
… Alon Levi / Ofer Shechter …



Pour fêter ses 63 ans, revoici mon article sur le formidable acteur américain John Benjamin Hickey, gagnant d’un Tony Award.

John Benjamin Hickey, brillant comédien américain
John Benjamin Hickey, né le 25 juin 1963, est un acteur américain dont la très prolifique carrière couvre tant le théâtre que le cinéma et la télévision.
En 2011, il a remporté le Tony Award de la meilleure prestation par un second rôle dans une pièce pour son interprétation de Felix Turner dans « The Normal Heart ».
Voici les détails les plus intéressants de sa vie.
Biographie de John Benjamin Hickey
Jeunesse
John Benjamin Hickey est né en 1963 à Plano, ville du Texas où il a grandi et obtenu le baccalauréat en 1981. Il a ensuite suivi les cours de l’université d’état du Texas à San Marcos de 1981 à 1983, où il a été actif dans le département théâtre. En 1985, il a obtenu une licence en anglais à l’Université Fordham à New York.
Carrière
A l’origine acteur de théâtre, Hickey a depuis 1990 joué pour le cinéma et la télévision dans plus de 97 films, téléfilms ou séries TV, en plus de nombreuses pièces de théâtre.
À Broadway, il a notamment créé le rôle d’Arthur dans la pièce de Terrence McNally « Love! Valour! Compassion! », en 1995, un rôle qu’il allait reprendre pour la version cinématographique de 1997. La pièce « Love! Valour! Compassion! » gagna le Tony Award de la Meilleure Pièce, elle a pour décor un maison secondaire au bord d’un lac, à deux heures au Nord de New York, où 8 amis gays passent trois weekends d’été. La maison appartient à Gregory, un chorégraphe à succès de Broadway approchant la cinquantaine, qui craint qu’il est en train de perdre son talent créatif; il vit avec son amant Bobby, un assistant juridique d’une vingtaine d’années, qui est aveugle. Chacun des invités de la maison a un lien ou un autre avec le travail de Gregory : Arthur et son partenaire de longue date Perry sont conseillers commerciaux; John Jeckyll, un anglais cynique, est accompagnateur de danse; Buzz Hauser est créateur de costumes, fan de comédies musicales et l’homme gay le plus stéréotypé du groupe. Il n’y a que Ramon, l’amant de John pour l’été, et James, le frère jumeau de John, qui ne font pas encore partie du groupe d’amis. Mais Ramon est extraverti et arrive ainsi à se faire une place dans le groupe et James a une âme si belle qu’il y est rapidement le bienvenu…

… également à Broadway, John Benjamin Hickey a incarné Clifford Bradshaw dans la reprise de 1998 de « Cabaret », qui a remporté le Tony Award de la meilleure reprise d’une comédie musicale… et il a aussi joué le révérend John Hale dans la reprise en 2002 de la pièce d’Arthur Miller « Les sorcières de Salem », elle aussi sélectionnée aux Tony Awards.
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Toujours à Broadway, il a joué en 2011 Felix Turner, journaliste au New York Times et gay, dans « The Normal Heart », pièce sur la progression de l’épidémie de VIH / SIDA dans la ville de New York entre 1981 et 1984, une pièce qui lui a valu un Tony Award en 2012.
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Pour la télévision, il a joué de 2010 à 2013 le rôle de Sean, le frère sans-abri de Cathy Jamison (jouée par Laura Linney), personnage principal de la série dramatique comique « The Big C » sur Showtime… Cette série raconte l’histoire de Cathy Jamison donc, une prof de lycée, également épouse et mère de famille, c’est une femme réservée et puérile, à qui est diagnostiqué un mélanome, ce qui la force à vivre comme une adulte pour la première fois. Au début, elle choisit de cacher le diagnostic à sa famille, se comportant d’une manière qu’ils trouvent déroutante et de plus en plus étrange. Mais alors que la série progresse, Cathy permet à sa famille et quelques uns de ses nouveaux amis de la soutenir alors qu’elle affronte cette épreuve… Pour sa prestation dans cette série, John Benjamin a été nommé (catégorie meilleur 2nd rôle) aux Primetime Emmy Awards en 2013.
Sur grand écran, il a notamment incarné en 2006 Jack Dunphy, fameux romancier et dramaturge américain qui fut le partenaire de Truman Capote, dans le biopic « Infamous » (consacré à Truman Capote) … ainsi que Michael, un des personnages principaux de « Sublet », émouvante comédie dramatique réalisée par le grand cinéaste israélien Eytan Fox qui raconte le séjour à Tel-Aviv de Michael, journaliste américain venu passer 5 jours dans la ville israélienne pour écrire un article pour la rubrique « Voyages » du New York Times, et sa rencontre avec Tomer, jeune étudiant en cinéma qui lui sous-loue son appartement… les deux hommes sont gay et le plus jeune va s’éprendre de son aîné…



