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dimanche 5 novembre 2023

Calvin Russell - Comanche


En 1998, alors qu'il fait le plein dans une station-service du Texas, Calvin Russell est appréhendé par un policeman pour détention de marijuana. Une rapide enquête révèle qu'il est déjà sous le coup de plusieurs sursis et encourt quelques années de prison supplémentaires. Finalement, il s'en sort avec une peine de semi-liberté surveillée.

La vie de Calvin Russell est un roman noir, un road-trip haletant, une aventure humaine taillée dans la roche et le sable du désert… un truc entre Dashiell Hammett, Kerouac et Bukowski. Né en 1948 à Austin (Texas), le petit gars passe son enfance derrière le comptoir du Sho Nuff Café tenu par papa et maman. À 12 ans, il commence à jouer de la guitare. À 15 piges, il se barre à San Francisco où il survit de petits larcins qui lui offrent l'opportunité de goûter l'hospitalité légendaire des geôles étasuniennes, durant une dizaine d'années. Éclusée sa peine, il revient dans son Sud natal et commence à écrire et interpréter ses chansons. Il erre de ville en ville, traficotant de-ci de-là, drogues et alcools. C'est en 1989 qu'il est repéré par Patrick Mathé, le big boss de la maison de disques parisienne New Rose qui lui fait enregistrer son premier disque. CRACK IN TIME fait son apparition dans les bacs en 1990, suivi en 1991, de SOUNDS FROM THE FOURTH WORLD et SOLDIER en 1992, tous trois captés au studio Arlyn d'Austin. Russell entame alors un incroyable périple en France et en Europe, remplissant des salles de spectacles. En 1990, il met en boîte son premier album live, enregistré au Kremlin-Bicêtre (Live at the Kremlin, sorti en 2006). Le deuxième, issu d'un concert à l'Olympia (Le voyageur), est édité en 1994. Sa tournée française de 2000 est également mise en sillons (Crossroad), ainsi que sa prestation de 2009 à l'Atabal de Biarritz (The Last Call, in the Heat of a Night), et celle du Trabendo en 2007 (Contrabendo). 

Son histoire d'amour avec la France et l'Europe ne s'arrête pas là, puisqu'en 2009 il investit les fameux studios Abbey Road de Londres et confie la réalisation de son ultime LP à Manu Lanvin. Rattrapé par un vilain crabe, l'infatigable vagabond cabossé a fini par poser définitivement son baluchon, là-bas du côté d'Austin, par un triste jour d'avril 2011. Ironie de l'histoire, aussi connu et respecté qu'il soit de ce côté-ci de l'océan, son œuvre demeure marginale chez les cowboys.


01 - Behind the 8 Ball (feat. Paul Personne) (Live)
02 - 5 m² (feat. Gérard Lanvin)
03 - Wild Wild West
04 - Rolling Wheel
05 - When You Smile
06 - Ain't Leavin' Your Love
07 - One Meatball (Joshua White Cover) (Live)
08 - Just Like L.A.
09 - Why I Love Her
10 - Lonesome Cowboy
11 - So Blue (About You)
12 - The Hole
13 - Petit gars
14 - The More I Know (Live)

dimanche 12 février 2023

Nicoletta - Mamy Blues


Les Ricains ont Janis Joplin, Patti Smith et Nina Simone ; les Belges, Maurane et Axelle Red ; les Angliches, Marianne Faithfull et Amy Winehouse… et nous avons Chantal Goya !!! Bah, naaaaan, j'décooooonne ! 

Des grandes voix féminines françaises, y'en n'a pas des tonnes ! Et ne me parlez pas de Mireille Mathieu, Michèle Torr, Louane et encore moins de Nakamura… ici, je parle de chanteuses qui ont des "bollocks" ! Parmi celles-ci : Mama Béa, Linda Keel, Mimi Lorka, Catherine Ringer, Véronique Sanson… et surtout la reine, que dis-je, l'impératrice, la papesse, la déesse : mademoiselle Nicole Grisoni, alias NICOLETTA.

Née en 1944, au bord du lac Léman, d'une mère déficiente mentale et d'un père absent, la petite Savoyarde est élevée par une grand-mère mélomane. Dès son plus jeune âge, elle s'initie au gospel au sein de la chorale de l'église Notre-Dame d'Annonay. Au début des années 60, elle se produit comme D.J. dans les clubs en vogue de Saint-Germain-des-Prés. C'est là qu'elle est repérée par le directeur artistique de chez Barclay, qui lui fait enregistrer son premier 45 tours en 1966. Il contient une reprise de "L'homme à la moto" d'Édith Piaf, ainsi qu'une chanson de Nino Ferrer et une autre de Guy Marchand.

