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Cours Sur Les Opérations de Paie

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GESTION DE LA PAIE

La paie est la somme d'argent versée à une personne physique en échange d'un travail effectué.
La paie fait l'objet d'un calcul et est formalisée par un document appelé bulletin de salaire ou
fiche de paie.

Objectifs du cours 1

• Permettre aux étudiants d’étudier, d’appréhender, et d’analyser les spécificités de la


gestion pratique et fiscale de la paie

• Acquérir les techniques pour calculer et élaborer les fiches de paie

• Décortiquer les mécanismes de calcul permettant de passer, étape par étape, du salaire
brut au salaire net à payer

• Comprendre l’importance des déclarations sociales et fiscales et du respect des dates de


dépôt

Le Mode de calcul du salaire

• Le salaire calculé au temps

• Le salaire calculé à la tâche ou à la pièce

Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
Le salaire calculé à la tâche ou à la pièce

• Procédures ou formalités

• Fixation des normes de rendement


2

• Calcul de la rémunération

• Majoration de la rémunération

• Paiement particulier des rémunérations

• Information et Contrôle

ARRETE MINISTERIEL n° 35 en date du 5 janvier 2005 fixant les normes et modalités


de rémunération à la tâche ou à la pièce

Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
Le salaire calculé à la tâche ou à la pièce

✓ Procédures ou formalités
• Peut être proposé dès l’embauche

• Ecrit obligatoire
3
• Peut être également proposé en cours de contrat en cas de nécessités
économiques de l’entreprise

✓ Fixation des normes de rendement

• Les normes objectives et précises de ce mode de rémunération sont


déterminées suivant une étude menée par l’employeur, avec
l’assistance des délégués du personnel et l’Inspecteur du Travail du
ressort au besoin.

• Cette étude doit indiquer la moyenne de pièces ou de tâches à fixer


par les parties contractantes en fonction de la branche d’activité.

✓ Calcul de la rémunération

Le salaire d'un travail à la tâche ou à la pièce doit être calculée de


telle sorte qu‘il procure au travailleur de capacité moyenne et
travaillant normalement, un salaire au moins égal à celui du
travailleur rémunéré au temps effectuant un travail analogue,
à condition que le travailleur intéressé ait atteint la moyenne
préfixée.

Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
Le salaire calculé à la tâche ou à la pièce

✓ Majoration de la rémunération
L’employeur fixera un seuil au-delà duquel la rémunération sera
majorée. Les taux de majoration doivent être fixés d’accords parties.

✓ Paiement particulier des rémunérations 4

Pour un travail à la tâche ou à la pièce dont l’exécution doit durer


plus d’une quinzaine de jours, les dates de paiement peuvent être
fixées de gré à gré, mais le travailleur doit recevoir chaque quinzaine
des acomptes correspondant au moins à 90 % du salaire minimum
et être intégralement payé dans la quinzaine qui suit l’exécution du
travail.

✓ Information et Contrôle

• Obligations pour l’employeur d’afficher à ses bureaux ou au lieu de


paie du personnel les taux minima de salaire, ainsi que les
conditions de rémunération (nombre de pièces, tarifs, temps alloués,
etc.)

• L’employeur tiendra un bordereau ou livre ou état de moyenne des


salaires des ouvriers rémunérés pour chaque poste à parapher par
l’Inspecteur du Travail.

• La moyenne prévue sera dégagée au moins une fois par trimestre.

Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
Le salaire calculé au temps

C’est le salaire calculé, en fonction de la durée de travail effectif

(heures, journée, semaine, mois …)

✓ Pour les travailleurs rémunérés à l’heure

• L’horaire normal journalier est 6h 40mn


Les 1h 20 mn suivant le
• Pour le temps supplémentaire temps normal journalier
donne une majoration de
15% du salaire horaire
Au-delà des 1h 20mn le
salaire horaire est
majoré de 40 %

• Allocation de congé égale au 12ième du salaire journalier

✓ Pour les travailleurs rémunérés au mois

3 méthodes sont retenues

Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
Le salaire calculé au temps

GAINS

RETENUES

Le Paiement du salaire

✓ Les règles de forme

• Le salaire doit être payé en monnaie ayant cours légal au Sénégal

• Le paiement de tout ou partie du salaire, en alcool ou en boissons alcoolisées, est


formellement interdit

• Le paiement de tout ou partie du salaire en nature est également interdit

• La paie est faite, sauf cas de force majeure, sur le lieu de travail et pendant les
heures de travail

• Le temps passé à la paie est considéré comme temps de travail et rémunéré


comme tel

Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
• Pour le travailleur journalier, payer chaque avant la fin de la journée

• Pour le salarié payé au mois, 8 jours après la fin du mois travaillé

• Pour les paiements à la quinzaine, 4 jours après la quinzaine de travail

• Pour les paiements hebdomadaires, 2 jours après la fin de la semaine de


travail

✓ La preuve du paiement

• Tout paiement du salaire doit faire l’objet d’une pièce justificative dite bulletin de
paie

• Toutes les mentions portées sur le bulletin de paie sont obligatoirement


reproduites, à l’occasion de chaque paiement des salaires, sur un registre dit
registre des paiements

• A l’occasion de chaque paie, ce registre, comme le bulletin de paie lui-même, est


émargé par chaque travailleur intéressé

Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
Chapitre 1ier : SALAIRE ET INDEMNITES