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… John Benjamin est-il joyeux dans la vraie vie ?? …
Vie privée de John Benjamin Hickey
John Benjamin Hickey est ouvertement gay. Son partenaire dans la vie est Jeffrey Richman, connu notamment comme scénariste et producteur exécutif des séries télévisées « Frasier » et « Modern Family ».

De plus, John Benjamin est un grand ami de Andy Cohen.
Actualité de John Benjamin Hickey
En 2024, on pourra voir John Benjamin Hickey au cinéma dans « Lilly », biopic consacré à Lilly Ledbetter, (ex) manager chez le fabricant de pneus Goodyear dans le sud profond des Etats-Unis, en Alabama, et (depuis qu’elle est retraitée) militante contre la discrimination salariale envers les femmes (moins payées que les hommes pour un même travail), un biopic où il incarne Charles Ledbetter, le mari de Lilly… et dans « Salem’s Lot » film fantastique / d’horreur d’après le roman homonyme de Stephen King, où John Benjamin joue le Père Callahan.
wikipedia + imdb – résumé et traduit par roijoyeux
Article publié pour la première fois sur roijoyeux le 13 octobre 2023.
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Pour fêter le 107è anniversaire de sa naissance, revoici mon article sur le formidable écrivain français Jean-Louis Bory.

Jean-Louis Bory, écrivain prodige
Jean-Louis Bory, né le 25 juin 1919 à Méréville et mort le 11 juin 1979 dans la même commune (aujourd’hui en Essonne), est un écrivain, journaliste, critique cinématographique et scénariste français.
Biographie en bref
Jean-Louis Bory naît à Méréville (village de région parisienne) le 25 juin 1919 d’une mère institutrice et d’un père pharmacien qui, dans ses temps libres, préfère à sa pharmacie de la rue Jean-Jacques Rousseau [à Méréville] le jardinage, le violon, la peinture ou l’écriture de vaudevilles pour la troupe théâtrale du village…
Ses brillantes études littéraires mènent le jeune Jean-Louis Bory à Paris, puis à Haguenau (Alsace) où il est envoyé comme professeur de lycée après avoir obtenu l’agrégation de lettres classiques.
Heureusement, une bonne surprise l’arrache rapidement à cette région qui n’est pas la sienne : en 1945, son roman « Mon village à l’heure allemande », transposition de ses souvenirs de la Résistance, est récompensé par le Prix Goncourt, alors qu’il n’a que 26 ans.
Ce genre de succès précoce est souvent à l’origine de carrières romanesques avortées : Bory, au contraire, va poursuivre la sienne sans impatience et sans concession, tirant de sa mémoire la trame de « Chère Aglaé » (1947), « La Vie de château » (1954), « L’Odeur de l’herbe » (1962) (…) Une enfance et une adolescence heureuses et inquiètes à la fois s’y retrouvent, baignées de la lumière de ce qui était encore la campagne aux portes de Paris.
Avoir gagné le Prix Goncourt permet à Jean-Louis Bory de racheter (en 1945) la propriété acquise en 1880, à Méréville, par ses grands-parents et qui avait ensuite appartenu à la comtesse Cally, sa tante : la « Villa des Iris », qu’il rebaptise « La Calife ».
Entre 1946 et jusqu’à sa mort en 1979, sa vie se déroule entre Paris et Méréville. Il tente de poursuivre à travers différents livres le récit de l’histoire de Méréville, rebaptisée « Jumainville » dans ses romans. L’accueil froid du public le contraint à reprendre l’enseignement… pour le bonheur de ses élèves du lycée Voltaire et du lycée Henri IV. Mais en 1960, sa prise de position contre la guerre d’Algérie et pour l’insoumission le rend indésirable au sein de l’Education Nationale. Il est réintégré au bout de quelques mois, mais cet événement marque une rupture dans son rapport avec l’enseignement, métier pour lequel il avait le plus grand respect. Il retourne à sa plume, comme journaliste, critique (acerbe), scénariste, auteur d’études et de biographies (sur Balzac, Eugène Sue,…).
