Le cash résiste face à l’essor des paiements numériques Les espèces restent le moyen de paiement le plus largement accepté dans la zone euro, selon la dernière enquête publiée par la Banque Centrale Européenne. Ainis, en 2026, 92% des entreprises disposant d’un point de vente physique déclarent encore accepter les paiements en espèces contre 90% en 2020. Un chiffre qui marque un rebond après le recul observé pendant et après la pandémie. Le mouvement de digitalisation des paiements se poursuit pourtant rapidement. L’acceptation des cartes reste stable à 88% tandis que celle des paiements mobiles est passée de 36% à 68% entre 2024 et 2026. Un quart des entreprises déclarent par ailleurs avoir pris des mesures pour favoriser les paiements numériques notamment en réduisant le nombre de caisses acceptant les espèces. Pour les banques, cette évolution confirme que la disparition du cash est loin d’être actée. Les entreprises continuent de citer la sécurité, la facilité de traitement et les préférences de leurs clients parmi leurs principaux critères de choix. Les espèces conservent également deux avantages auxquels les consommateurs restent attachés, la protection de la vie privée et la fiabilité. En France, le sujet est d’autant plus concret que les Commerçants doivent en principe accepter les paiements en espèces. Pour un client domicilié fiscalement en France, le paiement en liquide est toutefois plafonné à 1 000 euros contre 15 000 euros pour un client étranger. Actu Banque
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Actu Banque est un média indépendant consacré à l'actualité du secteur bancaire. Créé pour répondre aux attentes des professionnels de la banque, Actu Banque suit au quotidien les évolutions qui rythment le secteur en France. Notre équipe assure une veille permanente afin de sélectionner les informations les plus pertinentes et de les restituer de manière claire, rapide et fiable. Chaque jour, nous publions : • Les actualités qui font l'événement dans le secteur bancaire, • Les nominations et mouvements de Dirigeants, • Des interviews de décideurs et de personnalités du secteur bancaire, • Les initiatives, innovations et stratégies des établissements, • Les grandes tendances qui transforment les métiers de la banque,... Notre objectif est d'offrir une information utile, accessible et réactive à l'ensemble des professionnels du secteur. Dirigeants, Managers, Conseillers, étudiants ou passionnés de l'univers bancaire, rejoignez une communauté qui suit chaque jour l'actualité de la banque. Actu Banque, l'information bancaire au quotidien.
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Le piratage du fisc place aussi les banques en première ligne Cet après-midi, une cellule interministérielle de crise est convoquée après le piratage de la DGFiP qui a exposé les données personnelles de 678 000 particuliers et professionnels. L’affaire dépasse pourtant largement les seuls services fiscaux. En effet, les données dérobées comprennent notamment des identités, adresses, coordonnées téléphoniques, revenus fiscaux, taux de prélèvement à la source et informations sur la situation familiale. Des informations particulièrement précieuses pour des fraudeurs souhaitant se faire passer pour votre Conseiller Clientèle ou construire des tentatives de phishing très crédibles. Une seconde attaque pourrait par ailleurs concerner les données cadastrales de plusieurs millions de propriétaires. Pour nos établissements bancaires le risque est donc très concret. Les Conseillers pourraient être confrontés à des clients ciblés par des escrocs disposant d’informations personnelles suffisamment précises pour inspirer confiance. Les demandes de virements, de modification de coordonnées bancaires ou d’opérations inhabituelles devront ainsi faire l’objet d’une vigilance renforcée. Dans les prochains jours, les banques auront donc tout intérêt à rappeler à leurs clients les règles élémentaires de sécurité et à sensibiliser leurs réseaux à ce nouveau type de fraude. Avec des données fiscales et personnelles entre les mains des escrocs, un appel prétendument passé par votre Conseiller pourrait demain paraître beaucoup plus crédible qu’auparavant. Actu Banque
