Je déménage !!!

Hello les amis d’hier, d’aujourd’hui et de demain !

Je déménage, non que je ne me plaise ici, mais voilà on me demande de faire quelques travaux qui me demanderaient beaucoup de temps et d’énergie, que je n’ai plus, du moins pour ce genre d’activités. Alors j’ai été voir ailleurs pour continuer à partager avec vous mes voyages dans le temps.

Je vous rassure je ne suis jamais très loin !
Pour l’instant je laisse mes cartons ici, on ne sait jamais, sur un malentendu !

Voici donc ma nouvelle adresse, n’hésitez pas à pousser à la porte , elle reste toujours ouverte pour les amis !

Au plaisir de vous y retrouver!
Je vais bien, tout va bien !

 

Le jour où … ce que tu pensais être entrain de s’effondrer … est en réalité en train de s’aligner …

Pour le défi 326 chez les Croqueurs de Môts , Annick Lotus  nous  demandait d’écrire une histoire (prose ou poésie) – soit en utilisant des titres de romans, de chansons, de fables ou de poèmes (ex: Les trois mousquetaires rendent visite à la Dame aux camélias. Ils partent visiter Notre Dame de Paris et… …)– soit en utilisant les titres de chapitres d’un livre qu’on a particulièrement aimé.
Pour ma participation, je me suis inspirée de plusieurs titres de la collection « Le jour où… » (Bamboo Édition) que j’ai transposée dans mon récent parcours du Chemin de Compostelle en Bretagne.

Voici mon texte :
Elle avance sur le sentier avec la certitude que le jour où la nuit s’est levée était enfin arrivé. À chaque pas vers le Mont-Saint-Michel, l’édifice qui grandit à l’horizon lui rappelle le jour où elle a pris son envol pour quitter le tumulte du monde. Dans le silence d’une petite église, elle observe un curé moderne et imagine avec un sourire le jour où elle n’a pas fait Compostelle mais a trouvé la paix dans cette simple rencontre. Elle gravit ensuite les marches de pierre, ne voulant pas regretter ce moment comme le jour où le bus est parti sans elle vers un ailleurs sans saveur.
Sous la majesté des voûtes, elle contemple l’immensité de la baie et ressent intensément le jour où le bonheur est là ! En redescendant vers les remparts, elle observe les mouettes et les passants, savourant cet instant précis comme le jour où les liens se tissent entre son âme et l’infini du paysage. Enfin, dans la douceur du retour, elle garde en elle le souvenir précieux du jour où elle s’est laissé le temps, faisant de cette marche le prélude d’une vie nouvelle.

-dimdamdom-

 

La symphonie du silence

Pour le défi 324 Jazzy nous a proposé d’écrire une page d’un roman qui n’existe pas, comme si c’était une page arrachée à un livre perdu et de rédiger le texte qui est écrit dessus tout en incluant cette phrase : « La nature fait les hommes semblables et la vie les rend différents ».

… la poussière de Bouzais collait encore à mes semelles quand j’ai poussé la grille. C’est surprenant de reconnaître chaque endroit, chaque instant, chaque émotion. Martine m’a servi cette menthe à l’eau comme on offre un sacrement. Dans la pénombre du refuge, les voix de Thérèse et des deux jeunes pèlerins s’entremêlaient, créant une musique familière. Derrière la mesure des distances se cachait le récit de nos existences.
J’ai réalisé, en les regardant, que la nature fait les hommes semblables et la vie les rend différents. Sous nos chapeaux à larges bords et nos sacs à dos, nous étions les mêmes âmes assoiffées, portant sur leurs épaules le poids de toute une vie.
Le lendemain, le silence de la forêt a succédé au vacarme absurde d’un festival techno croisé en chemin, dont le contraste était presque violent. Mais la forêt gagne toujours. Très vite, j’ai retrouvé cette complicité avec la nature ; pas une âme pour me distraire dans cette immensité, juste mon téléphone pour capturer des instants que seuls mes yeux peuvent voir.
Entre un cookie partagé avec un ami poilu à la boulangerie et une pêche juteuse mangée sur une souche, j’ai réappris à apprivoiser ma solitude. J’ai compris que lorsqu’on l’apprivoise, elle devient une amie fidèle qui jamais ne te déçoit. Elle demande juste beaucoup de créativité.
J’en suis à mon troisième jour de ballades — ne croyez pas que je me sois trompée, j’ai mis délibérément deux « L » à ballade, ce qui veut dire : promenade poétique. La région du Berry est tellement belle, on dirait une symphonie pastorale !
Le soir, au camping de l’Étang Merlin — un nom qui ne s’invente pas —, je fais ma petite popote sous les étoiles. On dit souvent qu’on a le chemin de croix que l’on mérite… en vérité, je crois bien que c’est moi qui viens d’inventer cette sentence, entre deux bouchées d’un petit péché gourmand.
Le ciel s’alourdit ce soir. La pluie s’annonce, qu’elle tombe, si c’est son heure. Tant qu’elle ne s’attarde pas, elle ne sera que l’eau claire venant rincer la poussière de mes chimères.

