Cours Sur Les Opérations de Paie
Cours Sur Les Opérations de Paie
La paie est la somme d'argent versée à une personne physique en échange d'un travail effectué.
La paie fait l'objet d'un calcul et est formalisée par un document appelé bulletin de salaire ou
fiche de paie.
Objectifs du cours 1
• Décortiquer les mécanismes de calcul permettant de passer, étape par étape, du salaire
brut au salaire net à payer
Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
Le salaire calculé à la tâche ou à la pièce
• Procédures ou formalités
• Calcul de la rémunération
• Majoration de la rémunération
• Information et Contrôle
Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
Le salaire calculé à la tâche ou à la pièce
✓ Procédures ou formalités
• Peut être proposé dès l’embauche
• Ecrit obligatoire
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• Peut être également proposé en cours de contrat en cas de nécessités
économiques de l’entreprise
✓ Calcul de la rémunération
Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
Le salaire calculé à la tâche ou à la pièce
✓ Majoration de la rémunération
L’employeur fixera un seuil au-delà duquel la rémunération sera
majorée. Les taux de majoration doivent être fixés d’accords parties.
✓ Information et Contrôle
Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
Le salaire calculé au temps
Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
Le salaire calculé au temps
GAINS
RETENUES
Le Paiement du salaire
• La paie est faite, sauf cas de force majeure, sur le lieu de travail et pendant les
heures de travail
Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
• Pour le travailleur journalier, payer chaque avant la fin de la journée
✓ La preuve du paiement
• Tout paiement du salaire doit faire l’objet d’une pièce justificative dite bulletin de
paie
Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
Chapitre 1ier : SALAIRE ET INDEMNITES
I - LE SALAIRE DE BASE
1– Le sursalaire
Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
2 – Les heures supplémentaires
A ce principe légal, des dérogations ont apportées pour les travailleurs ayant un
temps de présence au travail plus long du fait :
• Soit des périodes d’inactivités (les équivalences)
• Soit à des travaux complémentaires ou préparatoires (les heures de 9
prolongation permanente)
Ces cas de prolongations ne donnent pas droit à une majoration du salaire.
Toutes branches
d’activités sauf les Gardiens, personnels de surveillance, personnels des services 56 h
entreprises de transport d’incendies
et travail aériens
Commerces de détail des
marchandises autres que Personnel affecté à la vente 42 h
les denrées alimentaires
Etablissement de vente
au détail des denrées Personnel affecté à la vente 46 h
alimentaires
Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
Boulangerie 46 h
Personnel affecté à la vente
Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
❖ La rémunération des heures supplémentaires (Art. 41 CCNI)
Les heures supplémentaires sont rémunérées avec une majoration du salaire réel.
Par salaire réel, il faut comprendre le salaire de base auquel sont ajoutés les diverses
primes liées à la nature du travail (Sursalaire, prime de risque, d’astreinte…) ;
exclusion est faite aux primes ayant un caractère de remboursement de frais
(transport, déplacement, panier….) et celles étant liées à l’ancienneté, assiduité,
expatrie ment.
Sont prévues sur le salaire horaire du travailleur, les majorations suivantes :
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- 15 % pour les 8 premières heures supplémentaires de la semaine effectuées
les jours ouvrables
- 40 % pour les heures effectuées au – delà des 8 premières heures
supplémentaires
- 60 % pour les heures effectuées les jours ouvrables, la nuit de 22 heures à 5
heures
- 60 % pour les heures effectuées les jours de repos hebdomadaires et fête
légale de 5 heures du matin à 22heures
- 100 % pour les heures effectuées les nuits de repos hebdomadaire et de fête
de 22 heures à 5 heures du matin.
Elle est inscrite dans toutes les conventions collectives. La prime d’ancienneté
sanctionne la durée passée par le travailleur en entreprise quelque soit le lieu
d’emploi.
La prime d’ancienneté est égale à 2% du salaire minimum catégoriel de l’ensemble
des heures effectuées sans majoration par le salarié après 2 ans de présence effective
en entreprise.
4 – la gratification
Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
III- LES ACCESSOIRES NON IMPOSABLES DU SALAIRE (Les
remboursements de frais)
1– L’indemnité de déplacement
Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
2 – L’indemnité de transport
3 – La prime de panier
Cette prime compense les débours effectués par le travailleur pour pouvoir se
restaurer à son lieu de travail du fait des contraintes horaires.
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La prime de panier est égale à 3 fois le SMIG horaire (Salaire Minimum
Interprofessionnel Garanti) : 339,814 f x 3 = 1019 f
Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
TABLEAU DES AVANTAGES EN NATURE
(Evaluation fiscale forfaitaire mensuelle)
Logement
Domesticité
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Gardien jardinier 61.700 FCFA
Electricité 30.200
FCFA
Cette évaluation est mensuelle, elle doit être prise en compte dans l’assiette de
calcul de l’impôt sur le revenu des personnes physiques.
