Depuis 25 ans à gauche, la mairie de Paris est-elle vraiment « ingagnable » pour la droite ?
Politique de logement, revenus, aménagement de l’espace public… Certains, à droite, veulent voir un impact des décisions des maires de Paris sur la sociologie du vote aux municipales. Ce n’est pas si simple.

La défaite de Rachida Dati aux municipales à Paris prendra du temps à digérer. Beaucoup, à droite, acceptent de le reconnaître. Depuis dix jours, ils listent les raisons qui ont pu conduire à cette défaite. Problème de stratégie, de programme ou encore choix de la tête de liste… Tout est évoqué. La patronne de la droite parisienne, Agnès Evren, sénatrice à la tête de la puissante fédération LR de la capitale, a toutefois répété, ces derniers jours, que Paris était devenu « ingagnable » pour la droite. « Je n’abandonne pas du tout, mais une sociologie de gauche s’installe à Paris », considère-t-elle.
La phrase d’un éminent élu de la droite proche de Rachida Dati, juste avant le second tour, « si on ne gagne pas là (en 2026), il faudra revenir dans 100 ans », vient confirmer que cette pensée de la sénatrice n’est pas unique dans leurs rangs.