SECTION I : LE SALAIRE DE BASE ET SES ACCESSOIRES

I - LE SALAIRE DE BASE

Le salaire de base est l’élément essentiel de la rémunération, il sert de référence


pour le calcul de plusieurs accessoires. 8
Il est prévu soit par une convention collective, une classification des emplois où
chaque emploi est rattaché à une catégorie et chaque catégorie un salaire minimum ;
soit par un règlement.
Le salaire de base d’un emploi correspond ainsi au salaire minimum de la
catégorie.
Le salaire peut - être fixé entre l’employeur et le salarié dans le respect de
certaines règles, à savoir le respect du salaire minimum légal.
Le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) est de 209,10 FCFA
l'heure.
NB : La durée légale de base est de 40 heures / semaine ; 173,33 heures /mois ou de
tout autre temps admis en équivalence.

II- LES ACCESSSOIRES IMPOSABLES DU SALAIRE DE BASE

1– Le sursalaire

Il vient compléter le salaire de base. Il permet aux organisations d’assurer une


certaine compétitivité au plan salarial. Fixé librement, après négociation, entre
l’employeur et l’employé, le sursalaire constitue un droit acquis. Toute action de
l’employeur devant le modifier ou le supprimer doit être accompagnée du
consentement du salarié.
Le sursalaire peut en principe être augmenté d’une manière indéfinie.
Toutefois, si le travailleur jouit d’une augmentation de son salaire, décidée
librement par son employeur, le sursalaire peut faire l’objet de diminution afin de
compenser la hausse du salaire catégoriel augmenté, c’est une position dégagée par la
jurisprudence.

Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
2 – Les heures supplémentaires

« Les heures effectuées au – delà de la durée légale hebdomadaire, ou de


la durée considérée comme équivalente, donne lieu à une majoration de
salaire. » Art. L. 138 du C. T.

A ce principe légal, des dérogations ont apportées pour les travailleurs ayant un
temps de présence au travail plus long du fait :
• Soit des périodes d’inactivités (les équivalences)
• Soit à des travaux complémentaires ou préparatoires (les heures de 9
prolongation permanente)
Ces cas de prolongations ne donnent pas droit à une majoration du salaire.

Le tableau des équivalences

BRANCHES D’ACTIVITES PERSONNEL CONCERNE EQUIVALENCE

Débits de boissons, cafés, Cuisiniers 45 h


restaurants et hôtels Autres personnels que cuisiniers 50 h
Porteurs, bagagistes, coursiers 56 h

Bagagistes, manutentionnaires, personnels d’escale, chauffeurs de Variable de 40 à 48


cars et de tourisme, infirmières heures

Entreprises de transport Personnel d’accueil et de comptoir, personnel des stations « arrivées et 42 h


et de travail aériens départs » lorsqu’elles sont distinctes des agences garçons de bureau
Variable de 40 à 48
Personnel de gardiennage, surveillance et incendie heures

Conduite et surveillance des machines et appareils


Si 1 ou 2 ouvriers sont occupés par poste 60 h
Entreprises de
Si 3 ouvriers sont occupés par poste 48 h
production de transport
A condition que dans l’un et l’autre cas, les travailleurs bénéficient
et de distribution
d’un congé supplémentaire d’une semaine par an. Ces équivalences
d’énergie électrique
ne peuvent outre s’appliquer qu’aux travailleurs masculins adultes.

Toutes branches
d’activités sauf les Gardiens, personnels de surveillance, personnels des services 56 h
entreprises de transport d’incendies
et travail aériens
Commerces de détail des
marchandises autres que Personnel affecté à la vente 42 h
les denrées alimentaires

Etablissement de vente
au détail des denrées Personnel affecté à la vente 46 h
alimentaires

Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
Boulangerie 46 h
Personnel affecté à la vente

Personnel affecté à la vente :


Si l’établissement accorde 2 journées de repos par semaine 45 h
Etablissements de vente
au détail de pâtisserie Si l’établissement accorde en sus du repos hebdomadaire la ½ journée 44 h
de repos le dimanche après – midi

Si l’établissement n’accorde qu’un jour de repos par semaine 43 h 30

Pharmacie vendant au Personnel affecté à la vente :


détail Si l’établissement occupe plusieurs employés 42 h
Si l’établissement n’occupe qu’un employé 44 h 10

Magasins et salons de Dakar et Saint – Louis 50 h


coiffure Autres localités du Sénégal 52 h

Brasserie, fabriques Personnel occupé exclusivement au démoulage de la glace 45 h


d’eau et de boissons (travailleurs masculins adultes)
gazeuses, de glace
artificielle

Hôpitaux et Personnel autre que médecins, chirurgiens, dentistes, pharmaciens, 45 h


établissements internes, externes, sages-femmes.
hospitaliers

❖ Le décompte des heures supplémentaires

Le décompte des heures supplémentaires se fait dans le cadre de la semaine (Du


lundi à 00 heure au dimanche à minuit). Il s’effectue chaque semaine même pour le
travailleur payé au mois.
L’employeur ne peut procéder à une compensation entre les heures normales et
celles supplémentaires d’une semaine à une autre.
Par conséquent le travailleur peut faire moins de 173, 33 heures dans le mois et
bénéficier d’heures supplémentaires
Par contre il peut arriver que le travailleur arrête au-delà des heures de descente
sans bénéficier d’heures supplémentaires. Tout dépassement d’horaire journalier
n’ouvre pas droit au paiement d’heures majorées.
Toute heure accomplie au-delà des 40 heures par semaine n’est pas forcément une
heure supplémentaire, le régime d’équivalence, de récupération et prolongation
constituent des exceptions au principe.

Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
❖ La rémunération des heures supplémentaires (Art. 41 CCNI)

Les heures supplémentaires sont rémunérées avec une majoration du salaire réel.
Par salaire réel, il faut comprendre le salaire de base auquel sont ajoutés les diverses
primes liées à la nature du travail (Sursalaire, prime de risque, d’astreinte…) ;
exclusion est faite aux primes ayant un caractère de remboursement de frais
(transport, déplacement, panier….) et celles étant liées à l’ancienneté, assiduité,
expatrie ment.
Sont prévues sur le salaire horaire du travailleur, les majorations suivantes :
11
- 15 % pour les 8 premières heures supplémentaires de la semaine effectuées
les jours ouvrables
- 40 % pour les heures effectuées au – delà des 8 premières heures
supplémentaires
- 60 % pour les heures effectuées les jours ouvrables, la nuit de 22 heures à 5
heures
- 60 % pour les heures effectuées les jours de repos hebdomadaires et fête
légale de 5 heures du matin à 22heures
- 100 % pour les heures effectuées les nuits de repos hebdomadaire et de fête
de 22 heures à 5 heures du matin.

3 – La prime d’ancienneté (Art. 45 CCNI)

Elle est inscrite dans toutes les conventions collectives. La prime d’ancienneté
sanctionne la durée passée par le travailleur en entreprise quelque soit le lieu
d’emploi.
La prime d’ancienneté est égale à 2% du salaire minimum catégoriel de l’ensemble
des heures effectuées sans majoration par le salarié après 2 ans de présence effective
en entreprise.

4 – la gratification

La gratification traitée dans ce cas de figure et celle ayant un caractère de salaire;


c’est à dire :
o la gratification relevant d’un contrat, d’une convention ou d’un accord
d’établissement
o la gratification résultant d’un usage (Constance – Fixité – Généralité)

Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
III- LES ACCESSOIRES NON IMPOSABLES DU SALAIRE (Les
remboursements de frais)

1– L’indemnité de déplacement

Bénéficiaire : le travailleur obligé de se déplacer pour des raisons professionnelles,


hors de son lieu habituel d’emploi pour une durée inférieure ou égale à 6 mois
et à condition que ce déplacement génère des dépenses supplémentaires pour ce
travailleur.

Les modalités d’attribution et les taux de cette indemnité : 12

Pour les employés ou ouvriers :

- 6 fois le taux du salaire horaire de base de la catégorie, lorsque le


déplacement engendre la prise d’un repas principal hors du lieu habituel
d’emploi,
- 8 fois le taux du salaire horaire catégoriel lorsque le déplacement
engendre la prise de deux repas principaux
- 10 fois le taux du salaire horaire catégoriel lorsque le déplacement
entraîne le couchage en plus de la prise de deux repas principaux

Pour les agents de maîtrise, techniciens et assimilés :

- 5 fois le taux du salaire horaire de base de la catégorie pour la prise d’un


repas principal
- 8 fois le taux du salaire horaire de base de la catégorie pour la prise de
deux repas principaux
- 10 fois le taux du salaire horaire catégoriel lorsque le déplacement
entraîne le couchage en plus de la prise de deux repas principaux

Pour les ingénieurs, cadres et assimilés :

Sur présentation des factures ou toute autre pièce justificative, les


remboursements sont effectués. De commun accord avec le travailleur, l’employeur
peut décider de l’allocation d’un forfait.

Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
2 – L’indemnité de transport

Bénéficiaire : Cette indemnité vient compenser les débours effectués par le


travailleur pour assurer son déplacement de son domicile à son lieu de travail. Son
taux actuel est fixé à 20.800 FCFA

3 – La prime de panier

Cette prime compense les débours effectués par le travailleur pour pouvoir se
restaurer à son lieu de travail du fait des contraintes horaires.
13
La prime de panier est égale à 3 fois le SMIG horaire (Salaire Minimum
Interprofessionnel Garanti) : 339,814 f x 3 = 1019 f

Elle est due dans les cas suivants :

• 6 heures de travail de nuit entre 22h et 5h du matin


• 10 heures de travail ininterrompues
• 3 heures en plus de l’horaire normal

NB : Le versement de cette prime ne porte pas obstacle au paiement des indemnités


d’heures supplémentaires.
Cette prime n’est pas versée aux gardiens concierges (56heures hebdo.) et aux
travailleurs qui la perçoivent en nature.

SECTION II : LES AVANTAGES

I – Les avantages en nature

Les équipements et services qui sont mis gratuitement à la disposition du


salarié pour son usage personnel, sont appelés avantages en nature. Les plus
courants sont le logement, la nourriture, la voiture, le téléphone, la domesticité, l’eau,
l’électricité.

Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
TABLEAU DES AVANTAGES EN NATURE
(Evaluation fiscale forfaitaire mensuelle)
Logement

Par pièce d’habitation principale région de Dakar 33.500 FCFA

Chefs lieux régions autres que Dakar 20.000 FCFA

Reste du Sénégal 13. 000 FCFA

Domesticité
14
Gardien jardinier 61.700 FCFA

Cuisinier, Maître d’hôtel 92.500 FCFA

Autres gens de maison 35.600 FCFA

Eau 10.500 FCFA

Electricité 30.200

FCFA

Nourriture Valeur réelle

Véhicule de fonction < ou = 11 CV 26.000 FCFA

Véhicule de fonction > 11 CV 77.500 FCFA

Téléphone 67.000 FCFA

Cette évaluation est mensuelle, elle doit être prise en compte dans l’assiette de
calcul de l’impôt sur le revenu des personnes physiques.
Lorsque l’employeur prélève sur le salaire du travailleur une retenue
représentant la valeur de remboursement d’un avantage en nature consenti, cette
retenue est déduite de l’évaluation forfaitaire ci – dessus, seule la différence entre dans
la base d’imposition.
Lorsqu’une indemnité en espèces est versée en lieu et place d’un avantage en
nature, l’indemnité est intégralement comprise dans la base d’imposition en lieu et
place de l’évaluation forfaitaire.

II – Les avantages sociaux

Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
La mise en place de ces avantages sociaux résulte d’un contrat entre le chef
d’entreprise et ses salariés.

1. La participation
Cet accord conduit à affecter une partie du bénéfice à la constitution d’une
réserve spéciale de participation destinée à être répartie entre les salariés à l’issue
d’une période d’indisponibilité où les sommes sont placées.

2. L’intéressement
L’intéressement est une rémunération collective présentant un caractère 15
aléatoire et résultant d’une formule de calcul liée aux résultats et aux performances de
l’entreprise.

3. L’épargne salariale
Système d’épargne collectif ouvrant aux salariés de l’entreprise la faculté de
participer avec l’aide de celle-ci à la constitution d’un portefeuille de valeurs mobilières
Il peut être établi :
- Soit à l’initiative du chef d’entreprise
- Soit entre le chef d’entreprise et les organisations syndicales
représentatives
- Soit au sein du comité d’entreprise
- Soit à la suite de la ratification à la majorité des deux tiers du
personnel

4. L’actionnariat
Recouvre tous les dispositifs visant à favoriser la participation des salariés au
capital de leur entreprise, grâce à l’achat d’actions :
- privatisations
- Stock-options
- Achat d’actions en direct
Le développement de l’actionnariat salarié présente un intérêt financier
(augmentation des fonds propres de l’entreprise) et managérial : le fait d’être
actionnaire de leur entreprise peut renforcer le sentiment d’appartenance et
d’implication des salariés

Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
5. Les stocks options
Ce mécanisme, purement facultatif, consiste pour une entreprise, à offrir aux
membres de son personnel salarié (ou à certains d’entre eux) la faculté de souscrire ou
d’acheter des actions de la société à un certain prix, fié au jour où l’option est
consentie.
Les bénéficiaires disposent, pour lever leur option, d’un délai pendant lequel le
prix d’option ne varie pas en principe. Ainsi, en cas de hausse de la valeur de l’action,
une plus-value peut être acquise.
16
Les stocks options représentent un risque nul pour le salarié et des gains
potentiels extrêmement importants. Les plans d’options permettent de fidéliser les
salariés, en leur imposant un délai avant la levée d’option. Ils sont également un
facteur de reconnaissance

6. Les fonds de pension


Sous forme de plan épargne retraite, la loi a introduit en 1997 un régime de
retraite géré en capitalisation permettant la création de fonds de pension

Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
REMUNERATIONS VERSEES
EN CAS DE SUSPENSION OU RUPTURE DE CONTRAT DE TRAVAIL

Section I – LES ALLOCATIONS EN CAS DE SUSPENSION DE CONTRAT

I. Les congés
17
Tout travailleur a droit à un congé payé après 12 mois de service effectif, c’est à
dire période accompli chez le même employeur dans le respect de l’horaire de
l’entreprise.
Toutefois, il est important de préciser que certaines périodes d’absences ne sont
pas déductibles de la période de service effectif ou période de référence ; il s’agit :
o Des absences pour accident de travail ou maladie professionnelle
o Des absences pour congé de maternité
o Des absences dans la limite de 6 mois pour maladie non professionnelle
o Les permissions exceptionnelles autorisées (art. 18 de la CCNI)

On distingue le congé principal et les congés supplémentaires.

1– le congé principal

• Le décompte du nombre de jours de congé


Conformément au code du travail, le congé principal se calcule sur la base de 2
jours ouvrables par mois de service effectif.
Nombre total de jours de congé = 2 x Nombre de mois que compte la période de
référence ou service effectif.

NB : Mois de service : C’est un mois de travail de date à date.


Exemple : un travailleur recruté le 10 février 2006 aura effectué un mois de
service le 10 mars 2006.

Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
Sont assimilées à un mois de service les périodes équivalentes :
- à quatre semaines de travail
- 24 jours de travail (horaire hebdomadaire de travail sur 6 jours)
- 20 jours de travail (horaire hebdomadaire de travail sur 5 jours)
- 22 jours de travail (horaire hebdomadaire de travail sur 5,5 jours)

Service effectif : c’est le travail effectué par le travailleur chez le même employeur
dans le cadre de l’horaire défini dans l’entreprise.
Période de référence : Période comprise entre la dernière date de retour congé et la 18
veille de départ des nouveaux congés ou la date d’embauche à la veille de départ en
congé.