Lorsque l’employeur prélève sur le salaire du travailleur une retenue
représentant la valeur de remboursement d’un avantage en nature consenti, cette
retenue est déduite de l’évaluation forfaitaire ci – dessus, seule la différence entre dans
la base d’imposition.
Lorsqu’une indemnité en espèces est versée en lieu et place d’un avantage en
nature, l’indemnité est intégralement comprise dans la base d’imposition en lieu et
place de l’évaluation forfaitaire.
Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
La mise en place de ces avantages sociaux résulte d’un contrat entre le chef
d’entreprise et ses salariés.
1. La participation
Cet accord conduit à affecter une partie du bénéfice à la constitution d’une
réserve spéciale de participation destinée à être répartie entre les salariés à l’issue
d’une période d’indisponibilité où les sommes sont placées.
2. L’intéressement
L’intéressement est une rémunération collective présentant un caractère 15
aléatoire et résultant d’une formule de calcul liée aux résultats et aux performances de
l’entreprise.
3. L’épargne salariale
Système d’épargne collectif ouvrant aux salariés de l’entreprise la faculté de
participer avec l’aide de celle-ci à la constitution d’un portefeuille de valeurs mobilières
Il peut être établi :
- Soit à l’initiative du chef d’entreprise
- Soit entre le chef d’entreprise et les organisations syndicales
représentatives
- Soit au sein du comité d’entreprise
- Soit à la suite de la ratification à la majorité des deux tiers du
personnel
4. L’actionnariat
Recouvre tous les dispositifs visant à favoriser la participation des salariés au
capital de leur entreprise, grâce à l’achat d’actions :
- privatisations
- Stock-options
- Achat d’actions en direct
Le développement de l’actionnariat salarié présente un intérêt financier
(augmentation des fonds propres de l’entreprise) et managérial : le fait d’être
actionnaire de leur entreprise peut renforcer le sentiment d’appartenance et
d’implication des salariés
Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
5. Les stocks options
Ce mécanisme, purement facultatif, consiste pour une entreprise, à offrir aux
membres de son personnel salarié (ou à certains d’entre eux) la faculté de souscrire ou
d’acheter des actions de la société à un certain prix, fié au jour où l’option est
consentie.
Les bénéficiaires disposent, pour lever leur option, d’un délai pendant lequel le
prix d’option ne varie pas en principe. Ainsi, en cas de hausse de la valeur de l’action,
une plus-value peut être acquise.
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Les stocks options représentent un risque nul pour le salarié et des gains
potentiels extrêmement importants. Les plans d’options permettent de fidéliser les
salariés, en leur imposant un délai avant la levée d’option. Ils sont également un
facteur de reconnaissance
Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
REMUNERATIONS VERSEES
EN CAS DE SUSPENSION OU RUPTURE DE CONTRAT DE TRAVAIL
I. Les congés
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Tout travailleur a droit à un congé payé après 12 mois de service effectif, c’est à
dire période accompli chez le même employeur dans le respect de l’horaire de
l’entreprise.
Toutefois, il est important de préciser que certaines périodes d’absences ne sont
pas déductibles de la période de service effectif ou période de référence ; il s’agit :
o Des absences pour accident de travail ou maladie professionnelle
o Des absences pour congé de maternité
o Des absences dans la limite de 6 mois pour maladie non professionnelle
o Les permissions exceptionnelles autorisées (art. 18 de la CCNI)
1– le congé principal
Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
Sont assimilées à un mois de service les périodes équivalentes :
- à quatre semaines de travail
- 24 jours de travail (horaire hebdomadaire de travail sur 6 jours)
- 20 jours de travail (horaire hebdomadaire de travail sur 5 jours)
- 22 jours de travail (horaire hebdomadaire de travail sur 5,5 jours)
Service effectif : c’est le travail effectué par le travailleur chez le même employeur
dans le cadre de l’horaire défini dans l’entreprise.
Période de référence : Période comprise entre la dernière date de retour congé et la 18
veille de départ des nouveaux congés ou la date d’embauche à la veille de départ en
congé.
2 – Le congé supplémentaire
Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
2 jours ouvrables par enfant mineur à charge à compter du 4ième si elle a plus de 21
ans au dernier jour de la période référence (Art. 70 CCNI)
Cette allocation est versée à tout travailleur dont le contrat est suspendu pour
cause de maladie ou d’accident non professionnel.
Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
B. Allocations d’accidents du travail et de maladie professionnelle
A partir du 1er jour qui suit l’arrêt de travail la caisse verse des indemnités
journalières :
▪ ½ journée de travail pour chacun des 28 premiers jours
ouvrables ou non
▪ 2/3 de journée de travail pour les jours ouvrables ou non à partir
du 29e jour d'arrêt de travail
Le salaire journalier est le salaire journalier moyen perçu par le travailleur pendant les
30 jours précédant l’accident non compris les indemnités ayant un caractère de
remboursement de frais.
Elle est versée lorsque l’incapacité observée partielle ou totale est permanente. Ainsi,
après une évaluation de cette incapacité, une détermination du taux est faite.
De ce fait la caisse de sécurité sociale alloue à la victime une rente
Lorsque l’incapacité n’empêche pas au travailleur de conserver son emploi, ce
dernier percevra en plus de cette rente, son salaire.
Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
III. Les allocations de congé de maternité
Durant toute cette période elle reçoit de la caisse de sécurité des indemnités
équivalentes aux salaires.
❖ LE PREAVIS
Il peut être notifié par la partie qui prend l’initiative de la rupture.
• Durée :
Travailleurs mensuels exécutants : 1 mois ; agents de maîtrise : 2 mois ; Cadres
et assimilés : 3 mois
Quand le travailleur est en période de préavis, il bénéficie de 2 jours par semaine pour
la recherche d’un nouvel emploi. Le préavis prend fin dès que l’intéressé trouve un
emploi.
Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
• Organisation du préavis :
Il est organisé selon l’accord des parties. Les parties se conviennent de
l’organisation du préavis. Les jours de liberté peuvent être globalisés et octroyé en fin
de préavis, comme ils peuvent être pris chaque semaine. Au cas où il n’y a pas
d’accord chacune des parties fixe un jour de son choix. A défaut d’exécuter le préavis,
la partie qui ne l’exécute pas, paie une indemnité compensatrice.
A -Démission
Indemnités dues : le préavis à la charge du travailleur.
La jurisprudence accorde le préavis et l’indemnité de licenciement si la démission est
motivée par des manquements de l’employeur.
Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
Indemnités dues : Préavis + indemnité de licenciement + indemnité spéciale
d’un mois de salaire brut
E – Le départ à la retraite
F – La rupture amiable
Par accord des parties
Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
• En cas de cessation du contrat à l’échéance de son terme
• En cas de non renouvellement du contrat à l’initiative de l’employeur ou du
travailleur
• En cas de rupture anticipée du contrat par l’employeur, non motivée par la faute
lourde du travailleur
• En cas de résolution judiciaire du contrat aux torts de l’employeur
I – Le Décès
Indemnités dues : Indemnités de décès = Indemnités de licenciement + 1 mois
de salaire de base
Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
Chapitre 3 : LES RETENUES SUR LE SALAIRE ET LES CHARGES PATRONALES
1– Le régime général
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Personnes concernées: Tous les travailleurs salariés régis par le code du travail.
Assiette de calcul : la rémunération brute jusqu’à concurrence d’un plafond de
432.000 fcfa, exclusion faite des remboursements de frais
Taux de cotisation : le taux de cotisation total est de 14% sur l’assiette, réparti comme suit :
5,6 % à la charge du travailleur et 8,4% à celle de l’employeur.
Personnes concernées: Tous les travailleurs salariés régis par le code du travail.
Assiette de calcul : la rémunération brute jusqu’à concurrence d’un plafond de
250.000 FCFA, exclusion faite des remboursements de frais
Taux de cotisation : le taux de cotisation total entre 4 et 15 % sur l’assiette, réparti comme
suit : entre 2 et 7,5% à la charge du travailleur et entre 2 et 7,5% à celle de l’employeur.
Ces cotisations permettent la prise en charge des membres cotisants et de leurs ayants
droits, victimes de maladie non professionnelles.
Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
Deux types d’impôts sont retenus sur le salaire :
Calcul de l’IR : L’IR est obtenu par la détermination préalable de deux droits : le droit
proportionnel et le droit progressif.
Elle est égale au salaire brut annuel déduction faite de l’abattement forfaitaire de
900.000 FCFA. Le montant obtenu doit être taxé de façon progressive pour chaque
tranche dans ce tableau ci – dessous (Barème) ; sachant que ce montant doit être la borne
supérieure.
Barème
Le total des montants obtenu du barème ci – dessus, doit servir dans le tableau
d’abattements ci - dessous pour le calcul de l’impôt sur le revenu.
Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
Nombre de parts Taux Minimum Maximum
1 0% 0 0
1.5 10% 100 000 300 000
Impôt sur le revenu = Montant obtenu du barème – Montant (Réduction pour Charge de
famille)
NB : Cet impôt est annuel, pour avoir le mensuel il faut le diviser par 12.