Son entrée à l’émission radio « Le Masque et la Plume », en 1964, assure à Jean-Louis Bory une audience et une popularité qui contribuent à son succès fracassant de critique de cinéma à « Arts », puis au « Nouvel Observateur » à partir de 1966. Mais pour lui, les plus belles « toiles » du quartier latin ne remplacent pas les paysages de la Beauce. À Méréville, il prend soin de son jardin comme de sa bibliothèque (quarante mille titres !).
Ses chroniques cinéma hebdomadaires, toujours passionnées, jamais désinvoltes, peuvent être agressives, elles ne sont ni perfides ni féroces. Comme tous les grands critiques, à « démolir », il préfère louer…
Sa générosité s’arrête cependant devant la mesquinerie, le fascisme larvé et toutes les formes de répression. Après avoir pris position contre la guerre d’Algérie, il revendique avec la même sincérité le « droit à la différence », c’est-à-dire, en ce qui le concerne, à l’homosexualité, notamment dans ses autobiographies « La Peau des zèbres » (1969), « Tous nés d’une femme » (1976) et surtout dans « Ma Moitié d’orange » (1973), succès dans lequel il annonce publiquement son homosexualité – un « divin récit initiatique gay » selon le magazine « Têtu », « Ma moitié d’orange » évoque l’enfance de Jean-Louis Bory, jusqu’à sa vie d’adulte… Bory souligne notamment que si son statut social lui assure la liberté sexuelle, il n’en va pas de même pour certaines catégories de prolétaires et de marginaux, sur lesquels les interdits traditionnels pèsent bien davantage.
On doit aussi à Jean-Louis Bory un roman fantaisiste enregistré au magnétophone, « Le Pied » (1976), et (dans la lignée de ses adaptations télévisées [en tant que scénariste] de Balzac, d’Eugène Sue, de Dumas) plusieurs essais consacrés au roman populaire (« Eugène Sue, dandy mais socialiste », 1973), un excellent et fort sérieux essai historique (« La Révolution de Juillet, ou les Trois Glorieuses », 1972), ainsi qu’un amusant portrait de « Cambacérès », sous-titré « Les Cinq Girouettes » (1978).
Le 11 juin 1979, vaincu par une dépression, il met fin à ses jours. L’écrivain repose là où il est né, à Méréville.
Universalis + Terre des écrivains —
La part d’ombre de Jean-Louis Bory
L’indépendant le 17 décembre 2011
Par Gérard Bonnet.
Une matinée ensoleillée de juin de 1979 sur un quai de gare de la banlieue sud de Paris.
En attendant le train, je feuillette un quotidien. Une information me sidère : Jean-Louis Bory s’est suicidé ! Dans mon esprit, la surprise et l’incompréhension se mêlent tant le geste paraît déplacé venant d’un homme pétillant de vivacité et d’intelligence, du trublion facétieux et plein de verve du ‘Masque et la Plume’, du critique de cinéma novateur et provocateur du « Nouvel Observateur » dont le style m’éblouit.
‘Se tuer en juin ! Quand tout renaît !’ déplore Daniel Garcia dans le petit livre [intitulé « C’était Bory »] qu’il vient de consacrer à Jean-Louis Bory, homme aux talents multiples. En cette rieuse matinée du 12 juin 1979, la tragique nouvelle était apparue aux admirateurs de Bory comme une incongruité. Pourtant, malgré les apparences, cet homme encore jeune – soixante ans – était au bout du rouleau. Sous le rire et la gouaille, se cachait un être mélancolique, seul et dépressif depuis des années. Malgré sa réussite comme critique de cinéma, le succès de ses adaptations pour la télévision et deux maîtres livres, une biographie consacrée à Eugène Sue et un essai historique, « La Révolution de Juillet », Bory ne s’était jamais vraiment remis du Goncourt 1945. Ecrasé par le couronnement de « Mon village à l’heure allemande » à l’âge de 26 ans – le plus jeune lauréat de l’histoire du prix, hier et encore aujourd’hui -, son oeuvre littéraire postérieure [avait eu du mal à] exister.

