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LE BÂTON DE MOÏSE
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Livre électronique564 pages6 heuresFrançais

LE BÂTON DE MOÏSE

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Le Bâton de Moïse (Asa-yı Mûsa) est une œuvre fondamentale de la collection Risale-i Nur, écrite par Bediüzzaman Said Nursî. Cette édition révisée se présente comme une réponse incisive aux doutes et objections de ce siècle étrange, offrant une défense robuste contre l'athéisme et l'incroyance absolue. Elle est considérée comme fortement nécessaire pour les gens de foi, de science, les professeurs d'établissements scolaires, ainsi que les récitants et connaisseurs de religion.

L'ouvrage est divisé en deux parties principales:

La "Première Partie: Le Traité du Fruit" est un "fruit" et un "souvenir de la prison de Denizli". Elle comprend onze sujets éclairants, abordant des thèmes cruciaux pour la vie spirituelle et terrestre. Parmi eux, l'importance de la prière pour les deux vies, la nature de la mort comme une transition et la tombe comme une porte vers un monde éternel de bonheur, le bon usage de la jeunesse et ses conséquences, les multiples preuves de l'existence divine et ses attributs à travers l'observation de la nature (la Terre comme un entrepôt, un camp militaire, une ville illuminée), et les bienfaits de la foi en l'au-delà pour la vie personnelle et sociale, dissipant les peurs et les soucis. Le Traité du Fruit expose également la nature indivisible des piliers de la foi et révèle les profondes sagesses derrière les répétitions coraniques, démontrant leur caractère miraculeux et leur pertinence à travers les siècles. Le traité a reçu les éloges des disciples, notant qu'il "dis[sipe] considérablement nos peurs" concernant la mort et l'au-delà.

La "Seconde Partie: Les Preuves de l'Existence de Dieu", également nommée "les Preuves", est une "démonstration extrêmement décisive, puissante, élevée, solide et immense". Cette section débute avec "Le Signe Suprême", une série d'observations d'un voyageur interrogeant l'univers (cieux, atmosphère, pluie, vents, terre, mers, montagnes, arbres, plantes, animaux, humains, prophètes, saints, anges, Coran) pour prouver l'existence et l'unicité de Dieu.

L'ouvrage "condamne à mort l'idée de l'incrédulité provenant du naturalisme", en exposant les "neuf impossibilités" de l'attribution de la création à des causes aveugles ou à la nature, et souligne que chaque chose créée témoigne de la puissance infinie et de la sagesse illimitée d'un Créateur unique. Il aborde la facilité de la création pour un Être omnipotent, la nécessité de la prophétie de Muhammed (pssl) pour expliquer la sagesse divine, et la certitude de la Résurrection, qui est le temps de la récolte de ce monde considéré comme "une terre à ensemencer". La nécessité de la foi en l'au-delà est affirmée comme essentielle pour la vie humaine et sociale, afin d'éviter la déchéance morale et la bestialité. L'œuvre démontre également que le fait de délaisser la prière est une injustice contre soi-même et l'univers, justifiant ainsi les sévères avertissements coraniques.


"Chacune des sciences que vous étudiez parle, continuellement, de Dieu dans son propre langage, elle fait connaître le Créateur. Écoutez-les, plutôt que les professeurs.

Par exemple: supposons une parfaite pharmacie qui possède des électuaires et des antidotes vivifiants préparées avec des mesures extraordinaires et précises dans chacun des flacons, ce qui montre un pharmacien habile, professionnel et sage. À quel point est parfaite et grande, par rapport à la pharmacie du marché, celle du globe terrestre qui contient les électuaires et les antidotes vivifiants des flacons, de quatre cent mille espèces de végétaux et d'animaux, cette pharmacie du globe terrestre montre et fait connaître, aux non voyants à quel point même, le Tout Sage Glorieux, le Pharmacien de la plus grande pharmacie qu'est le globe terrestre selon les critères de la médecine que vous étudiez."
 

LangueFrançais
ÉditeurRNK Nesriyat
Date de sortie19 juin 2025
ISBN9798231686322
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    Aperçu du livre

    LE BÂTON DE MOÏSE - Said Nursi

    PREMIÈRE PARTIE

    (Un fruit de la prison de Denizli)

    C’est une défense contre l’athéisme et contre l’incroyance absolue. Et, c’est une vraie défense durant notre emprisonnement. Car, nous travaillons, seulement, pour cela. Ce traité est un fruit, un souvenir de la prison de Denizli et le produit de deux vendredis.

    Said Nursî

    بِسْمِ اللّٰهِ الرَّحْمٰنِ الرَّح۪يمِ

    فَلَبِثَ فِى السِّج۟نِ بِض۟عَ سِنٖينَ

    Selon le rappel et le mystère de ce verset, le Prophète Joseph (paix sur lui) est le plus sage des prisonniers et la prison devient, en quelque sorte, une école de Joseph.