• L’allocation du congé principal


Elle est égale au douzième des montants perçus durant la période référence,
exception faite des remboursements de frais et des prestations en nature liées
accessoirement à l’emploi ou des indemnités forfaitaires en tenant lieu.
En accord avec son employeur, le travailleur peut jouir d’un report de sa date
départ en congé, mais la durée de service effectif ou période de référence ne peut
dépasser 3 ans.
En cas de report, le travailleur doit obligatoirement jouir d’un congé de 6 jours
ouvrables par an

2 – Le congé supplémentaire

❖ Les congés supplémentaires liés à l’ancienneté (art. 70 CCNI)


1 jour ouvrable après 10 ans de service
2 jours ouvrables après 15 ans de service
3 jours ouvrables après 20 ans de service
7 jours ouvrables après 25 ans de service

❖ Les congés supplémentaires pour les mères de famille


1 jour ouvrable par an pour chaque enfant de moins de 14 ans (art L. 148 du C. trav.)
2 jours ouvrables par enfant à charge si elle a moins de 21 ans au dernier jour de la
période référence

Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
2 jours ouvrables par enfant mineur à charge à compter du 4ième si elle a plus de 21
ans au dernier jour de la période référence (Art. 70 CCNI)

❖ Les congés supplémentaires pour les gardiens concierges


15 jours supplémentaires en sus du congé normal

❖ Les congés supplémentaires pour les titulaires de la médaille du travail


1 jour supplémentaire par an
19
• L’allocation des congés supplémentaires : Elle est égale à l’allocation du
congé principal que multiplie le nombre jours ouvrables de congé
supplémentaire sur le nombre de jours ouvrables de congé principal.

II. Les allocations versées en cas de maladie ou d’accident

A. L’allocation de maladie ou d’accident non professionnel

Cette allocation est versée à tout travailleur dont le contrat est suspendu pour
cause de maladie ou d’accident non professionnel.

Elle est déterminée comme suit :

Ancienneté dans l’entreprise Montant et durée des indemnisations

Plein salaire pendant 1 mois


Présence < à 1 an
Demi – salaire pendant 3 mois

Plein salaire pendant 1 mois


De 1 à 5 ans de présence
Demi – salaire pendant 4 mois

- Plein salaire pendant 2 mois


Plus de 6 ans de présence
- Demi – salaire pendant 5 mois

Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
B. Allocations d’accidents du travail et de maladie professionnelle

En cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle entraînant une


suspension du contrat du travail, le travailleur est aussi bien indemnisé par la caisse
de sécurité sociale que par son employeur.

Suivant la nature de l’incapacité engendrée par les lésions lors de la maladie ou


de l’accident professionnel, la caisse de sécurité dispose de 2 types d’allocations :
20
l’allocation versée pendant l’incapacité temporaire et celle versée pendant l’incapacité
permanente.

❖ L’allocation versée pendant l’incapacité temporaire

A partir du 1er jour qui suit l’arrêt de travail la caisse verse des indemnités
journalières :
▪ ½ journée de travail pour chacun des 28 premiers jours
ouvrables ou non
▪ 2/3 de journée de travail pour les jours ouvrables ou non à partir
du 29e jour d'arrêt de travail
Le salaire journalier est le salaire journalier moyen perçu par le travailleur pendant les
30 jours précédant l’accident non compris les indemnités ayant un caractère de
remboursement de frais.

❖ L’allocation versée pendant l’incapacité permanente.

Elle est versée lorsque l’incapacité observée partielle ou totale est permanente. Ainsi,
après une évaluation de cette incapacité, une détermination du taux est faite.
De ce fait la caisse de sécurité sociale alloue à la victime une rente
Lorsque l’incapacité n’empêche pas au travailleur de conserver son emploi, ce
dernier percevra en plus de cette rente, son salaire.

Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
III. Les allocations de congé de maternité

Durant toute cette période elle reçoit de la caisse de sécurité des indemnités
équivalentes aux salaires.

Section II - LES INDEMNITES EN CAS DE RUPTURE DU CONTRAT

Plusieurs motifs peuvent être à l’origine de la rupture du contrat. On peut 21


citer :
• la démission du travailleur
• le licenciement pour faute lourde
• le licenciement pour faute grave
• le licenciement pour faute légère
• le licenciement pour motif économique
• le départ à la retraite
• la rupture à l’amiable
• l’expiration du contrat à durée déterminée sans proposition de renouvellement
par l’employeur.
• La rupture du contrat pendant l’essai ou l’expiration de celui – ci
• Le décès

❖ LE PREAVIS
Il peut être notifié par la partie qui prend l’initiative de la rupture.

• Durée :
Travailleurs mensuels exécutants : 1 mois ; agents de maîtrise : 2 mois ; Cadres
et assimilés : 3 mois
Quand le travailleur est en période de préavis, il bénéficie de 2 jours par semaine pour
la recherche d’un nouvel emploi. Le préavis prend fin dès que l’intéressé trouve un
emploi.

Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
• Organisation du préavis :
Il est organisé selon l’accord des parties. Les parties se conviennent de
l’organisation du préavis. Les jours de liberté peuvent être globalisés et octroyé en fin
de préavis, comme ils peuvent être pris chaque semaine. Au cas où il n’y a pas
d’accord chacune des parties fixe un jour de son choix. A défaut d’exécuter le préavis,
la partie qui ne l’exécute pas, paie une indemnité compensatrice.