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Avenue de Provence, dans les pas du CIC Notre balade parisienne touche à sa fin. Pour cette dernière étape au cœur de la capitale, nous terminons notre première semaine de vacances, avenue de Provence dans le 9ème arrondissement. Au 6 avenue de Provence se trouve aujourd’hui le siège social du CIC. Derrière cette adresse se cache un vaste ensemble immobilier constitué progressivement au XIXe et au début du XXe siècle, autour de l’avenue de Provence, de la rue de Provence, de la rue de la Victoire et de la rue Taitbout. L’histoire des lieux est intimement liée à celle de Société Générale. Au début du XXe siècle, la banque occupe déjà ces bâtiments mais ses locaux deviennent progressivement trop exigus. En 1908, elle fait construire une extension au 54-56 rue de Provence, confiée à l’architecte Jacques Hermant. Quelques années plus tard, la Société Générale fait également édifier un nouvel immeuble à l’angle des rues Taitbout et de la Victoire, conçu par les architectes Jules et Raymond Février. Mais l’établissement prépare déjà son départ. Entre 1912 et 1915, il transfère progressivement ses activités vers son nouveau siège du boulevard Haussmann, présenté dans un précédent épisode de notre balade parisienne. Le site de l’avenue de Provence est alors repris par le CIC, qui y installe son siège. Une histoire assez symbolique puisque Jacques Hermant, qui avait travaillé sur l’extension de la Société Générale rue de Provence, sera également l’architecte de son nouveau siège boulevard Haussmann. Le patrimoine architectural de l’ensemble est lui aussi remarquable. Les façades et toitures sur rue et avenue du 54-56 rue de Provence sont inscrites au titre des Monuments historiques depuis le 30 décembre 1977. Après une importante restructuration intérieure dans les années 1990, l’ensemble fait aujourd’hui l’objet d’une nouvelle réhabilitation visant notamment à restaurer les façades historiques tout en modernisant les espaces de travail. Aujourd’hui encore, le siège du CIC occupe ces bâtiments qui furent autrefois ceux de la Société Générale, donnant à cette adresse une continuité bancaire de plus d’un siècle. Actu Banque
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Rue de Lille, dans les pas de la Caisse des Dépôts Après la rue des Capucines (https://lnkd.in/dcw_vrtk), nous continuons notre découverte des grandes adresses qui ont marqué l’histoire financière de Paris, dans le 7ème arrondissement. Au 56 rue de Lille se trouve aujourd’hui le siège du Groupe Caisse des Dépôts une institution créée par la loi du 28 avril 1816 sous Louis XVIII. Derrière sa façade se c,ache l’ancien hôtel de Belle-Isle, un hôtel particulier construit au XVIIIe siècle. L’histoire bancaire des lieux commence véritablement en 1857, lorsque la Caisse des Dépôts acquiert les 54 et 56 rue de Lille. Le bâtiment va ensuite connaître l’un des épisodes les plus mouvementés de son histoire. En 1871, pendant la Commune de Paris, l’hôtel est touché par un incendie. Il sera ensuite reconstruit et transformé au cours des années 1870. Depuis cette adresse, la Caisse des Dépôts va progressivement s’inscrire dans le paysage économique français. Créée pour recevoir et sécuriser des fonds confiés par les particuliers et les organismes publics, elle deviendra au fil du temps un acteur majeur du financement de l’économie et de l’investissement de long terme. Quelques mètres plus loin, au 63-67 rue de Lille, un autre hôtel particulier raconte une histoire liée à la Caisse des Dépôts. Construit entre 1872 et 1874 par l’architecte David de Pénanrun pour le marquis Armand de Pomereu d’Aligre, l’hôtel de Pomereu remplace notamment deux hôtels particuliers anciens, dont l’hôtel de Maillebois, détruit pendant la Commune. La Caisse des Dépôts acquiert l’hôtel de Pomereu en 1947. Il devient alors la résidence de fonction de son Directeur Général, avant d’être affecté à des bureaux et à des salles de réception. Le lieu possède un patrimoine remarquable. L’escalier d’honneur avec notamment son plafond peint du XVIIIe siècle, est classé au titre des monuments historiques tandis que plusieurs pièces et leurs décors sont également protégés. Aujourd’hui encore, les deux hôtels particuliers voisins témoignent d’une époque où les grandes institutions financières parisiennes s’installaient dans des demeures historiques. Actu Banque