    Puisque c’est la seconde fois que les disciples de Ri-sale-i Nur, en grand nombre, entrent en prison, en lisant et en faisant lire de brefs résumés, sur des sujets traités et prouvés, par Risale-i Nur, qui parlent de la prison, il faut recevoir une éducation complète, dans cette école, ouverte pour enseignement. Voici, nous allons expliquer cinq ou six de ces résumés.

    PREMIER SUJET

    Comme il est expliqué, dans la Quatrième Parole, notre Créateur nous offre, tous les jours, notre capital de vingt-quatre heures de vie, pour qu’on obtienne les choses nécessaires à nos deux vies, avec ce capital. Si nous consacrons, pour la vie brève de ce monde, vingt-trois heures, si nous ne consacrons pas une heure qui suffit aux cinq prières obligatoires pour la très longue vie de l’Au-delà, c’est une faute déraisonnable et comme sanction de cette faute, on subira la détresse aussi bien du cœur que de l’esprit et cela perturbera notre comportement et nous passerons notre vie dans des ennuis, alors non seulement, nous ne recevrons pas l’éducation nécessaire, plutôt, en agissant contre l’éducation, combien nous serons perdants, il faut faire une comparaison. Si nous consacrons une heure aux cinq prières prescrites, chacune des heures de l’emprisonnement et du malheur prend de la valeur, parfois, celle d’un jour d’adoration et une heure éphémère en des heures éternelles, les soucis liés au coeur et à l’esprit prennent, en partie, fin, et puis, c’est une cause pour le pardon des motifs de l’emprisonnement, par expiation, pour l’acquisition de la rééducation, qui est le but de l’emprisonnement. Nous devons penser combien, c’est une épreuve bénéfique, combien c’est une conversation agréable, qui console nos camarades du malheur.

    Comme il est aussi écrit, dans la Quatrième Parole, si quelqu’un donne quatre ou cinq, sur ses vingt-quatre liras, pour une loterie, un jeu de hasard, de mille liras, au

    quel mille personnes ont participé, s’il ne donne pas un des vingt-quatre liras pour un billet de trésor permanent de joaillerie - or, la chance de gagner mille liras, dans la loterie terrestre, est un millième; car, il y a mille participants-, tandis que, dans la loterie du destin humain de l’Au-delà, selon les informations des cent vingt-quatre mille prophètes, sur ce sujet, confirmées par des informateurs véridiques, tels que des gens saints et des savants purs, en nombre incalculable, dans leurs découvertes spirituelles, la chance de gagner est de 999 sur 1000, pour les croyants qui ont expérimenté un décès heureux; alors, courir vers la première loterie, fuir la seconde, à quel point, c’est agir contre son intérêt personnel, on doit les comparer.

    A ce sujet, les directeurs de prisons, les gardiens en chef, plutôt les dirigeants du pays et les gardiens de la paix devraient être satisfaits de cette leçon de Risale-i Nur. En effet, il est constaté par de nombreuses expériences que la gestion et la discipline de mille personnes pieuses qui pensent à tout moment, à la prison de l’Enfer, c’est plus facile que celles de dix personnes sans prière, sans foi, qui ne pensent qu’à la prison de ce monde, qui ne connaissent ni licite, ni illicite et qui sont, en partie, habituées au vagabondage.

    * * *

    RESUME DU DEUXIÈME SUJET

    Comme il a été bien expliqué, dans le Guide à l’Usage des Jeunes de Risale-i Nur, la mort, qui est aussi sûre et certaine que le jour suivant la nuit et l’automne suivant l’hiver, nous atteindra.

    Puisque cette prison est un lieu passager des invités pour ceux qui y entrent et qui en sortent, continuellement, de même, la surface de la Terre est un hôtel dans lequel les groupes de voyageurs agissent vite pour passer une nuit et continuer leurs routes. La mort qui a vidé chacune des villes cent fois au cimetière a, certai-nement, une demande plus large que la vie.