RIDEAU
Meurtri de son relatif insuccès en littérature, las de son imposture comme ludion cathodique, fatigué de ce combat qui, au tournant des années 1970, avait fait de lui le ‘gugusse de l’homosexualité militante’, désespéré des déceptions et trahisons amoureuses, celui qui s’était donné pour devise ‘Tout feu, tout flamme’, décida, à l’amorce de l’été, de tirer le rideau, définitivement.
En moins de cent pages, Daniel Garcia, avec empathie, nous fait pénétrer dans la tête et le coeur de Jean-Louis Bory, donnant ainsi à découvrir un homme « pathétique, pitoyable même » rongé par une dépression existentielle. Indispensable complément à sa biographie de Bory publiée en 1991 chez Flammarion, Garcia révèle dans « C’était Bory » la part d’ombre de l’esthète. Aujourd’hui, les jeunes cinéphiles n’imaginent pas l’aura de cet intellectuel, incarnation d’un certain ‘esprit critique à la française’, qui donna son nom à un éphémère prix de cinéma dont Garcia appelle à la résurrection. Une distinction qui allierait ‘la pétulance, l’engagement, l’indépendance d’esprit, la fraîcheur de ton, l’humour et la tolérance’.

Suicide de Jean-Louis Bory
L’historien Michel Larivière précise dans son « Dictionnaire historique des homosexuels célèbres » les raisons du suicide du grand écrivain : « (…) son militantisme homosexuel qu’il exprime sans ambages à la télévision, avec une agilité d’esprit et une ironie souriante, lui vaut beaucoup d’ennemis. Lassitude de cette lutte, peur de vieillir ou dépression ? Lorsque le garçon qu’il aimait le quitte, Bory se suicide d’une balle dans le coeur. »

Pour se rendre à la maison de Jean-Louis Bory
« La Calife » se trouve (à Méréville) à l’entrée du chemin des Larris, juste au-dessus du petit lavoir sur la Juine. Abritée derrière de hauts murs, la maison -signalée par une plaque- est propriété privée et n’est pas ouverte au public. Terre des écrivains
Article publié pour la première fois sur roijoyeux le 8 juillet 2023.
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Pour fêter le 63è anniversaire de sa naissance, revoici mon enquête sur George Michael (25 juin 1963 – 25 décembre 2016), grand chanteur pop et auteur-compositeur au talent exceptionnel grâce auquel il eut un succès colossal, vendant plus de 100 millions d’albums au cours d’une carrière qui s’étendit sur quatre décennies. George Michael a classé 7 de ses singles No. 1 au Royaume Uni, où 7 de ses albums, notamment « Faith », « Patience » et « Older », se sont aussi classés No. 1 des meilleures ventes d’albums.
Mais… George était-il joyeux ?
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Et bien… voici la réponse entendue sur « BBC Radio 4 » le 26 décembre 2016 :
Le fait que George Michael était l’une des plus grands stars de la pop britannique ne fait aucun doute. Les plus de 100 millions d’albums qu’il a vendus, la présence continuelle de sa musique sur nos radios et ses tournées de stades à guichets fermés attestent de son talent.
En tant que moitié du groupe adolescent Wham!, il a chanté son chemin vers la célébrité au début des années 1980 avec des titres « feel good » comme « Young Guns », « Club Tropicana » ou « Wake Me Up Before You Go Go ».
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Sa ballade « Careless Whisper » (1984) marqua un changement de ton et de direction, vers une carrière d’artiste « soul ».
(…)
Son premier album en solo « Faith » (1987) se vendit à plus de 25 millions d’exemplaires, engrangea pléthore de prix d’excellence et assit sa réputation d’artiste international majeur. Apparemment, il semblait vivre un rêve, mais de bien des façons, avait le sentiment que c’était un mensonge. La célébrité lui pesait, il fréquentait peu l’industrie de la musique, et était de plus en plus mal à l’aise de devoir cacher son homosexualité à sa famille et à ses admiratrices.