– 13 –

La capote, nom de Zeus, Fred !

Pour le défi 323 chez les Croqueurs de Môts, Jeanne Fadosi à la barre !

Le monde à venir nous questionne. Ensemble inventons-le !
Les 10 mots : alunir, anticipation, continuum, dystopique, humanoïde, particule, programmer, sidéral, théorie, transmuter.

Et maintenant qu’est-ce qu’on fait avec ces dix mots ?

On écrit un texte (pas trop long), prose ou poésie, utilisant au moins trois de ces mots (à votre choix). Vous vous projetez (si vous le pouvez), vous imaginez, vous divaguez … Vous pouvez aussi rembobiner et nous raconter comment vous imaginiez l’avenir il y a dix, vingt, trente ou quarante ou cinquante ans. Utopie, dystopie, sérieux, loufoque … A votre gré dans les limites que nous respectons toutes et tous ici !

L’humanoïde que je suis va tenter d’alunir dans un futur dystopique, espérant

transmuter chaque particule du vide sidéral selon une théorie visant à programmer un

nouveau continuum spatio- temporel par anticipation.

Je vous sens déjà prêts à grimper aux rideaux.

À vous voir lever les yeux au ciel, je constate que vous n’avez rien pigé.

Je vous rassure, moi non plus.

Ca m’énerve ces gens qui utilisent des mots savants, ça m’égruge

l’albuginée des tubes séminifères jusqu’à l’épididyme.

Alors qu’il suffirait d’utiliser des mots passe- partout !!!

Ca me ramène immanquablement à un personnage tristement célèbre …

Imaginons que la machine à remonter dans le temps ait existé et qu’elle soit transmutée

dans notre époque, où le monde a tout à craindre d’un certain Donald Trump.

L’objectif est simple , il faut remonter dans le temps pour retrouver de toute urgence,

Fred, le père, et lui glisser un préservatif dans la poche avant qu’il ne soit trop tard.

Me voici en 1946, je l’aborde au coin d’une rue de New York, je n’ai pas de mal à le

reconnaître, il n’a pas  la tignasse jaunie du fils, mais il en impose. Il a l’air pressé.

— Monsieur Trump ? Attendez. Prenez ceci, c’est crucial pour la survie de l’espèce.

Il regarde le petit carré de latex avec un mépris souverain.

— Qu’est-ce que c’est que cette babiole ? Un gadget de communiste ?

— Non, Fred. C’est un stabilisateur de destin. Écoutez-moi bien : si vous ne portez pas

ceci ce soir, vous allez engendrer un fils qui passera sa vie à croire que le monde se

joue comme dans un jeu vidéo du futur : Call of Duty: Modern Warfare III.

— Mon fils sera un conquérant ? Un bâtisseur ? s’exclame Fred, presque fier.

— Non, Fred. Votre fils sera un homme qui joue à la guerre. Pour lui, la diplomatie n’est

qu’une « Open Combat Mission » où il peut ignorer les règles et passer en force.

Il verra des ennemis partout, comme des points rouges sur une mini- carte qu’il veut

effacer à tout prix. C’est un grand malade, Fred. Un pyromane qui pense que le monde

est une énorme grenade et qu’il est le seul à dégoupiller .