    Voilà, Risale-i Nur a diagnostiqué et a résolu le mystère de cette vérité impressionnante; son bref résumé est le suivant:

    Etant donné que la mort ne peut être tuée et que la porte de la tombe ne peut être fermée, s’il y a une solution d’être sauvé du bourreau de la fin de la vie et de la cellule solitaire de la tombe, cette inquiétude est le problème le plus important de l’homme, que toute autre chose. Oui, la solution existe et Risale-i Nur a prouvé cette solution, avec le mystère du Coran, comme la solution, deux fois deux font quatre. Voici son bref résumé:

    Soit la mort est aussi bien une annihilation éternelle qu’un trépied qui pendra ses amis et ses proches, soit elle est un certificat de démobilisation, pour entrer dans un autre monde, éternel, dans un palais du bonheur, avec

    l’attestation de la foi. Et, quant à la tombe, soit elle est la cellule obscure, solitaire et un puits sans fond, soit elle est une porte, qui s’ouvre, de ce cachot du monde, à un banquet permanent et éclairé, dans un jardin. Cette vérité a été prouvée, dans le Guide à l’Usage des Jeunes, à travers une parabole; par exemple:

    Des gibets sont posés et installés, dans le jardin de cette prison et derrière le mur contre lequel ces gibets s’appuient, une grande loterie, à laquelle le monde entier a participé, est préparé. Quoi qu’il en soit, sans exception, sans pouvoir nous en sauver, chacun de nous, les cinq cents personnes de cette prison, sera amené, à cette place publique. Partout, des annonces sont faites, pour dire: «Viens chercher ton décret d’exécution et monter au gibet.» ou bien «Prends la décision d’emprisonnement solitaire, permanent et entre dedans, par cette porte ouverte.» ou bien «Bonne nouvelle pour toi, tu as gagné un billet des millions de pièces d’or, viens les recevoir.» Nous voyons, de nos propres yeux, les gens, les uns après les autres, monter ces gibets. Nous observons certains d’entre eux pendus. Au moment où nous avons conscience de cette situation, comme si nous voyions d’autres personnes utiliser les gibets comme des marches et entrer dans le bureau de la loterie, qui est derrière le mur en question, bureau à propos duquel les informations sont données par des hauts fonctionnaires sérieux, deux groupes sont entrés, dans notre prison. Les gens du premier groupe ont, dans leurs mains, des instruments de musique, des boissons alcoolisées et des gâteaux, apparemment, délicieux. Ils ont essayé de nous les faire manger; mais, ces desserts étaient empoisonnés; les démons humains y ont ajouté du poison.

    Les gens de la deuxième communauté ou du deuxième

    groupe portent, dans leurs mains, des écrits instructifs, des plats délicieux et des boissons bénies. Ils en offrent et disent à l’unanimité, tous ensemble, d’une manière sérieuse et certaine: «Si vous prenez et mangez ces plats, offerts, par le premier groupe, pour vous éprouver, vous serez condamnés à la pendaison, comme ceux que vous avez vus. Or, si vous acceptez les cadeaux que nous avons apportés, par le commandement du Souverain de ce pays, à la place de ceux du premier groupe et si vous lisez les prières et les supplications des écrits instructifs, vous serez sauvés de la pendaison. Croyez comme si vous le voyez et croyez aussi clairement que le jour, que chacun de vous recevra le billet gagnant des milliers de pièces d’or, comme faveur seigneuriale, au bureau de la loterie. Si vous consommez les desserts illicites, douteux et empoisonnés, les commandements en question et nous-mêmes vous renseignons, unanimement et certainement que, vous souffrirez des douleurs terribles, même jusqu’au moment de votre exécution.» informent-ils

    Voilà, comme cet exemple, pour les gens de foi et d’adoration, s’ils ont une heureuse fin, un billet du trésor éternel et inépuisable sera sorti de la loterie du destin du genre humain; mais, pour ceux qui continuent, dans la débauche, l’interdit, l’incroyance et le péché -à condition qu’ils ne se repentent pas- auront l’annihilation éternelle (quand ils ne croient pas à l’au-delà) ou auront la cellule de la prison permanente et obscure (quand ils croient à l’immortalité de l’esprit et suivent les vices) ou bien recevront le verdict de la peine à perpétuité, dans une probabilité de cent pour cent, selon les informations données, par cent vingt-quatre mille prophètes qui nous renseignent, avec certitude, en portant, dans leurs mains, des miracles

    innombrables, étant des marques d’attestation, par cent vingt-quatre millions de saints (que leurs mystères soient sanctifiés), qui ont confirmé et attesté les traces, les ombres, comme sur l’écran du cinéma, les nouvelles transmises, par eux, avec découverte et plaisir spirituels et par des milliards de chercheurs, (Note 1) Une de ces recherches de la force collective est Risale-i Nur. Ses fascicules qui réduisent en silence les philosophes les plus obstinés et inflexibles sont disponibles. Tout le monde peut les lire, sans pouvoir les objecter. de «mujtahids» (docteurs de la loi), de savants venus et repartis, qui ont prouvé et confirmé les informations des deux groupes précédents, d’une manière convaincante, avec des preuves certaines, intelligentes et des arguments forts, à travers la pensée et la logique, par consensus et accord général, ceux qui n’écoutent pas les informations données, par des décrets de ces trois grandes communautés, de ces trois groupes des gens véridiques, de ces très hautes et élevées congrégations, étant les commandants sacrés de l’humanité, étant les soleils, les lunes et les étoiles du genre humain, ceux qui ne suivent pas la voie juste qu’ils ont montrée, menant l’homme à la félicité perpétuelle, ceux qui ne prennent pas garde à une autre voie dont la probabilité du danger extrême est de quatre-vingt-dix-neuf pour cent et qui laissent tomber la voie juste, en raison d’une seule information donnée, par une seule personne, en disant que cette voie juste porte le danger et qui agissent, dans une voie longue, ressemblent, sûrement et certainement, à la situation suivante:

    Celui qui abandonne le sentier le plus court, le plus facile, faisant gagner, à cent pour cent, le Paradis et la félicité éternelle, selon d’innombrables messagers bien informés et celui qui choisit le sentier le plus désordonné, le plus long et

    le plus ennuyeux, conduisant, à quatre-vingt-dix-neuf pour cent, à la prison de l’Enfer, au malheur permanent, celui qui abandonne, suite à la probabilité d’une fausse information, donnée par un seul informateur, un chemin court en raison de la probabilité d’un danger sur cent et d’un mois d’emprisonnement, et qui a choisi un long chemin sans bénéfice, sans risque seulement, vus de loin, sans donner d’importance aux dragons terribles, qui l’importunent, en s’occupant des moustiques, ne donnant d’importance qu’à celles-ci, à un tel degré, perd sa raison, son cœur, son esprit et son humanité.

    Puisque telle est la réalité de la situation, nous, les prisonniers, pour nous venger, entièrement, de ce malheur de l’emprisonnement, nous devons accepter les cadeaux du second groupe béni. C’est-à-dire, c’est comme, par exemple, par le plaisir d’une minute de vengeance ou par le plaisir de quelques minutes ou bien d’une ou de deux heures, cette calamité nous a mis, dans une prison, pour quinze et cinq, dix et deux ou trois ans et puis, elle a transformé notre monde en un cachot. Nous aussi, en dépit de ce malheur, malgré cette calamité, nous devons, entièrement, nous venger de cette catastrophe, en utilisant, comme moyen de pardon, une heure et deux heures d’emprisonnement en un ou deux jours d’adoration, nos deux ou trois ans de peine, en vingt ou trente ans d’une vie permanente, par les cadeaux du groupe béni, ou vingt et trente ans de peine d’emprisonnement, en une rémission des millions d’années d’incarcération de l’Enfer, ainsi pour changer notre vie passagère en pleurs, en notre vie éternelle en rires. En montrant la prison comme un lieu d’éducation, chacun de nous doit essayer d’être un être humain, bien élevé, digne de con-fiance et utile pour notre nation

    et pour notre pays. Que les fonctionnaires, les directeurs et les autres responsables de la prison voient, enfin, comme les étudiants d’un établissement béni qui travaillent, les hommes qu’ils supposent être des criminels, des voleurs, des voyous, des assassins et des débauchés, nuisibles pour la patrie et qu’ils remercient, fièrement, Dieu!

    * * *

    TROISIÈME SUJET

    C’est le résumé d’un événement, qui sert de leçon, se trouvant, dans le Guide à l’Usage des Jeunes:

    Un jour, j’étais assis devant la fenêtre, dans la prison d’Eskisehir, pendant une Fête de la République. Les grandes filles du lycée d’en face dansaient, dans la cour, en éclatant de rire. Soudain, m’apparut leur situation de cinquante ans après, avec un cinéma spirituel. J’ai vu quarante ou cinquante, parmi ces cinquante ou soixante filles se réduire en poussières et souffrir des tourments sépulcraux et j’ai vu dix autres, âgées de soixante-dix ou de quatre-vingts ans, devenues laides, attirer le dégoût de ceux dont elles attendaient l’amour, puisqu’elles n’avaient pas préservé la chasteté dans leur jeunesse. J’ai observé avec une complète certitude: j’ai pleuré de leur état pitoyable. Certains de mes amis, dans la prison, m’ont entendu pleurer. Ils sont venus et m’ont interrogé. Alors, je leur ai dit: «Pour l’instant, laissez-moi tout seul, allez-y!»

    Oui, ce que j’ai vu est la réalité et non pas l’imagination: comme la fin de l’été et de l’automne, c’est l’hiver, de même, la fin de l’été de la jeunesse et de l’automne de la vieillesse, c’est la tombe et le monde Intermédiaire. Puisqu’on montre, actuellement, au cinéma, les événements qui précèdent cinquante ans du temps du passé, s’il y avait un cinéma qui montrerait cinquante ans, plus tard, du temps du futur, si on montrait, aux gens égarés et aux

    gens débauchés, leur situation de cinquante ou soixante ans plus tard, ils auraient pleuré, avec horreur et dégoût, à leurs rires d’aujourd’hui et à leurs plaisirs illicites.