Le succès survient en 1967 avec "La musique", puis "Il est mort le soleil". S'en suivent "Ma vie c'est un manège" en 1970 et le sublime "Mamy Blue" en 1971. En 1973, elle reprend un titre du Brésilien Jorge Ben, "Fio Maravilha" et "Les volets clos" de Rémo Forlani et Paul Misraki. Désormais, la divine blonde, connue et reconnue par ses pairs, fait partie de l'institution artistique française. Il n'en faut pas plus pour que nombre d'artistes se pressent à sa porte, en quête d'une collaboration. Entre autres, Michel Legrand, Boris Bergman, Bernard Lavilliers, Manu Chao, William Sheller, Richard Cocciante, Mort Shuman, Pierre Billon, Julien Clerc, Patrick Abrial obtiennent le précieux sésame et participe à l'édification d'une discographie format XXXL : pas moins d'une vingtaine d'albums, une centaine de 45 tours et des tournées à guichet fermé. 

Et quelle meilleure conclusion que de reprendre les mots de Ray Charles : « Nicoletta, la seule blanche qui ait une voix de noire. »


01 - J'attends, j'apprends
02 - Les tours d'ivoire
03 - La promeneuse
04 - Elle danse
05 - Hey Man
06 - Mauvais trip
07 - Samba Cançao
08 - Photo
09 - Complainte
10 - J'me souviens
11 - Petite sœur
12 - Une larme dans la mer
13 - Jeff
14 - La voix des anges (feat. JoeyStarr)
15 - Lune rouge
16 - Les hauts murs
17 - Ça devait arriver (I Put a Spell on You) (Screamin' Jay Hawkins Cover) 
18 - Comme une île au soleil

mercredi 16 juin 2021

Carré de Dames : Black Is Beautiful [ 17 ]


Masques ! Ô Masques !
Masques noirs masques rouges, vous masques blanc-et-noir
Masques aux quatre points d’où souffle l’Esprit
Je vous salue dans le silence !
Et pas toi le dernier, Ancêtre à tête de lion
Vous gardez ce lieu forclos à tout rire de femme, à tout sourire qui se fane
Vous distillez cet air d’éternité où je respire l’air de mes Pères.
Masques aux visages sans masque, dépouillés de toute fossette comme de toute ride
Qui avez composé ce portrait, ce visage mien penché sur l’autel de papier blanc
À votre image, écoutez-moi !
Voici que meurt l’Afrique des empires – c’est l’agonie d’une princesse pitoyable
Et aussi l’Europe à qui nous sommes liés par le nombril.
Fixez vos yeux immuables sur vos enfants que l’on commande
Qui donnent leur vie comme le pauvre son dernier vêtement
Que nous répondions présents à la renaissance du Monde
Ainsi le levain qui est nécessaire à la farine blanche
Car qui apprendrait le rythme au monde défunt des machines et des canons ?
Qui pousserait le cri de joie pour réveiller morts et orphelins à l’aurore ?
Dites, qui rendrait la mémoire de vie à l’homme aux espoirs éventrés ?
Ils nous disent les hommes du coton, du café, de l’huile
Ils nous disent les hommes de la mort
Nous sommes les hommes de la danse
Dont les pieds reprennent vigueur en frappant le sol dur

                        
[ Prière aux masques, Léopold Sédar Senghor ]

>>>>> TIGER WOODS

01 - Fatoumata Diawara - Kele
02 - Betty Davis - If I'm in Luck I Might Get Picked Up
03 - Irma Thomas - Soul of a  Man
04 - Georgia Anne Muldrow - Arkansas
05 - Fatoumata Diawara - Boloko
06 - Betty Davis - Your Man, my Man
07 - Irma Thomas - Blue in the Heart
08 - Georgia Anne Muldrow - Overload
09 - Fatoumata Diawara - Mama
10 - Betty Davis - Bar Hoppin'
11 - Irma Thomas - I'm Your Puppet
12 - Georgia Anne Muldrow - Whollyspirit
13 - Fatoumata Diawara - Bonya
14 - Betty Davis - F.U.N.K.
15 - Irma Thomas - Thinking About You (feat. Norah Jones)
16 - Georgia Anne Muldrow - Canadian Hillbilly

mardi 30 mars 2021

Une chanson (Stagger Lee)