Il croit qu’en cas d’erreur, il lui suffira d’un « Slide Cancel » pour annuler ses gaffes et

repartir à l’assaut comme si de rien n’était. Il traite ses alliés comme de simples

« Kill Streaks » jetables et les nations comme des zones de « Domination » à capturer

coûte que coûte. Fred ricane, mais je vois une lueur d’hésitation dans ses yeux.

— Un fils qui veut tout faire sauter ? Vous divaguez, mon ami.

— Je ne divague pas, je viens du futur. Et croyez-moi, entre un monde en paix et les

délires de grandeur d’un gamin mal élevé qui ne sait pas perdre et qui croit qu’il peut

toujours faire un « Respawn » après avoir déclenché l’apocalypse

— le choix est dans votre poche. Ne laissez pas ce « petit Donald » devenir le grand

chaos de demain.

slide cancel : annuler

Kill Streaks : série d’éliminations

Respawn : réapparaitre

Le saut temporel à peine franchi je me mis à tapoter frénétiquement sur un clavier qui

émettait des bruits de canard en plastique. Soudain, un flash vert déchira l’espace

temps. Fred Trump apparut au milieu de la pièce, un préservatif à la main, l’air

totalement hagard. Il ajusta sa cravate d’un geste nerveux, balaya l’assemblée du

regard et demanda d’une voix mal assurée :

— « C’est ici la convention des communistes ? »

—  » Trop tard  Fred ! Game Over !

Perdue dans la forêt des arbres vivants …

Pour ce défi 322 chez les Croqueurs de Môts, votre amirale à la barre !!! (Moi)

Je vous propose un jeu de société 😉

Comment j’ai adopté un dragon !

J’ai un peu changé les règles pour notre défi.

Je vais vous montrer quatre fiches, avec 4 thèmes différents. (J’ai choisi la fiche B)

Sur chaque planche une série de dés, sur lesquels une petite phrase.

Vous choisirez un thème sur le carton en dessous des dés. (J’ai choisi le thème 45)

Puis, vous commencez une petite histoire avec le dé jaune, vous la continuez

avec le dé orange puis le rouge, le mauve et pour finir le bleu.

Oui mais attention, à tout moment vous devez utiliser le dé blanc et le dé

noir afin de pimenter votre histoire !

Je vous ai jamais dit, mais c’est ici, dans le silence, entre les racines noueuses de la « Forêt des Arbres Vivants », que j’ai vraiment appris à respirer après mes années de pain noir. Alors que je m’enfonçais sous la canopée, le décor a changé.

En réalité, les troncs ne se contentaient plus de craquer sous le vent , ils s’écartaient pour me laisser passer, leurs branches m’effleurant comme des doigts curieux. J’étais totalement perdue, mais étrangement sereine. Soudain, un craquement sinistre retentit…

Et ton chien dans tout ça ? Mon fidèle compagnon, d’ordinaire si hardi, s’était figé, fixant une souche qui semblait vouloir le dévorer.

En tout cas, il n’était pas question de faire demi-tour. Je devais comprendre ce que ces arbres essayaient de me dire. Le vent se leva brusquement, faisant siffler les feuilles avec une intensité inquiétante.

Et là tin tin tiiin ! Un chêne millénaire ouvrit ses paupières d’écorce juste devant moi. Ses yeux étaient deux puits de sagesse .

À ce moment-là, j’ai compris que ma quête de renaissance passait par ce face-à-face corporel et sacré. La nature ne me jugeait pas, elle m’intégrait. Mes rancœurs se sont envolées, portées par le souffle de la forêt.

Et comme par magie, le sentier est réapparu sous mes pieds, parsemé de fleurs que je n’avais jamais vues auparavant. Je n’étais plus une fugitive de la ville, mais une invitée de la terre.

 

 

L’effet bouillabaisse !!!

Pour le défi 321 chez les Croqueurs de Môts, Lilousoleil nous demande de composer avec des consignes bien singulières. Plusieurs éléments à mettre en scène.

Vous commencerez par placer des personnages qui devront faire face à des situations.