    Au moment où j’étais préoccupé par ces observations, dans la prison d’Eskisehir, une personne collective, tel un humain démoniaque, qui vante la débauche et l’égarement, surgit devant moi et me dit:

    — Nous voulons goûter et faire goûter toutes sortes de plaisir et de joie de la vie, laisse-nous tranquille!

    En réponse, je lui dis:

    — Puisque, pour expérimenter tout plaisir et toute joie, pour ne pas te rappeler la mort, tu te plonges, dans l’égarement et dans la débauche, sache certainement que, en raison de ton égarement, tout le temps du passé est mort et inexistant et qu’il présente un cimetière terrifiant, rempli des corps décomposés. Les souffrances, qui proviennent des séparations sans fin et des décès perpétuels des amis innombrables, subis par la raison et le cœur, pour un être doté de cette faculté et donc bien vivant, détruisent ton plaisir partiel, d’un petit instant, réduisent ta relation à l’humanité et à celle d’un homme ivre, dans sa voie de l’égarement; de même, le temps du futur est aussi inexistant, obscur, mort, dans un lieu terrifiant. Ensuite, les têtes des malheureux qui viennent de ce lieu, qui apparaissent et qui passent au temps du présent sont coupés, par le pourfendeur de la fin de la vie et jetées au néant, puisque ton intellect est en relation, avec ces événements, ceux-ci font pleuvoir de graves soucis, sur ta tête sans foi et détruisent, complètement, ton plaisir partiel, dans la débauche.»

    «Si tu entres dans le cercle de la foi recherchée et du bon sens en renonçant à l’égarement et aux vices, tu verras,

    avec la lumière de la foi que, le temps du passé n’est plus le néant, ni le cimetière qui décompose toute chose, au contraire, il est comme un monde éclairé et existant, qui sera transformé, dans le futur. Puis, une salle d’attente apparaîtra et par où les esprits immortels entreront à travers le futur, dans les palais de la félicité, non seulement un tel temps du passé ne causera pas de soucis, mais aussi, selon la force de la foi, il fait goûter, même dans ce monde, un plaisir spirituel du Paradis; en ce qui concerne le temps du futur, on le voit, avec l’oeil de la foi, non pas comme un lieu terrifiant et obscur; mais, puisque l’homme observe, avec le cinéma de la foi que, les banquets du Clément Miséricordieux et Glorieux, qui possède des bienfaits et des générosités, dans les palais du bonheur et qui fait, de chaque printemps et de chaque été, une table pour manger, remplie des bienfaits et que cet homme observe, comme sur un écran de cinéma, aussi des expositions de bienfaits divins et leurs expéditions à ces endroits, il peut ressentir, une sorte de plaisir du monde, selon le degré de sa foi. Donc, le plaisir vrai et sans souci ne peut exister que dans la foi et à travers cette foi.»

    «A l’occasion de notre sujet, nous allons expliquer, dans une parabole, citée comme note, dans le Guide à l’Usage des Jeunes, un seul bénéfice et un seul plaisir parmi des milliers de bénéfices et de résultats que, la foi procure, même dans ce monde.»

    «Par exemple: au moment où votre enfant unique, que vous aimez tant est agonisant, sur le point de mourir et vous pensez, désespérément que, vous allez vous séparez de lui, pour toujours, soudain, un docteur comme Hazrat-i Khidr ou Loqman le Sage est arrivé, il lui a fait boire une potion, comme un antidote, a ouvert les yeux de cet enfant

    aimable et beau; il fut sauvé de la mort; tu comprendras à quel point cela apporte joie et gaieté!»

    «Voilà, au moment où des millions de gens que tu aimes, sincèrement et avec qui tu es, sérieusement, en relation, sont sur le point d’être décomposés et détruits, selon ton opinion, dans le cimetière du passé, soudain, la vraie foi a apporté, comme Loqman le Sage, une lumière, par la fenêtre du cœur, au cimetière qu’on imaginait, comme une vaste place des exécutions, avec laquelle tous les morts se réanimèrent dans un autre début de vie. Ils déclarent, à travers leur langage de disposition: «Nous ne sommes pas morts! Nous ne sommes pas morts! Nous nous rencontrerons de nouveau!»; en le disant, tu éprouves des joies et des gaietés infinies que la foi, en donnant, même dans ce monde, prouve que celle-ci est un tel noyau que, si ce noyau prend corps, un paradis privé en émergera et celui-ci deviendra un arbre paradisiaque Tûba de ce noyau-là.» dis-je.