La nuit était claire
Et la lune était jaune
Et les feuilles commençaient à tomber


Je me tenais sur le coin
Quand j'ai entendu mon bouledogue
Il aboyait sur les deux hommes
Qui jouaient dans l'obscurité


C'était Stagger Lee et Billy
Deux hommes qui jouaient tard
Stagger Lee a posé un sept
Billy a juré qu'il avait posé un huit


Stagger Lee a dit à Billy :
« Je ne peux pas te laisser faire ça
Tu as gagné tout mon argent
Et mon nouveau Stetson »


Stagger Lee est parti
En descendant vers la voie ferrée
Il a dit : « Je ne veux plus te revoir, Billy
Ne sois pas là quand je reviendrai »


Vas-y, Stagger Lee

Stagger Lee est rentré chez lui
Il a pris son Colt 44
Et dit : « Je retourne au bar
Juste pour payer mes dettes »


Stagger Lee est retourné au bar
Il se tenait devant la porte d'entrée
Et dit : « Maintenant, personne ne bouge »
Et il a sorti son Colt 44


« Stagger Lee, s'écria Billy,
S'il te plaît ne me tue pas
J'ai trois petits enfants
Et une femme très malade »


Stagger Lee a tué Billy
Il a tiré sur ce pauvre garçon si mauvais
Jusqu'à ce que les balles traversent le corps de Billy
Et il a cassé les verres du barman


Maintenant, sors et va-t'en, Stagg


"Stagger Lee" (ou Stagolee, Stack-A-Lee, Stacker Lee, Stack O'Lee Blues…) est une vieille chanson populaire américaine. La plus ancienne version, connue sous le nom de "Stack-A-Lee", semble avoir été interprétée à Kansas City en 1897 par Charlie Lee dont le surnom était "le marteleur de piano."

En 1910, le musicologue John Lomax en rédigea une transcription partielle. Elle était alors chantée par les afro-américains qui trimaient sur les chantiers. La première version enregistrée date de 1923, elle est l'œuvre des Waring's Pennsylvanians. Il faudra cependant attendre 1958 et la version rock 'n' roll de Lloyd Price pour que la chanson devienne un véritable succès et soit reprise par de très nombreux artistes. Bien entendu, chacun d'eux apportera sa touche personnelle au texte rédigé au XIXè siècle.

Les paroles s'inspirent de la véritable histoire de "Stagger" Lee Shelton, proxénète noir de Saint-Louis, condamné pour le meurtre de son ami William Lyons, en décembre 1895.


>>>>> YELLOW MOON

01 - Wilson Pickett - Stagger Lee
   02 - Taj Mahal - Stagger Lee
      03 - Mississippi John Hurt - Stack O'Lee (1928)
         04 - Bob Dylan - Stack A Lee
            05 - David Holt & The Lightning Bolts - Stagger Lee
               06 - Huey Lewis & The News - Stagger Lee
                  07 - Fillmore Slim - Stagger Lee
                     08 - Tommy Roe - Stagger Lee
                        09 - Michael Bloomfield - Stagger Lee
                           10 - Lloyd Price - Stagger Lee
                              11 - Hank Shizzoe - Stagger Lee
                                 12 - Ma Rainey - Stack O'Lee Blues (1925)
                                    13 - Nick Cave & The Bad Seeds - Stagger Lee
                                       14 - Ike & Tina Turner - Stagger Lee
                                          15 - Grateful Dead - Stagger Lee
                                             16 - Speed Kings - Stagger Lee
                                                17 - Tennessee Ernie Ford & Joe Fingers Carr - Stack-O-Lee
                                                   18 - Johnny Dodds - Stack O'Lee Blues
                                                      19 - Bill Haley - Stagger Lee
                                                         20 - Don & The Goodtimes - Stagger Lee (1966)

mardi 2 mars 2021

United States of Blues (Cyan)


Du  bleu, du  bleu
Je  veux  du  bleu
Du  bleu  comme  s'il  en  pleuvait
Du  bleu  dans  le  ciel
Ainsi  que  dans  tes  yeux
Dans  tes  cheveux

Du  bleu, du  bleu
Encore  du  bleu
Du  bleu  comme  un  torrent
Des  soleils  bleus
Des  oranges  bleues
Des  javas  bleues