Le droit sénégalais en matière d’imposition sur le revenu tient compte des charges de
famille par conséquent le contribuable est doté d’un nombre de parts dépendant de sa
situation matrimoniale
Ainsi le nombre de part est augmenté d’une demi-part pour chaque enfant en charge. Ce
nombre ne pouvant pas dépasser 5 parts par contribuable.
Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
NB : L’enfant majeur infirme est compté pour une part entière.
❖ LA TRIMF
Assiette de calcul : la rémunération brute incluant les avantages en nature et excluant les
remboursements de frais.
L’homme est, en général considéré comme chef de famille, par conséquent la TRIMF est
établie à sa charge et il est imposé au taux correspondant à sa catégorie, pour lui même et
pour chacune de ses épouses non salariées.
Section II – La régularisation
Elle s’effectue par référence au barème annuel des impôts et des taxes retenues à la
source sur les salaires.
• Objet de la régularisation :
- Tenir compte des possibles variations des salaires.
- Tenir compte des changements de situation de famille intervenus au-delà du
1er janvier de l’année.
• Opérations de régularisation :
Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
La différence entre cet impôt annuel fixé par le barème et le total des retenues
mensuelles opérées représente :
- Soit le complément d’impôt à retenir
- Soit le complément d’impôt à restituer
Régularisation portant sur moins de 12 mois:
- 1ière étape : Ramener à l’année les montants imposables perçus par le salarié : c’est
diviser ces montants perçus par le nombre de mois rémunéré et multiplié le résultat
obtenu par 12
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- 3ième étape : Comparer le résultat obtenu de cette 2ième étape au total des retenues
d’impôts déjà effectuées.
Par conséquent le principe de régularisation décrite ci-dessus qui est retenu.
Un respect strict des procédures de la cession volontaire de salaire est requis pour le
remboursement des prêts et avances contractés par le travailleur. Ainsi le législateur, dans un
souci de protéger le caractère vital du salaire, a émis la réglementation de la portion
saisissable du salaire.
Cependant, il est important de préciser que les acomptes sur salaire comme les
découverts bancaires ne sont assimilables à des prêts. Ils constituent des parties du salaire
versé au travailleur avant le règlement du salaire déjà acquis par conséquent le montant des
acomptes ou découverts bancaires est déduit de la rémunération due.
Les créanciers n’ont pas une action libre sur la totalité du salaire du travailleur. Seule la
partie appelée quotité saisissable ou quotité cessible peut faire l’objet de retenue pour le
remboursement des prêts consentis.
Le total des retenues ne doit dépasser 2/3 de l’assiette servant de calcul les quotités
saisissables.
Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
Section IV – LES CHARGES SOCIALES DE L’EMPLOYEUR
Organisme
Régime
de Gestion Taux Assiettes Organismes
Plafond de
Prestations Caisse de sécurité
CSS 7% 63 000
familiales sociale
FCFA
1%
Accidents de travail et maladies ou Plafond de
Caisse de sécurité
professionnelles CSS 3% 63 000
sociale
ou FCFA
5%
30
Contribution forfaitaire Direction 3% Salaire brut Direction des
des impôts imposable impôts
Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
Chapitre 4 : COMPTABILISATION DES OPERATIONS DE PAIE
Les charges de personnel représentent une part importante dans l'ensemble des charges supportées
par l'entreprise. Il faut donc savoir à quoi elles correspondent et comment les comptabiliser.
I - Rémunération
II - Charges sociales
• les charges sociales dues par l'employeur au profit des organismes sociaux.
Ces charges patronales sont supportées directement par l'entreprise. Pour mesurer le poids
total des charges de personnel, il faut donc les ajouter à la rémunération brute versée selon la
formule :
Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
Pour enregistrer les charges de personnel, l’entreprise utilise les bulletins de paye ou le
livre de paye qui récapitule l’ensemble des payes versées au cours de la période.
Les salaires bruts + les indemnités sont versés aux salariés et on utilise un compte tiers
(422) pour matérialiser la dette de l’employeur
Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI
Etape 2 : comptabilisation des retenues salariales,
422 Personnel
D Rémunérations dues C
personnel
Cotisations
Salariales
33
Les Cotisations salariales sont prélevées sur le montant dû aux salariés pour être
versés aux organismes sociaux
Cotisations Cotisations
Cotisations
Patronales Patronales
Patronales
Sources : Le Droit Social en Chiffres (P. M. COLY) ; Le Manuel Pratique de Droit Appliqué du Travail (A.F. DIAKHOUMPA) ; Le Code du Travail du Sénégal ; La CCNI