La situation empira au milieu des années 1990, où il perdit son amant puis sa mère, et fit un procès à sa maison de disques qu’il perdit. En 1998 il a été arrêté après avoir accepté les avances d’un policier en civil dans des toilettes publiques. Il a eu aussi des problèmes avec l’alcool et la drogue qui furent très largement relatés par la presse.
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Mais ce n’est pas ce qui restera de lui. C’est pour sa musique, qui a ému des millions de personnes dans le monde entier, qu’on se souviendra de George Michael.
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Selon son manager, George Michael s’est éteint hier (25 décembre 2016) paisiblement dans sa maison du Oxfordshire possiblement d’un arrêt cardiaque. Sir Elton John a déclaré avoir perdu un « ami qu’il adorait, une âme infiniment bonne et généreuse », l’ancien partenaire de George dans le boys band Wham!, Andrew Ridgeley, « a le coeur brisé ».
Le chanteur Paul Young, qui a chanté avec George plusieurs fois, notamment sur le single Band Aid, a dit qu’en dehors de la scène, George était assez timide : « Il n’était pas une pop star flamboyante, donc le degré de succès qu’il a eu est incroyable. Et je pense qu’il a vraiment lutté pour que sa vie privée le reste, c’est très étrange, il y est arrivé pendant un moment, cela l’a gardé sain et aussi il avait des amis très proches qui doivent maintenant le pleurer. » BBC Radio 4
(…)
Plus de plus amples informations sur George Michael, allez sur Paris Match

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Article publié pour la première fois sur roijoyeux le 31 décembre 2016.

Pour fêter le 49è anniversaire de sa naissance, revoici mon article sur le très beau et talentueux animateur et réalisateur de TV anglais Kristian Digby, décédé prématurément à l’âge de 32 ans.

Kristian Digby, animateur télé millionnaire
Scott Kristian Edwin Digby (24 juin 1977 – 1er mars 2010) était un animateur et réalisateur de la télévision britannique, ainsi que promoteur immobilier, surtout connu comme animateur de l’émission immobilière « To Buy or Not to Buy » sur « BBC One ». Le 1er mars 2010, il a été retrouvé mort à son domicile après un jeu sexuel en solitaire ayant tragiquement mal tourné – il était âgé de 32 ans.
Voici les les détails les plus intéressants de sa vie.
Jeunesse
Kristian Digby est né en 1977 à Torquay [ville située en bordure de la Manche, dans le Sud-Ouest de l’Angleterre, dans le comté de Devon] de parents promoteurs immobiliers.
Il a été élève à l’école Bramdean d’Exeter (capitale du Devon) où il batailla avec une sévère dyslexie qu’il surmonta, finissant par sortir de l’Université de Westminter à 21 ans (1998) avec un diplôme en cinéma et photographie. Il anima dans la foulée un documentaire TV pour la BBC intitulé « Hiding the Truth: I Can’t Read » (« je cache le fait que je ne sais pas lire ») pour lequel il retourna à son école primaire.
En 1997, il avait remporté un BAFTA (Oscar du cinéma et de la télévision britanniques) dans la catégorie junior en tant que réalisateur du film « Words of Deception ». L’année suivante, son film « Last Train to Demise », où apparait l’actrice et mannequin Lucy Perkins, lui valut le Prix du Meilleur Film réalisé par un étudiant au Festival de cinéma de Melbourne.