    Cet obstiné-là se tourna vers moi et dit:

    — Nous vivrons sans penser à ces choses difficiles, pour passer notre vie, dans la débauche et l’amusement, au moins comme l’animal.

    En réponse, je lui dis:

    — Tu ne peux pas être comme l’animal. Car, l’animal ne possède pas la notion du passé et du futur. Il ne sent ni de chagrin, ni de regret du passé et ni d’inquiétude, ni de peur du futur; il reçoit un plaisir parfait. Il vit, dort tranquillement et remercie son Créateur. Même, un animal, immobilisé, au sol, pour être abattu, ne sent rien. Seulement, lorsque le couteau l’égorge, il le ressent; mais, cette douleur disparaît aussi. Il est, de plus, sauvé de cette peine. Donc, une très

    grande miséricorde et une grande compassion divine ne font pas connaître l’invisible et voilent les choses qui arrivent à l’homme; et particulièrement, elles sont beaucoup plus complètes, pour les animaux innocents.

    «Mais, ô homme! Étant donné que, à cause de ta raison, ton passé et ton futur émergent, à un certain degré, de l’invisible, tu es, entièrement, privé de la tranquillité qui vient du voile de l’invisible, chez l’animal. Les regrets et les séparations douloureuses, qui viennent du passé, les peurs et les inquiétudes, qui viennent du futur, réduisent à rien ton plaisir partiel. Du point de vue des plaisirs, la raison fait chuter ceux-ci cent fois plus que ceux de l’animal. Puisque c’est ainsi la réalité, enlève ta raison, jette-la, deviens un animal et sois sauvé ou bien, reprends ta raison avec la foi, écoute le Coran et reçois de purs plaisirs supérieurs au centuple, à ceux de l’animal, même dans ce monde passager.» En le disant, je l’ai réduit en silence.

    De nouveau, l’arrogant se tourna vers moi et dit:

    — Nous vivrons, au moins, dans l’athéisme des non musulmans.

    En réponse, je lui répliquai:

    — Tu ne peux pas vivre dans l’athéisme des non musulmans. Car, si ceux-ci nient un prophète, ils peuvent croire aux autres; s’ils ignorent les prophètes, ils peuvent croire en Dieu; s’ils ne connaissent pas Dieu, il peut leur rester quelques bonnes habitudes, dignes de perfection. Mais, si un musulman nie le Prophète (pssl) de la fin des temps qui est le dernier, le plus grand et dont la religion et la cause sont universelles, abandonne sa religion, ne reconnaîtra plus aucun autre prophète, ne reconnaîtra pas, non plus, Dieu. Car, il a appris tous les prophètes, Dieu et toutes les

    perfections à travers lui. Vous n’en trouverez pas de place dans votre coeur, sans lui. C’est la raison pour laquelle, depuis toujours, des gens de toutes religions entrent dans l’Islam et aucun musulman ne devient un vrai juif ou un vrai zoroastrien ou un vrai chrétien. Il devient irréligieux, son caractère s’altère et il entre, dans un état nuisible pour la patrie et pour la nation. Je l’ai prouvé. La personne obstinée et arrogante n’a plus trouvé d’argument, sur lequel il peut s’appuyer. Il disparut et partit en Enfer.»

    Enfin, ô mes amis de l’enseignement de l’école de Joseph! Puisque c’est ainsi la réalité, puisque Risale-i Nur a prouvé d’un degré certain et aussi clairement que le soleil, depuis vingt ans Risale-i Nur, en brisant l’entêtement des obstinés, les amène à la foi. Nous aussi, en suivant le chemin de la foi et du bon sens, qui est, tout à fait, bénéfique, facile et sûr, pour notre vie terrestre, pour notre avenir, pour notre au-delà et pour notre peuple, alors, réciter des sourates du Coran que l’on connaît, apprendre leurs sens, auprès des amis qui les enseignent, accomplir nos prières de rattrapages, laissées dans le passé, s’enrichir, mutuellement, de nos bonnes habitudes, transformer cette prison en un jardin béni, où pousseront des plantes de bons fruits et avec de telles actions agréables, nous devons travailler, pour que le directeur de la prison et les autres responsables ne soient pas des anges de l’Enfer, comme des tortionnaires, à la tête des criminels et des assassins, plutôt, pour que chacun d’eux soit un maître juste, un guide tendre, qui forme, de part sa fonction, des hommes pour le Paradis et qui s’occupe de leur éducation, dans l’école de Joseph.

    * * *

    QUATRIÈME SUJET

    Ce sujet est aussi expliqué, dans le Guide à l’Usage des Jeunes. Un jour, j’ai été interrogé par des frères qui m’assistaient.