IND. COMP. PREAVIS = Salaire brut - Prestations à caractère de remboursement


de frais 22

A -Démission
Indemnités dues : le préavis à la charge du travailleur.
La jurisprudence accorde le préavis et l’indemnité de licenciement si la démission est
motivée par des manquements de l’employeur.

B – Licenciement pour faute lourde


Indemnités dues : Aucune

C – Licenciement pour faute grave

Indemnités dues : Préavis + indemnité de licenciement

Indemnités de licenciement : Elle représente, pour chaque année de service


effectif, un pourcentage du salaire moyen des douze derniers mois d’activités.
L’article 80 de la CCNI prévoit ainsi par année de service :
• Pour chacune des 5 premières années 25 % du salaire moyen mensuel
• Pour chacune des 5 années suivantes 30 % du salaire moyen mensuel
• Pour chacune des années au – delà de la 10e année, 40% du salaire moyen
mensuel

Le décompte doit tenir compte des fractions d’années.

D – Le licenciement pour motif économique

Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
Indemnités dues : Préavis + indemnité de licenciement + indemnité spéciale
d’un mois de salaire brut

E – Le départ à la retraite

Indemnités dues : Indemnités de départ à la retraite payées au moment où le


travailleur a atteint l’âge prévu pour son départ à la retraite (60e anniversaire du
travailleur ou au 31 décembre de l’année correspondant à son 60e anniversaire) 23
L’indemnité de départ à la retraite est calculée de la même manière que
l’indemnité de licenciement
• Pour chacune des 5 premières années 25 % du salaire moyen mensuel
• Pour chacune des 5 années suivantes 30 % du salaire moyen mensuel
• Pour chacune des années de la 11ième au 20ième, 40% du salaire moyen
mensuel
• Pour chacune des années au – delà de la 20ième, 50% du salaire moyen
mensuel

F – La rupture amiable
Par accord des parties

G – L’indemnité de fin contrat à durée déterminée


Bénéficiaires : les travailleurs engagés par contrat de travail à durée
déterminée dont les relations contractuelles ne se poursuivent pas.

Montant de l’indemnité : Aux termes de l’article L.47 du code du travail,


l’indemnité de fin de contrat est égale à 7% de la rémunération totale brute due au
travailleur pendant la durée du contrat.
Par rémunération totale brute il faut comprendre le salaire de base et tous les
accessoires du salaire versés en contrepartie du travail fourni, exclusion faite des
indemnités représentatives d’un remboursement de frais.

L’indemnité de fin de contrat est due :

Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
• En cas de cessation du contrat à l’échéance de son terme
• En cas de non renouvellement du contrat à l’initiative de l’employeur ou du
travailleur
• En cas de rupture anticipée du contrat par l’employeur, non motivée par la faute
lourde du travailleur
• En cas de résolution judiciaire du contrat aux torts de l’employeur

L’indemnité de fin de contrat n’est pas due au travailleur :


• Lorsque le travailleur occupe un emploi journalier, saisonnier ou de docker 24

• Lorsqu’il remplace un autre travailleur absent temporairement conformément


aux cas de suspension légale du contrat de travail
• Lorsqu’il est engagé par une entreprise relevant d’un secteur d’activité
déterminé où il est d’usage de ne pas recourir au contrat à durée indéterminée
• Lorsqu’il refuse d’accepter la conclusion d’un contrat à durée indéterminée pour
occuper le même emploi ou un emploi similaire assorti d’un salaire au moins
égal
• En cas de rupture anticipée due à l’initiative du travailleur ou motivée par sa
faute lourde

H – La rupture du contrat pendant l’essai ou à l’expiration de celui – ci


Indemnités dues : Aucune

I – Le Décès
Indemnités dues : Indemnités de décès = Indemnités de licenciement + 1 mois
de salaire de base

Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
Chapitre 3 : LES RETENUES SUR LE SALAIRE ET LES CHARGES PATRONALES

Section I - LES RETENUES OBLIGATOIRES ET LES CHARGES SOCIALES

I - Les retenues au titre du régime de retraite

Il existe 2 types de régimes

1– Le régime général

25
Personnes concernées: Tous les travailleurs salariés régis par le code du travail.
Assiette de calcul : la rémunération brute jusqu’à concurrence d’un plafond de
432.000 fcfa, exclusion faite des remboursements de frais
Taux de cotisation : le taux de cotisation total est de 14% sur l’assiette, réparti comme suit :
5,6 % à la charge du travailleur et 8,4% à celle de l’employeur.

2 – Le régime complémentaire cadre

Personnes concernées: Tous les travailleurs salariés cadres et assimilés.


Assiette de calcul : la rémunération brute jusqu’à concurrence d’un plafond de
1.296.000 fcfa, exclusion faite des remboursements de frais
Taux de cotisation : le taux de cotisation total est de 6% sur l’assiette, réparti comme suit :
2,4 % à la charge du travailleur et 3,6% à celle de l’employeur.
Cette cotisation est retenue en même temps que celle du régime général.