Du  bleu, du  bleu
Toujours  du  bleu
Du  bleu  comme  un
e  promesse
Des  bleus  au  cœur
Et  des  mots  bleus
Pour  les  amoureux

Du  bleu, du  bleu
Du  bleu  à  la  folie
Du  bleu  comme  un  souvenir
Et  quand  je  serai  mort
Qu'on  jette  mes  cendres  grises
Dans  l'infiniment  bleu  de  l'océan

>>>>> DES BLEUS À L'ÂME

01 - Sold My Soul - Oślepił Mnie Deszcz (Pologne)
02 - Downtown Blues Band - Blues Boys (Allemagne)
03 - Benoy Rai - Loves True (Inde)
04 - Charlie Vitamine - Dream (Suisse)
05 - Brendan Leggatt - Losin' my Head (Australie)
06 - Tito Agulla Band - Un Blues de Albert King (Argentine)
07 - State of Empire - Delta Junkie (Canada)
08 - Rusty River - You (Espagne)
09 - Epi K. Paradox - Find my Baby (Angleterre)
10 - Delgres - Ramené Mwen (France)
11 - Georgia Randall - Anticipation Blues (USA)
12 - Peter O Ekberg - Hej Hej Publiken (Suède)
13 - Eoin - Anthony's Got Mono (Irlande)
14 - Jimmy Joe - The Letter (Italie)
15 - Bombino - Tamiditine (Niger)
16 - Green Blues Band - The End (Allemagne)
17 - El Cruce - Mañana Salgo Libre (Chili)
18 - The Cosmic Trip Advisors - Feeling Low (Écosse)

samedi 14 novembre 2020

PopaLive


Voyons voir ce que raconte Wikipedia sur Popa Chubby ! « Theodore Joseph Horowitz, dit Popa Chubby, né le 31 mars 1960 à New York, est un chanteur et guitariste américain de blues et de rock. Son nom de scène est tiré d’une expression d'argot "pop a chubby", qui veut dire "avoir une érection" ».

Bon, ben, voilà, je crois que j'ai tout dit, je peux retourner me coucher !

Il serait quand même judicieux de rappeler que le petit Theo découvre la musique très jeune, en écoutant des disques de blues (Willy Dixon, Muddy Waters, B.B. King…) et de rythm’n’blues (Otis Redding, Wilson Picket, Aretha Franklin…). Il a d'ailleurs commencé à jouer de la batterie à 13 ans. Ce n'est que plus tard, en découvrant les Stones, Hendrix, Page, Cream, qu'il se tourne vers la guitare. À l'aube des années 90, il entame sa carrière de musicien professionnel. En 30 ans de métier, le gaillard a sorti la bagatelle d'une trentaine d'albums, que ce soit en studio ou en public. 
 
Et c'est justement de live dont nous allons parler aujourd'hui, avec une collection de chansons empruntées à des artistes qui ont eu leur quart d'heure de gloire, exécutées sur scène de façon magistrale par un Popa Chubby ébouriffant. Bien entendu, je ne vous ferais pas l'affront de vous donner le nom des artistes qui ont composé ces différentes œuvres. Si vous séchez, vous pouvez toujours demander à Wikipedia !

>>>>> BIG MAN, BIG GUITAR

01 - (Sittin' on) The Dock of the Bay
02 - Love in Vain
03 - Gloria
04 - Brown Sugar
05 - Hey Joe
06 - Wild Horses
07 - Rock Me Baby
08 - Sympathy for the Devil
09 - Walk on the Wild Side
10 - Hallelujah

dimanche 25 octobre 2020

Eric Gales : Black Magic Guitar

En furetant sur la toile, j'ai appris que dans son arsenal technique, Jimi Hendrix disposait d'une astuce consistant à pincer les deux cordes les plus graves de son manche avec le pouce, afin de laisser les quatre autres doigts libres de vadrouiller sur les cordes  aiguës. Facile à écrire, plus compliqué à exécuter !

Tous ceux qui se revendiquent du maestro se sont naturellement inspiré de ces hendrixeries si caractéristiques. Si John Frusciante demeure l'un de ses plus fameux héritiers, il serait ballot de passer à côté d'Eric Gales. Moins connu que le guitariste des Red Hot Chili Peppers, il n'en demeure pas moins redoutable quand il s'agit de faire gémir une 6-cordes amplifiée.