    — Depuis cinquante jours (à présent, depuis sept ans passés sans changement) (Note 2) Cette note entre parenthèses correspond à l’année 1946. tu ne poses aucune question, au sujet de cette Guerre Mondiale atroce et tu n’y t’intéresses pas. Or, certains hommes pieux et savants de religion, en laissant la communauté et la mosquée, courent pour aller écouter la radio. Y a-t-il un événement plus important que cette guerre? Ou bien, est-ce nuisible de s’en préoccuper?»

    En réponse, je leur dis:

    — Le capital de vie est très limité. Les travaux importants sont très nombreux. Comme les cercles concentriques, les uns dans les autres, depuis la sphère du coeur et de l’estomac, depuis la sphère du corps et de la maison, depuis la sphère du quartier et de la commune, depuis la sphère du globe terrestre et du genre humain jusqu’à la sphère des êtres vivants et du monde, pour chaque homme, il existe des sphères, les unes dans les autres. Tout homme peut avoir une sorte de devoir, dans chacune des sphères. Mais, dans la sphère la plus petite, il a la fonction la plus grande, la plus importante et la plus permanente. Et, dans la sphère la plus grande, il a la fonction la plus petite, temporairement et momentanément. Selon cette analogie, la grandeur et la petitesse sont inversement proportionnelles,

    dans leurs fonctions qui peuvent exister. Cependant, en raison de l’attrait de la grande sphère, celle-ci, en faisant abandonner les services nécessaires et importants de la petite sphère, fait occuper l’homme, par des travaux inutiles, insignifiants et périphériques. Il détruit, inutilement, le capital de sa vie. Il tue sa vie précieuse, pour des choses sans valeur. Et, il arrive que celui qui suit, avec curiosité, ces combats de guerre, soutient un côté, de son fort intérieur, trouve normale, sa tyrannie et s’associe à cette tyrannie.»

    «Quant à la réponse du premier point: oui, il y a un événement plus grand que cette Guerre Mondiale et un procès plus important que, le procès de la suprématie générale du globe terrestre, un tel événement et un tel procès ont commencé pour tout le monde, surtout, pour les musulmans. Si toute personne possède autant de fortune et de puissance que l’Allemand et l’Anglais et si cette personne est intelligente, elle dépensera, sans hésitation, le tout pour gagner ce procès unique. Voilà, en ce qui concerne le procès, il est celui dont cent mille personnes célèbres et des étoiles, des guides, en nombre illimité de l’humanité ont donné l’information, à l’unanimité, en se basant, sur les promesses et les engagements du Créateur, du Maître de l’univers, une partie d’ eux, en disant, après avoir vu de leurs propres yeux que, dans l’ouverture de ce procès, il s’agit de gagner ou de perdre, par rapport à la foi, des terrains et des propriétés, décorés de jardins et de palais, aussi grands que la surface de la Terre. Si l’homme n’obtient pas le vrai certificat de la foi, il perdra le procès. Et, à notre époque, beaucoup le perdent à cause de la peste du matérialisme. Au point où, un saint homme, observateur et chercheur des tombes a constaté que, dans un endroit, sur quarante personnes, à l’agonie, décédées, quelques unes

    ont, seulement, gagné ce procès, les autres l’ont perdu. Si l’on donnait toute la souveraineté du monde, à la place du procès perdu, pourrait-elle le remplacer?»

    «Donc, les services qui font gagner ce procès et les fonctions qui font travailler la défense comme un excellent avocat qui ne le fait pas perdre à quatre-vingt-dix pour cent de ses disciples, si on laisse tomber ces services qui font travailler dans cette tâche, si on s’occupe des choses futiles et inutiles, comme si on allait rester éternellement, sur Terre, nous, les disciples de Risale-i Nur, nous considérons cela déraisonnable, même si chacun de nous avait une intelligence cent fois plus, nous sommes convaincus qu’il faudrait une telle intelligence, seulement pour cette fonction.»

    Ô mes frères, vous, qui êtes, dans le malheur de la prison avec moi! Vous n’avez pas vu Risale-i Nur, comme mes anciens frères, qui sont entrés, ici, avec moi; en citant ceux-ci et des milliers d’autres disciples, comme témoins, je dis, je prouve et j’ai déjà prouvé que, un des premiers avocats de notre époque, c’est Risale-i Nur, qui a fait gagner ce grand procès, aux quatre-vingt-dix pour cent, en vingt ans, aux vingt mille personnes et qui a porté la foi vérifiée constituant l’attestation, le titre et la délivrance de la victoire de ce procès, dans leurs mains et qui est source et provenance du miracle spirituel du Sage Coran. Quoique, depuis dix-huit ans, mes ennemis, les athéistes et les matérialistes, en dupant quelques membres du gouvernement, avec des complots extrêmement cruels, pour nous faire éliminer, nous aient mis en prison, en cachot, dans le passé, comme cette fois-ci, ils n’ont pu toucher que deux ou trois des cent trente pièces des équipements de la citadelle en acier de Risale-i Nur. Donc, pour celui qui veut prendre un avocat, il suffit qu’il l’obtienne.