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Rue des Capucines, dans les pas du Crédit foncier de France Notre balade parisienne se poursuit. Après l’ancien siège central du LCL présenté hier (https://lnkd.in/eYb_8gzi), nous poursuivons notre découverte des grandes adresses qui ont marqué l’histoire bancaire parisienne, cette fois rue des Capucines, dans le 1er arrondissement. Derrière une façade discrète, se trouve l’ancien hôtel Castanier. Un hôtel particulier du XVIIIe siècle qui va pourtant devenir, pendant près de 150 ans, l’une des adresses emblématiques du Crédit Foncier de France. Construit en 1726 par l’architecte Michel Tannevot pour François Castanier, Financier et Directeur de la Compagnie des Indes, l’hôtel n’a à l’origine évidemment rien d’une banque. Ses décors sont notamment attribués aux Artistes Nicolas Pineau et Louis Le Lorrain. Le tournant intervient au milieu du XIXe siècle. En 1852, Louis Wolowski et Xavier Branicki fondent la Banque Foncière de Paris, qui prend quelques mois plus tard le nom de Crédit Foncier de France, sous l’impulsion de Louis-Napoléon Bonaparte, futur Napoléon III. Sa mission est alors de développer le crédit hypothécaire et de faciliter l’accès au financement immobilier. L’établissement va rapidement devenir un acteur majeur du financement de la construction et participer notamment à la transformation urbaine du Paris haussmannien. En 1854, le CFF acquiert l’hôtel Castanier, au 19 rue des Capucines. Quatre ans plus tard, il achète également l’hôtel des Vieux, situé au 15 de la même rue. L’établissement constitue ainsi progressivement un véritable ensemble immobilier au cœur du quartier financier parisien. Quelques décennies plus tard, en 1896, le CFF acquiert également l’hôtel d’Evreux, place Vendôme. Puis, en 1914, il fait construire un nouveau siège au 46, rue Cambon. L’architecte Charles Mewès, également associé au Ritz, signe alors un bâtiment monumental qui dialogue avec l’architecture classique de la place Vendôme. Le Crédit foncier ne quittera véritablement ce quartier qu’au début des années 2000. En 2003, son vaste ensemble immobilier est vendu pour environ 250 millions d’euros à des intérêts qataris. Les bâtiments seront ensuite restaurés, certains devenant des bureaux, d’autres des lieux de réception. Aujourd’hui, l’hôtel Castanier, l’hôtel d’Evreux et le Pavillon Cambon ont changé de fonction. Mais leurs façades racontent encore une époque où les grandes institutions financières parisiennes s’installaient dans les hôtels particuliers des anciens Financiers. Actu Banque
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Revolut se lance dans les salons d’aéroport et mise sur l’expérience haut de gamme Revolut poursuit son développement au-delà des services bancaires avec le lancement de Revolut Lounge, un réseau de salons d’aéroport premium dont le premier ouvrira à Copenhague en 2027. La néo-banque britannique, qui revendique désormais 75 millions de clients dans le monde, entend ainsi renforcer les services proposés à ses clients lors de leurs déplacements. Pour ce premier projet, Revolut s’associe à Plaza Premium Group, spécialiste des salons d’aéroport indépendants. Le futur espace sera installé à l’aéroport de Copenhague, qui accueille plus de 30 millions de passagers chaque année. Il doit devenir le premier d’un réseau destiné à s’étendre progressivement à plusieurs grands hubs européens. Cette nouvelle offre complète les services de voyage déjà proposés par Revolut. La banque donne actuellement accès à plus de 1 600 salons d’aéroport dans le monde à ses clients éligibles. Avec ses propres espaces, elle souhaite désormais maîtriser davantage l’expérience proposée et développer une offre premium directement associée à sa marque. Les pays nordiques constituent par ailleurs un marché stratégique pour Revolut qui y compte déjà environ 2 millions de clients et vise plus de 3 millions d’ici la fin de l’année. Cette annonce intervient après l’ouverture, cette année, du premier Revolut Store à Barcelone (https://lnkd.in/ecVeMHqB). Révolut cherche désormais à multiplier les expériences physiques proposées à ses clients, après avoir longtemps construit son modèle autour de son application. Actu Banque