Le neveu de Lucienne
Un chômeur hyperactif
Un personnage décide que c’est la dernière fois
Cela se passe parmi des grands singes
Avec un problème : le poisson n’était pas frais
Utiliser des objets : une jupe très courte, un pinceau et un escabeau

Tout le monde croyait qu’Arsène avait perdu 5 kilos juste en mangeant de la bouillabaisse ! Et bien non, c’est juste parce que le poisson n’était pas frais.

Arsène, c’est le neveu de la tante Lucienne, un chômeur hyperactif. La tante Lucienne, un peu à l’Ouest, se vante d’être tombée amoureuse d’un poussin qui l’a mise enceinte. Du coup, nouveau record : 6 jours sans prendre de douche parce que son ex lui a dit que ce n’est pas bon quand on est enceinte. Non non, elle n’aime plus son ex parce qu’il a confondu son pinceau à maquillage avec la brosse des WC.

Puisque c’est ainsi, Arsène décide de se teindre les cheveux en mauve et de se taper le nouveau fiancé de la tante Lucienne, qui est gay,  il va devenir l’amour de sa vie. Osera t-il lui raconter qu’ils vont se marier cette année et qu’ensuite il va changer de sexe ? Il décide que c’est la dernière fois qu’il portera le pantalon.

Parfois, il s’ennuie tellement qu’il grimpe sur un escabeau, affublé d’une jupe très courte, en plein milieu de la jungle parmi des grands singes constipés en tutu, puis il s’enduit de beurre et se glisse au sol en se prenant pour une limace.

Vous croyez qu’il a avalé une coccinelle ? Et alors, ça porte bonheur, c’est mieux que de ne pas faire caca pendant 5 jours, il n’aime pas les constipés.

Surtout ne vous inquiétez pas, il va bien, tout va bien ! Il lui arrive juste parfois d’être insomniaque, avant c’était la nuit, maintenant c’est tout le temps 🤔

Moi aussi 🤪🤪🤪

L’Oiselle et la Lionne

Pour le défi 320 chez les Croqueurs de Môts , Durgalola nous propose d’écrire une histoire, un témoignage, une poésie sur un ou plusieurs animaux, petits, grands, sauvages, domestiques. Qu’il(s) soi(en)t le personnage principal, et au début du texte, mettre une citation relative aux animaux.

A choisir aussi d’inclure un des deux mots (nouveautés Robert 2026) suivants : pelleteux de nuages (personne qui perd son temps à échafauder des projets irréalisables) ou mon gâté (ou ma gâtée) (terme d’affection employé pour s’adresser à une personne que l’on aime d’amour ou d’amitié).

« On n’a pas deux cœurs, l’un pour les hommes, l’autre pour les animaux. On a un cœur ou on n’en a pas. » — Alphonse de Lamartine

L’Oiselle et la Lionne.

Il était une fois, dans une savane baignée de lumière, une petite oiselle de soie. Rejetée du nid, elle avait été recueillie par une famille de gazelles qui l’aimaient pour sa fragilité et son chant. Pendant dix étés, l’oiselle crut que le monde n’était que douceur et sauts légers dans les hautes herbes.
Mais un jour, une Lionne qu’elle avait déjà croisée, surgit de l’ombre. « Viens, je t’emmène pas loin de ton nid, tu pourras y revenir quand tu veux », lui murmura-t-elle subtilement. Voyant que l’oiselle résistait, elle la saisit soudain dans sa gueule. Elle l’emporta loin des gazelles, non pour la dévorer, mais pour en faire son miroir.