    En plus, n’ayez pas peur! A l’exception de deux ou trois, les autres traités circulent librement entre les mains des ministres et des membres importants du gouvernement de la République. Si Dieu le veut, un jour, des directeurs de prisons et des gardiens, heureux, distribueront ces lumières aux prisonniers, comme pain et remède, pour transformer, vraiment, les prisons en lieux d’éducation.

    * * *

    CINQUIÈME SUJET

    Comme il est expliqué, dans le Guide à l’Usage des Jeunes, sans doute, la jeunesse s’en ira. La jeunesse se changera en vieillesse et en mort aussi certainement que l’été laisse sa place à l’automne, à l’hiver et le jour au soir, à la nuit. Si le jeune passe sa jeunesse passagère et éphémère, avec chasteté, dans de bonnes actions, dans les limites de la bonne conduite, toutes les Ecritures Célestes donnent la bonne nouvelle qu’il gagnera une jeunesse immortelle.

    S’il la dépense, dans la débauche, c’est comme commettre, en une minute, un meurtre résultant des millions de minutes d’emprisonnement, de même, tout jeune raisonnable atteste par expérience que, dans les joies et les plaisirs de jeunesse du cercle illicite, en dehors des regrets et des péchés qui proviennent de la responsabilité de l’au-delà, des supplices sépulcraux, de leur brièveté et des peines terrestres, ils engendrent aussi, dans le même plaisir, plus de souffrances que de plaisirs.

    Dans l’amour illicite, beaucoup de difficultés telles que: les souffrances de la jalousie, les souffrances de la séparation et les souffrances de non réciprocité réduisent le petit plaisir, tel un miel empoisonné. Si tu veux connaître les jeunes qui tombent, dans les hôpitaux, avec les maladies venant du mauvais usage de la jeunesse, dans les prisons avec leurs débordements, dans les bars et les cabarets ou dans les cimetières avec des soucis venant du manque de nourriture, pour le cœur, l’esprit et du manque de devoir,

    va interroger les hôpitaux, les prisons, les bars et les cimetières. Tu entendras, certainement et souvent, des corrections telles que: des soupirs de regrets, des remords et des pleures reçues comme sanctions dues au mauvais usage de la jeunesse, par les jeunes, à leurs excès et à leurs pleures illicites.

    Si on passe sa jeunesse, dans les limites du bon sens, tous les Livres et les Décrets Célestes, surtout le Coran, avec ses versets certains, révèlent et donnent de bonnes nouvelles que, de cette jeunesse, résultera une jeunesse extrêmement brillante et immortelle, dans l’au-delà, en tant qu’un bienfait divin, beau et agréable, un moyen doux et fort d’œuvres pieuses.

    Puisque c’est la réalité, puisque le cercle licite suffit aux plaisirs, puisqu’une heure de plaisirs dans le cercle interdit fait subir un an ou dix ans de peine de prison, comme remerciement au bienfait de la jeunesse, absolument il faut et il est nécessaire de passer cet agréable bienfait, dans la chasteté et le bon sens.

    * * *

    SIXIÈME SUJET

    [Parmi des milliers de preuves complètes, nous allons faire une brève remarque à une seule preuve du pilier de la foi qui a des explications et des preuves certaines dans de nombreux passages de Risalei Nur.]

    À Kastamonu, un groupe de lycéens est venu chez moi: «Fais-nous connaître notre Créateur, nos professeurs ne nous parlent pas de Dieu.» m’ont-ils demandé. J’ai répondu: chacune des sciences que vous étudiez parle, continuellement, de Dieu dans son propre langage, elle fait connaître le Créateur. Écoutez-les, plutôt que les professeurs.

    Par exemple: supposons une parfaite pharmacie qui possède des électuaires et des antidotes vivifiants préparées avec des mesures extraordinaires et précises dans chacun des flacons, ce qui montre un pharmacien habile, professionnel et sage. À quel point est parfaite et grande, par rapport à la pharmacie du marché, celle du globe terrestre qui contient les électuaires et les antidotes vivifiants des flacons, de quatre cent mille espèces de végétaux et d’animaux, cette pharmacie du globe terrestre montre et fait connaître, aux non voyants à quel point même, le Tout Sage Glorieux, le Pharmacien de la plus grande pharmacie qu’est le globe terrestre selon les critères de la médecine que

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