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Boulevard des Italiens, sur les traces de l’ancien siège central du Crédit Lyonnais Notre balade matinale se poursuit au cœur de Paris. Après la Fédération nationale des Caisses d'Epargne (FNCE) (https://lnkd.in/ez-7ps9R), nous remontons le boulevard des Italiens, dans le 2e arrondissement, pour découvrir l’un des bâtiments les plus emblématiques de l’histoire bancaire française. Au numéro 19, l’imposante façade du LCL ne laisse guère deviner l’histoire mouvementée de cet ancien siège. Construit à partir de 1876, l’hôtel des Italiens devient progressivement le cœur parisien d’une banque fondée à Lyon en 1863. L’Architecte William Bouwens van der Boijen est chargé de la construction du premier bâtiment, inauguré en 1878. Le Crédit Lyonnais y installe ensuite sa direction à partir de 1882. Mais le siège central va continuer de s’agrandir pendant plusieurs décennies, jusqu’en 1913, pour finalement occuper tout un îlot entre le boulevard des Italiens et les rues de Gramont, de Choiseul et du Quatre-Septembre. La façade monumentale s’inspire notamment de l’architecture du Louvre. A l’intérieur, le grand escalier à double révolution rappelle celui du château de Chambord. Les vastes halls et les structures métalliques, notamment celles réalisées avec la participation des établissements Eiffel, témoignent également de la modernité recherchée par la banque à la fin du XIXe siècle. Mais l’histoire du bâtiment bascule le 5 mai 1996. Un gigantesque incendie ravage le siège du Crédit Lyonnais et détruit environ les deux tiers de l’ensemble. La salle des marchés est notamment anéantie. Trente ans plus tard, l’origine exacte du sinistre reste entourée d’incertitudes. Les premières expertises ont privilégié la piste accidentelle avant que la présence de plusieurs foyers ne conduise les enquêteurs à envisager une origine volontaire. Une information judiciaire est alors ouverte, mais aucune conclusion définitive permettant d'établir avec certitude l'origine du feu n'a été rendue publique. Le bâtiment est ensuite profondément réhabilité. Une partie de ses éléments les plus remarquables est conservée et l’ensemble retrouve progressivement une nouvelle vocation. Le LCL, héritier du Crédit Lyonnais, conserve notamment une présence dans l’hôtel des Italiens tandis que le reste du site accueille désormais des espaces de bureaux et d’activités. Inscrit au titre des monuments historiques depuis 1989, l’ancien siège central du Crédit Lyonnais demeure aujourd’hui l’un des témoignages les plus impressionnants de l’histoire bancaire parisienne. Le siège central et la Direction Générale du LCL ont depuis quitté Paris pour Villejuif. Mais au 19, boulevard des Italiens, la façade demeure le témoin d’une époque où les grandes banques construisaient de véritables palais au cœur de notre capitale. Actu Banque
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ABN AMRO affiche des résultats trimestriels en forte hausse et relève ses objectifs 2026 ABN AMRO Bank N.V. AMRO, dirigée par Marguerite Bérard, publie des résultats particulièrement solides au deuxième trimestre 2026, portés par une dynamique commerciale soutenue et une discipline de coûts maintenue. En effet, la banque néerlandaise enregistre un bénéfice net en progression de 29% sur un an à 781 millions d'euros avec un rendement des fonds propres en amélioration à 12,1%. Cette dynamique s'accompagne d'une croissance continue tant des crédits que des dépôts avec notamment 1,7 milliard d'euros de nouveaux prêts hypothécaires et 2,7 milliards d'euros de nouveaux crédits aux entreprises sur le trimestre. Le groupe poursuit également sa stratégie de développement, avec la finalisation début août de l'acquisition de NIBC Bank qui vient consolider ses positions sur les marchés néerlandais du crédit hypothécaire et de l'épargne. Actu Banque