Dans l’antre de la Lionne, l’oiselle devint l’épouse d’un jeune Lion dont l’ego occupait tout l’espace, l’aveuglant de ses propres besoins. La Lionne, elle, ne supportait aucune frontière, elle s’immisçait entre eux, brisant leur intimité pour imposer sa présence. L’oiselle se retrouva prise au piège d’un éternel duel entre ces deux caractères autoritaires, devenue l’otage silencieuse de leur emprise.
L’oiselle, terrifiée, apprit à ne plus voler pour ne pas faire d’ombre à la mère. Le jeune Lion , lui, devint un Mari-Roi aux exigences étouffantes, reproduisant malgré lui la prison de son enfance. Pendant des années, l’oiselle s’oublia. On lui disait qu’elle était une « pelleteuse de nuages » dès qu’elle rêvait de retrouver le ciel ou son identité propre. « Penser à soi est un crime », lui répétait-on. Elle vivait pour soigner les blessures de la Lionne et supporter les dénigrements de son Roi-Lion, s’épuisant à coudre les déchirures des autres avec ses propres plumes.
Un jour, l’oiselle trouva la force de s’enfuir loin de son Mari-Roi. Mais la Lionne, elle, restait là, invisible mais omniprésente, une ombre sur son aile. Puis, le drame frappa la savane. L’oiselle perdit un de ses petits, sa plus belle note de musique, son seul horizon pur. Alors qu’elle était accablée par la douleur, elle chercha le réconfort auprès de la Lionne. Mais celle-ci, au lieu de lui ouvrir les pattes, se mit à gémir plus fort qu’elle « Regarde comme je souffre moi aussi ! » Elle volait ses larmes, transformant le deuil de l’oiselle en son propre spectacle.
L’oiselle comprit alors que le nid d’où on l’avait arrachée n’existait plus, et que celui qu’on lui avait imposé était une cage sans barreaux. Dans un dernier souffle de lucidité, elle regarda son reflet dans une flaque d’eau. elle n’y vit pas une victime, mais une âme qui avait survécu à tant de chaînes. Elle ferma les yeux, se nichant contre son propre cœur meurtri, et se murmura à elle-même :
— Repose-toi, ma gâtée. Tu as assez porté le monde.
Morale :
L’oiselle, au moment de s’envoler, vit la Lionne vaciller. Ses forces déclinantes n’étaient plus que l’ombre de son pouvoir passé, et son rugissement s’était mué en un souffle plaintif. Le cœur de l’oiselle, pétri de cette bonté qu’on lui avait imposée comme une loi, se serra de douleur.
« Comment partir quand l’ombre qui m’a étouffé semble aujourd’hui si fragile ? » se demanda-t-elle. Ses ailes se figèrent, alourdies par le poids de la culpabilité. Mais la sagesse de la forêt lui souffla ce secret : la faiblesse d’une figure d’autorité n’efface pas les cicatrices qu’elle a laissées. Compatir n’est pas revenir. On peut regarder avec tendresse l’être qui décline, sans pour autant redevenir son otage au prix de soi-même.
L’oiselle comprit alors que ce poids n’était pas une dette, mais l’ultime épreuve de sa liberté. Elle déposa une plume sur le sol, un dernier geste de paix pour le temps passé, puis s’éleva vers la cime. L’oiselle comprit que soigner ses propres ailes était le plus beau cadeau qu’elle pouvait faire au monde, et à elle-même.

-dimdamdom-

Pour écrire ce texte, je me suis inspirée de mon cheminement personnel pour en faire  un hommage à la possibilité de se soigner soi-même, de regarder le passé avec tendresse sans pour autant s’y enchaîner, et de retrouver enfin le chemin de son propre ciel.

La métamorphose du silence ….

 

Pour ce défi 319 chez les Croqueurs de Môts, nos amis les Cabardouche à la barre et de ce que je lis, ils veulent que ça pète 😃

Voici ce qu’ils nous demandent :

Le 19 janvier est la journée internationale du Pop Corn ( si , si ) .
Pour célébrer cet évènement majeur, nous vous proposons le défi suivant : Racontez une anecdote croustillante ayant pour thème le maïs soufflé.
On pourra au choix :
– Révéler ses origines
– En décrire un usage surprenant.
– Raconter comment le pop-corn a bouleversé votre existence.

Ou tout autre sujet que le pop-corn pourra vous inspirer .

