte de
et al. (1994) soulignent que la présence de résidus réduit en général les pertes la neige sur un sol
de pesticides solubles par ruissellement de surface, principalement parce non protégé par des
qu’ils diminuent le volume d’eau de ruissellement transportant les pesticides. résidus de culture

ENVIROSOL

Tableau 4. COMPARAISON DES PERTES DE NUTRIMENTS SOUS FORMES SOLUBLES


ET PARTICULAIRES ENTRE TROIS SYSTÈMES DE TRAVAIL DU SOL
(STATION DE RECHERCHE DE SAINT-LAMBERT-DE-LAUZON)
Type de travail Pertes Azote Azote Phosphore Phosphore
du sol de sol soluble total soluble total
(t / ha) (kg/ha) (kg/ ha) (kg/ha) (kg/ ha)

Conventionnel 6,6 3,5 19,9 0,08 3,9

Travail réduit (chisel) 1,5 1,8 4,0 0,08 1,1

Billons 1,8 2,4 4,9 0,1 1,4

Adapté de Bernard et al. (1996)

Lessivage

L’eau souterraine peut être contaminée par le lessivage à travers le profil de


sol d’éléments fertilisants et d’herbicides solubles, notamment. Par ailleurs,
les gains environnementaux procurés par les formes réduites de travail du sol
quant à la qualité de l’eau souterraine sont plus ou moins évidents. En effet,
il est possible que l’amélioration de la structure des sols que l’on constate
sous travail réduit, semis direct ou culture sur billons puisse conduire à
une meilleure infiltration de l’eau et avoir pour conséquence d’augmenter les
pertes par lessivage.

Les études sur le lessivage des herbicides à travers le sol présentent des
résultats ambigus. Ainsi, certains travaux démontrent qu’il y avait plus
de lessivage d’herbicides en situation de travail réduit comparativement au
travail conventionnel, alors que d’autres études ne montrent aucun effet
apparent. Les études à venir fourniront sûrement davantage de précisions sur
le sujet.

,
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