II – Les retenues au titre du régime de la maladie

Personnes concernées: Tous les travailleurs salariés régis par le code du travail.
Assiette de calcul : la rémunération brute jusqu’à concurrence d’un plafond de
250.000 FCFA, exclusion faite des remboursements de frais
Taux de cotisation : le taux de cotisation total entre 4 et 15 % sur l’assiette, réparti comme
suit : entre 2 et 7,5% à la charge du travailleur et entre 2 et 7,5% à celle de l’employeur.
Ces cotisations permettent la prise en charge des membres cotisants et de leurs ayants
droits, victimes de maladie non professionnelles.

III – Les retenues fiscales

Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
Deux types d’impôts sont retenus sur le salaire :

• IR : l’impôt sur le revenu


• TRIMF : La taxe représentative de l’impôt minimum fiscal

❖ L’Impôt sur le Revenu

Assiette de calcul : la rémunération brute incluant les avantages en nature et excluant


les remboursements de frais (art. 96 CGI)
26

Calcul de l’IR : L’IR est obtenu par la détermination préalable de deux droits : le droit
proportionnel et le droit progressif.

 La détermination du droit progressif

o L’assiette du droit progressif

Elle est égale au salaire brut annuel déduction faite de l’abattement forfaitaire de
900.000 FCFA. Le montant obtenu doit être taxé de façon progressive pour chaque
tranche dans ce tableau ci – dessous (Barème) ; sachant que ce montant doit être la borne
supérieure.
Barème

Borne inférieure Borne Supérieure Taux Montants


630 001 1 500 000 20% 174 000
1 500 001 4 000 000 30% 750 000
4 000 001 8 000 000 35% 1 400 000
8 000 001 13 500 00 37% 2 034 500
13 500 001 ………………. 40% ……………………..

Montant = (Borne sup. – Borne inf.) * taux correspondant

Le total des montants obtenu du barème ci – dessus, doit servir dans le tableau
d’abattements ci - dessous pour le calcul de l’impôt sur le revenu.

Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
Nombre de parts Taux Minimum Maximum

1 0% 0 0
1.5 10% 100 000 300 000

2 15% 200 000 650 000


2.5 20% 300 000 1 100 000
3 25% 400 000 1 650 000

3.5 30% 500 000 2 030 000

4 35% 600 000 2 490 000


4.5 40% 700 000 2 755 000
5 45% 800 000 3 180 000 27

Au total des montants obtenus du barème, on applique le taux correspondant au nombre


de parts du salarié du tableau ci-dessus. Le montant obtenu appelé Réduction pour charge
de famille doit être compris entre les valeurs minimum et maximum de la ligne du taux ayant
servi de calcul.

Impôt sur le revenu = Montant obtenu du barème – Montant (Réduction pour Charge de
famille)

NB : Cet impôt est annuel, pour avoir le mensuel il faut le diviser par 12.

Le droit sénégalais en matière d’imposition sur le revenu tient compte des charges de
famille par conséquent le contribuable est doté d’un nombre de parts dépendant de sa
situation matrimoniale

Les personnes à charge du contribuable sont :

- Le conjoint ne disposant pas de revenu


- Les enfants du contribuable à condition qu’ils soient mineurs, âgés de moins
de 25 ans s’ils étudient ou infirmes
- Les enfants orphelins ou abandonnés pris en charge conformément au code
de la famille
- Les enfants sous puissances paternelles déléguées

Ainsi le nombre de part est augmenté d’une demi-part pour chaque enfant en charge. Ce
nombre ne pouvant pas dépasser 5 parts par contribuable.

Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
NB : L’enfant majeur infirme est compté pour une part entière.

❖ LA TRIMF

Assiette de calcul : la rémunération brute incluant les avantages en nature et excluant les
remboursements de frais.

Les tarifs de la TRIMF, conçu en catégorie selon la rémunération.

CATEGORIE REMUNERATION BRUTE MONTANT TRIMF


28
Catégorie exceptionnelle = ou > à 12 000 000 FCFA 18 000 FCFA

1ière Catégorie De 2 000 000 à 12000 000 FCFA 6 000 FCFA

2ième Catégorie De 1 000 000 à 2 000 000 FCFA 4 800 FCFA

3ième Catégorie De 600 000 à 1 000 000 fcfa 3 600 FCFA

4ième Catégorie < à 600 000 FCFA 900 FCFA

L’homme est, en général considéré comme chef de famille, par conséquent la TRIMF est
établie à sa charge et il est imposé au taux correspondant à sa catégorie, pour lui même et
pour chacune de ses épouses non salariées.

Section II – La régularisation

Elle s’effectue par référence au barème annuel des impôts et des taxes retenues à la
source sur les salaires.

• Objet de la régularisation :
- Tenir compte des possibles variations des salaires.
- Tenir compte des changements de situation de famille intervenus au-delà du
1er janvier de l’année.

• Opérations de régularisation :

 Régularisation portant sur l’année :


Il s’agit de faire le total des montants bruts imposables perçus, puis vérifier si le total
des retenues mensuelles d’impôts effectuées correspond à celui fixé par le barème annuel.

Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
La différence entre cet impôt annuel fixé par le barème et le total des retenues
mensuelles opérées représente :
- Soit le complément d’impôt à retenir
- Soit le complément d’impôt à restituer
 Régularisation portant sur moins de 12 mois:

- 1ière étape : Ramener à l’année les montants imposables perçus par le salarié : c’est
diviser ces montants perçus par le nombre de mois rémunéré et multiplié le résultat
obtenu par 12
29

- 2e étape : Réduire l’impôt donné par le barème annuel et correspondant au montant


annuel déterminé dans la 1ière étape : c’est diviser cet impôt donné par le barème par
12 et multiplier le résultat obtenu par le nombre de mois rémunéré.