Voici ma participation :

Dans le creux de ma main, je tiens ce petit grain doré.
Il est dur comme un secret que l’on s’efforce de protéger.
Il ressemble à ma vie aujourd’hui : une écorce close, une armure
de soldat qui verrouille ses larmes.
On me demande de sourire, alors je joue la comédie devant un public
qui ignore ma peine, prisonnière d’une politesse qui m’étouffe.
Il y a deux ans, mon fils, tu entamais ton interminable voyage,
laissant derrière toi tout un avenir à bâtir.
Depuis, je me surprends à rêver de légèreté, comme une fleur de neige
qui jaillit sous la chaleur. Mais le seul feu qui me brûle est celui de ton absence.
J’ai cherché ton visage dans l’insomnie de mes jours et de mes nuits,
ne trouvant en échange que les éclats de ton rire qui, autrefois,
faisaient briller notre quotidien.
On dit que le pop-corn est une métamorphose, une éclosion brutale
où le cœur explose pour enfin se révéler.
Le mien a volé en éclats le jour de ton départ, m’abandonnant aux frissons
d’un hiver éternel.
Le plus cruel n’est pas le silence, c’est de voir la vie suivre son cours,
comme si l’histoire pouvait continuer sans toi.
Pourtant, dans ce face-à-face forcé avec le vide,
je réalise que chaque grain soufflé est une petite âme qui tente de s’élever.
Mon fils, tu es ce grain de lumière qui a achevé sa mutation.
Et moi, je reste ici, à apprendre que même brisée, une vie peut encore
porter l’éclat de ton souvenir.
-dimdamdom-

Prout ma chère !!!

Pour ce défi 318 chez les Croqueurs de Môts

j’ai fouillé dans mon grenier où j’ai retrouvé ,

à travers mes nombreux défis , des recettes

toutes plus déjantées les unes que les autres !

J’ai choisi celle-ci, qui faut le dire

est dans l’air du temps …

En temps de crise

Il est de mise

Judicieusement de se nourrir

Afin de ne point dépérir

Inspectez vos frigos

Remplis de victuailles à gogo

Voyez ce qu’il reste

Et accommodez vos recettes

Achetez quelques denrées alimentaires

Le stricte nécessaire

Un zeste de citron

Une boîte de thon

Un reste de riz

Déjà cuit

Une courgette râpée

Quelques tomates coupées en dés

De l’échalote finement coupée

Un peu de lait écrémé

Oeuf et ricotta battus au fouet

Parsemez de gruyère râpé

Le tout dans un plat et enfournez

Voilà que le tour est joué

Et vous verrez que de restes

On peut faire de délicieuses recettes

Désormais plus de gaspillage

Dans nos ménages

-dimdamdom-

Entre nous … j’ai ramassé la liste

lorsqu’une dame, très bien de sa personne,

sortait de sa voiture

et s’apprêtait à faire ses courses dans un magasin …

chuuuut elle ne veut pas que je cite le nom de l’enseigne.

Alors pour que vous compreniez je vous raconte cette petite blague 😉

Une dame blonde, très BCBG qui habite Neuilly,

se rend en Porsche Cayenne chez

son médecin, Avenue Foch.

Elle rentre dans le cabinet et s’écrie toute affolée :

– Docteur, c’est affreux, j’ai été piquée par une guêpe !

– Allons Madame, calmez-vous, ce n’est sans doute pas bien grave.

– Mais enfin Docteur, vous ne vous rendez pas compte, c’est extrêmement,

comment dire… C’est horriblement gênant, voyez-vous.

– Si vous me disiez d’abord où vous avez été piquée au juste ?

– Ah ça non, n’y comptez pas, c’est hors de question !

– Mais enfin, je suis médecin, je…

– Non non et non ! C’est bien trop embarrassant. Vous soignez la plupart de mes

amies et si l’une d’elles apprenait une chose pareille, je serais la risée de tous

dans les prochains dîners mondains.

C’est bien simple, je n’oserai même plus sortir de chez moi.

– Mais enfin Madame, je suis tenu par le secret professionnel,

et comment voulez-vous que je vous soigne

si j’ignore où cette guêpe vous a piquée ?

– Docteur, vous me jurez que vous n’en parlerez à personne ?

– Vous avez ma parole, Madame.

Alors la dame s’approche de son médecin et,

après avoir jeté un rapide coup d’oeil

à droite et à gauche pour s’assurer qu’ils sont bien seuls dans la pièce,

elle lui murmure tout bas à l’oreille :

Chez Lidl !