Carrière à la télévision
En 1999, Kristian Digby commença sa carrière d’animateur TV en présentant le talk-show « Nightlife » pour ITV (…)
A la même époque, il travailla en tant que réalisateur sur des émissions TV comme « Homefront » [émission de décoration d’intérieur], « Fantasy Rooms », « She’s Gotta Have It » (avec encore Lucy Perkins devant la caméra), « Girls on Top » et « The O-Zone » [émission musicale].
En 2001, il anima « That Gay Show » sur « BBC Choice ».
A partir de 2003, il devint célèbre grâce à sa carrière dans l’animation qui se développa fortement : il présenta de nombreux programmes pour la BBC, notamment « To Buy or Not to Buy » (sorte de « Maison à vendre »), mais aussi « Uncharted Territory », « Holiday », « Trading Up », « Living in the Sun », « House Swap », « Buy It, Sell It, Bank It » et « Open House », où avec son équipe, il transformait des biens immobiliers qui ne se vendaient pas, et après la transformation, ouvrait la maison pour qu’elle soit visitée par des acheteurs potentiels.

(…)
Travail caritatif
Malgré sa jeunesse, Kristian Digby était millionnaire (notamment propriétaire de plusieurs biens immobiliers) et consacrait beaucoup de son temps à du travail caritatif. Il soutenait des organismes caritatifs luttant contre la dyslexie et d’autres en faveur des LGBT, notamment le Terrence Higgins Trust qui aide les personnes HIV-positives ou atteintes du SIDA, et le Albert Kennedy Trust, qui vient en aide aux personnes LGBT sans domicile, notamment les jeunes à la rue après avoir été chassés par leur famille à cause de leur homosexualité.
En septembre 2006, il posa nu dans AXM, magazine digital pour jeunes hommes gay et bisexuels, pour aider à la prévention du cancer des testicules.

Vie personnelle
Kristian Digby était ouvertement gay. Il a déclaré avoir découvert son homosexualité alors qu’il était étudiant à l’Université de Westminster (1995-1998).
En 2006, il est apparu dans l’émission « The Trouble with Gay Men » de Simon Fanshawe [grand écrivain et animateur TV/radio anglais] où il déplora qu’il y a trop peu de modèles à suivre pour les jeunes homosexuels, mais expliqua qu’il refusait d’exagérer son comportement à la télévision, bien qu’il ait montré ses dons en pole dancing dans « That Gay Show » en 2001.

Orgasme fatal
Le 28 février 2010, l’amant de Kristian Digby, Jason Englebrecht, de retour d’un voyage en Afrique, se rendit directement de l’aéroport de Londres Heathrow à la maison londonienne de l’animateur TV pour lui rendre visite; il essaya de l’appeler au téléphone et lui envoya plusieurs SMS mais n’arriva pas à le joindre, ni à entrer dans la maison, et repartit sans l’avoir vu. Dans la matinée du 1er mars, il appela une voisine [et locataire] de Kristian Digby qui trouva un double de clé et entra dans la maison où elle trouva Kristian sans vie sur son lit à 07:45 [le 1er mars 2010]. Il avait la tête recouverte d’un sac en plastique et ne portait qu’un short boxer.
Elle appela la police et le SAMU qui n’arrivèrent pas à le réanimer. A côté de son corps, ils retrouvèrent un bidon d’éthyl chloride, substance volatile qui permet d’augmenter le plaisir sexuel.
Après examen, le médecin a confirmé qu’il n’y avait personne d’autre sur les lieux lors du décès et conclu à une mort accidentelle suite à asphyxie auto-érotique.

Postérité de Kristian Digby
Les téléspectateurs britanniques furent profondément attristés par la nouvelle du décès de ce jeune animateur brillant, enthousiaste et plein de talent et d’humour qui avait l’avenir devant lui. Il a laissé un immense vide sur les écrans de TV outre-Manche. Vous pouvez le retrouver sur youtube :
wikipedia + Daily Mail – résumé et traduit par roijoyeux
Article publié pour la première fois sur roijoyeux le 28 avril 2022.
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