- 3ième étape : Comparer le résultat obtenu de cette 2ième étape au total des retenues
d’impôts déjà effectuées.
Par conséquent le principe de régularisation décrite ci-dessus qui est retenu.

Section III – LES CESSIONS DE SALAIRE

Un respect strict des procédures de la cession volontaire de salaire est requis pour le
remboursement des prêts et avances contractés par le travailleur. Ainsi le législateur, dans un
souci de protéger le caractère vital du salaire, a émis la réglementation de la portion
saisissable du salaire.

Cependant, il est important de préciser que les acomptes sur salaire comme les
découverts bancaires ne sont assimilables à des prêts. Ils constituent des parties du salaire
versé au travailleur avant le règlement du salaire déjà acquis par conséquent le montant des
acomptes ou découverts bancaires est déduit de la rémunération due.

Les créanciers n’ont pas une action libre sur la totalité du salaire du travailleur. Seule la
partie appelée quotité saisissable ou quotité cessible peut faire l’objet de retenue pour le
remboursement des prêts consentis.

Le total des retenues ne doit dépasser 2/3 de l’assiette servant de calcul les quotités
saisissables.

Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
Section IV – LES CHARGES SOCIALES DE L’EMPLOYEUR

Organisme
Régime
de Gestion Taux Assiettes Organismes
Plafond de
Prestations Caisse de sécurité
CSS 7% 63 000
familiales sociale
FCFA

1%
Accidents de travail et maladies ou Plafond de
Caisse de sécurité
professionnelles CSS 3% 63 000
sociale
ou FCFA
5%
30
Contribution forfaitaire Direction 3% Salaire brut Direction des
des impôts imposable impôts

Accidents de travail et maladies


non professionnelles IPM 2 et 250 000
IPM
7,5% FCFA

Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
Chapitre 4 : COMPTABILISATION DES OPERATIONS DE PAIE

SECTION I – LES CHARGES DE PERSONNEL

Les charges de personnel représentent une part importante dans l'ensemble des charges supportées
par l'entreprise. Il faut donc savoir à quoi elles correspondent et comment les comptabiliser.

I - Rémunération

• les salaires bruts versés aux salariés


31
- le salaire de base
- les majorations pour heures supplémentaires,
- les congés payés,
- les primes et les indemnités

II - Charges sociales
• les charges sociales dues par l'employeur au profit des organismes sociaux.

- la cotisation pour le régime général de la retraite


- la cotisation pour le régime complémentaire de la retraite
- la cotisation pour le régime de la santé
- les cotisations auprès de la sécurité sociale
- la contribution forfaitaire à la charge de l’employeur

Ces charges patronales sont supportées directement par l'entreprise. Pour mesurer le poids
total des charges de personnel, il faut donc les ajouter à la rémunération brute versée selon la
formule :

charges de personnel = rémunération brute + charges patronales.

SECTION II – LA COMPTABILISATION DE LA PAIE

La comptabilisation de la paie, c’est l’enregistrement comptable de toutes les charges de


personnel : salaires bruts, cotisations salariales et cotisations patronales.

I - Les documents associés aux enregistrements comptables

Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
Pour enregistrer les charges de personnel, l’entreprise utilise les bulletins de paye ou le
livre de paye qui récapitule l’ensemble des payes versées au cours de la période.

II - Les comptes à utiliser

Les comptes de charges Les Natures de l’enregistrement

661 Rémunérations du personnel Salaires bruts + Indemnités

431 Charges de sécurité sociale Charges sociales de l’employeur


32
Les comptes de tiers Les Natures de l’enregistrement
Comptabilise le salaire brut et les retenues
422 Personnel – Rémunérations dues salariales, le solde du compte représente le
salaire net.

431 Sécurité sociale

437 Autres organismes Charges salariales et patronales

421 Personnels – Avances et Acomptes

427 Personnel - Oppositions

III - Les étapes de comptabilisation

L’enregistrement comptable de la paie doit suivre plusieurs étapes :

Etape 1 : comptabilisation des salaires bruts,


661 Rémunération du 422 Personnel
D personnel C D Rémunérations dues C
personnel

Salaires bruts Salaires bruts


+ Indemnités
+ Indemnités

Les salaires bruts + les indemnités sont versés aux salariés et on utilise un compte tiers
(422) pour matérialiser la dette de l’employeur

Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
Etape 2 : comptabilisation des retenues salariales,
422 Personnel
D Rémunérations dues C
personnel

Cotisations
Salariales

33

437 Autres Organismes 421 Personnel


D 431 Sécurité Sociale
C D Sociaux
C D Avances et Acomptes
C

Cotisations Cotisations Cotisations


Salariales Salariales Salariales

Les Cotisations salariales sont prélevées sur le montant dû aux salariés pour être
versés aux organismes sociaux

Etape 3 : comptabilisation des charges patronales,

641 Charges de Sécurité 437 Autres organismes


Sociale et IPM
D C D 431 Sécurité Sociale
C D sociaux
C

Cotisations Cotisations
Cotisations
Patronales Patronales
Patronales

Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI

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