Va t’faire foutre avec ton calendrier de la poste !!!

Pour le défi 317 chez les Croqueurs de Môts, c’est Lilousoleil qui mène la danse !!!

Voici ce qu’elle nous propose :

Aujourd’hui, vous devez récupérer un colis postal. Vous avez reçu par SMS, le code du casier où votre précieux paquet a été déposé. Mais voilà, votre bonheur est vite douché puisque le casier est vide. Alors vous avez six jours pour mener votre enquête et retrouver votre bien ou pas. Et vous devez utiliser les mots au moins cinq des mots suivants :

coulis, brocoli, pissenlit, Bali, jolie, chienlit, torticolis, roulis, ailloli, pali, homélie

Madame Léontine, jolie petite dame au caractère bien trempé, habite au troisième étage d’un immeuble à Paris. Ce n’est pas toujours évident pour elle de se déplacer pour faire ses courses, alors il lui arrive de commander des fresh-box  dont je ne citerai pas la marque, contenant des ingrédients frais accompagnés de recettes inspirantes, livrées à domicile par la poste.

Ce jour-là, elle avait choisi une recette très alléchante : crevettes, brocolis, et son coulis de pissenlit à l’ailloli. Elle commande en ligne, parce que Léontine, malgré son âge avancé, est très à la page et ne se laisse pas conter fleurette. La livraison était prévue pour le lundi 15 décembre, et elle s’était levée tôt, déterminée à ne pas rater le passage du livreur.

Mais hélas, cela ne va pas se passer comme prévu. Voilà qu’elle reçoit un SMS de la poste, lui envoyant un code pour ouvrir le casier où le colis a été déposé. La voilà très contrariée ! N’était-il pas prévu que le colis lui soit livré directement à domicile ? Elle trouve cela bien pratique, d’autant plus qu’habiter au troisième étage et porter des courses dans les escaliers, c’est une aventure en soi.

Très énervée, elle se met à froncer les sourcils. La livraison à domicile, c’était l’accord, et voilà qu’à la dernière minute, la poste change de méthode, l’obligeant à aller récupérer son colis dans un casier ! Elle décide tout de même d’aller au distributeur, mais en arrivant, elle découvre que le casier est vide. Elle s’insurge :
— Mais c’est une chienlit ! Mon colis, il est où ?

Elle s’imaginait déjà un petit scénario à la Léontine : les crevettes pêchées à Oostende, envoyées en bateau à Bali pour y être décortiquées, puis renvoyées en Indonésie pour y être emballées, mais comme là-bas on ne parle que le pali, personne ne comprenait qu’il fallait les faire revenir en bateau à Paris. Et sans doute, ces pauvres crustacés en manque d’eau n’ont pas résisté au roulis du bateau.

Faut dire que Léontine a de l’imagination ! Très contrariée, elle renvoie un SMS pour demander des explications.

— Nous vous prions de nous excuser, il y a eu un problème de communication entre les services. Nous repasserons entre le 16 et le 21 décembre. Veuillez nous rappeler votre adresse ?

Sans se démonter, Léontine répond du tac au tac :
— J’habite entre Paris et Brest !

Et là, miracle : six jours exactement plus tard, le livreur de Colis-Post arrive, tip top à l’heure, avec le précieux colis et, pour se faire pardonner, un calendrier de la poste.

Il sonne à la dernière maison de la rue. La petite vieille, perchée à sa fenêtre, lui demande :
— C’est pour quoi ?

Le livreur, prenant un ton d’homélie :
— C’est votre colis et le calendrier de la poste.

Mais Léontine, malicieuse, lui répond :
— Non, pas besoin de compost.

Le livreur, un peu exaspéré, lui rétorque :
— C’est pas du compost, c’est votre colis et le calendrier de la poste !

Et la vieille, de plus belle :
— Non, je ne veux pas de compost !

Le livreur, commençant à avoir un torticolis d’avoir trop levé la tête :
— Va te faire foutre avec ton compost !

Et Léontine, de lui répondre :
— Et toi, va te faire foutre avec ton calendrier de la poste. 😆