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Amundi et Banco Sabadell prolongent leur alliance jusqu'en 2035 Banco Sabadell et Amundi poursuivent leur coopération en Espagne. Les deux groupes annoncent la prolongation de cinq ans de leur partenariat de distribution de produits d'investissement, désormais prévu jusqu'en 2035. Noué en 2020, cet accord permet au quatrième groupe bancaire espagnol de proposer à ses clients les solutions du premier gestionnaire d'actifs européen. Cette collaboration s'est traduite par une forte progression des encours gérés pour les clients de Banco Sabadell, passés de 20 milliards d'euros en 2020 à près de 30 milliards fin 2025. Plus de 201 000 clients détiennent aujourd'hui des produits d'investissement commercialisés via la plateforme commune des deux partenaires. Pour Amundi, cette prolongation conforte sa présence sur le marché espagnol de l'épargne tandis que Banco Sabadell entend continuer à enrichir son offre d'investissement grâce à l'expertise du groupe français. Les deux établissements estiment que le potentiel de croissance du marché espagnol justifie la poursuite de cette alliance de long terme. Actu Banque
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Au 5, rue Masseran, l’étonnante histoire de l’hôtel particulier de la Caisse d'Epargne Notre balade estivale se poursuit alors que Paris s'éveille à peine. Après les portes de BNP Paribas (https://lnkd.in/ecMMCABp) et le Palais Brongniart (https://lnkd.in/e3icbUPY), nous passons le grand portail cette fois d’une autre grande institution bancaire, au 5, rue Masseran dans le 7e arrondissement de Paris. A quelques pas des Invalides, cette adresse discrète abrite aujourd’hui la Fédération nationale des Caisses d'Epargne (FNCE). Mais derrière sa façade se cache une histoire qui remonte à la fin du XVIIIe siècle. Ce bâtiment est un ancien hôtel particulier connu sous le nom d’hôtel de Richepanse, également appelé hôtel de Boisgelin. Sa construction est attribuée à l’architecte Alexandre-Théodore Brongniart et remonte à 1787, sous le règne de Louis XVI. L’architecte laissera notamment son nom au Palais Brongniart, l’ancien Palais de la Bourse. A cette époque, évidemment, rien ne prédestine les lieux à devenir une adresse du monde bancaire. L’hôtel traverse les décennies et change de fonction avant de croiser, près de deux siècles plus tard, l’histoire de la Caisse d’Epargne. Le tournant intervient en 1967, lorsque l’hôtel est acquis par les Caisses d’Epargne. Le réseau compte alors plus de 450 établissements et cherche progressivement à renforcer son organisation nationale. Le 5, rue Masseran devient alors l’une des adresses où s’installent ses structures nationale notamment le Centre National des Caisses d’Epargne et de Prévoyance puis la Caisse Nationale des Caisses d’Epargne et de Prévoyance. En 1999, une nouvelle page s’écrit avec la création de la FNCE, après le passage du réseau au statut coopératif. La FNCE installe son siège à cette même adresse et y demeure encore aujourd’hui. L’histoire du lieu ne doit toutefois pas être confondue avec celle de la première Caisse d’Epargne parisienne, créée en 1818. Le 5, rue Masseran raconte une autre étape, celle de la structuration et de la représentation nationale du réseau. Aujourd’hui, la FNCE représente 15 Caisses d’Epargne régionales, environ 4,5 millions de sociétaires et 2 350 administrateurs de sociétés locales d’épargne. Elle est présidée par Alain Di Crescenzo et dirigée par Pierre Macé. Près de 240 ans après sa construction, l’hôtel particulier de la rue Masseran continue donc de changer de vie sans changer d’adresse. Actu Banque
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