Né en 1974 à Memphis, Tennessee, le petit Eric s'est mis à la guitare dès 4 ans. Bien que droitier, il joue comme un gaucher sur une guitare de droitier avec les cordes montées à l'envers (les basses en bas). Et ne croyez pas qu'il s'agit d'une coquetterie pour ressembler à Hendrix : tout simplement il a appris à jouer avec son frère Eugene qui est un vrai gaucher. 

Fin 1990, Eric à la guitare, Eugene à la basse et Hubert Crawford à la batterie se réunissent au sein du Eric Gales Band. Le premier album sort en 1991, suivi d'un autre en 1993 qui connaissent un franc succès, portés par des tubes comme Sign of the Storm et Paralyzed. En 1994, Gales a joué avec Carlos Santana au festival de Woodstock avant de rejoindre ses frangins Eugene et Manuel pour l'enregistrement d'un album. C'est finalement en 2001 qu'il se lance tout seul sur scène et commence à produire des disques avec la régularité d'un coucou suisse. En 2013, il monte un nouveau projet avec Doug Pinnick, bassiste de King's X et Thomas Pridgen, batteur de Mars Volta. Deux albums de bon gros hard rock bien saignant sont lâchés. 

En 2019 et 2020, il remporte le Award de meilleur artiste blues de l'année. Comme saint Jimi, il sait allier feeling et virtuosité, rondeur et acidité, force et tranquillité. Vous l'aurez compris, nous n'avons pas à faire à un branleur de manche, mais bien à un stakhanoviste de la plus belle conquête de l'homme… la guitare électrique ! 

>>>>> BORDERLINE PERSONALITY

01 - No One Else (1991 - The Eric Gales Band)
02 - Temple of Deliverance (1993 - Picture of a Thousand Faces)
03 - Rockin' Horse Ride (1996 - Left Hand Brand)
04 - Layla (feat. Derek Trucks) (Derek and the Dominos Cover) 
       (1999 - V.A. : Songs of Eric Clapton)
05 - Insane (2001 - That's What I Am)
06 - Trampled Underfoot (Led Zeppelin Cover) (2003 - V.A. : Songs of Led Zeppelin)
07 - May This Be Love (Jimi Hendrix Cover) (2004 - V.A. : A Tribute to Jimi Hendrix)
08 - Trouble (2006 - Crystal Vision)
09 - Honey in the Comb (2007 - The Psychedelic Underground)
10 - The Sound of Electric Guitar (2008 - The Story of my Life)
11 - The Psychedelic Underground (2009 - Layin' Down the Blues)
12 - The Spice (2010 - Relentless)
13 - Tortured Mind (2011 - Transformation)
14 - Hate Crime (feat. Doug Pinnick & Thomas Pridgen) 
       (2013 - Pinnick Gales Pridgen : Pinnick Gales Pridgen)
15 - Pickin'n Grinnin' (2013 - Ghost Notes)
16 - Psychofunkadelic Blues (feat. Doug Pinnick & Thomas Pridgen) 
       (2015 - Pinnick Gales Pridgen : PGP 2)
17 - Steep Climb (feat. Zakk Wylde) (2014 - Good For Sumthin')
18 - I Don't Know (2017 - Middle of the Road)
19 - Reaching for a Change (2019 - The Bookends)

dimanche 6 septembre 2020

Carré de Dames : Another Girl + Another Guitar


Et gratte, gratte sur ta mandoline, ma petite bambina !

Dans cette saga consacrée aux guitaristes de sexe dit faible, faire l'impasse sur Lita Ford relèverait d'une coupable incompétence, voire d'un crétinisme congénital. Donc, nous allons parler de LITA FORD ! Oh ! Pas longtemps, je vous rassure, car j'ai déjà exprimé à maintes reprises mon admiration pour la jolie blonde qui fonda The Runaways avec ses copines Joan Jett, Cherie Currie et Jackie Fox… c'était hier ! 

Certes, Lita n'est pas la première guitare-héroïne de l'histoire. Avant elle, l'immense Rosetta Tharpe avait déjà sévi et bien débroussaillé les mentalités. Elle demeure cependant l'archétype de la guitariste de rock moderne, fière, sans complexe, pleine de charme et de virtuosité. Nul doute qu'ERJA LYYTINEN, charmante Finlandaise et MARISSA PATERNOSTER, native du New Jersey et leader du groupe Screaming Females, ont bien dû s'inspirer un jour ou l'autre des pionnières sus-citées. Quant à DEBBIE DAVIES, la doyenne de ces demoiselles, sachez qu'elle a commencé sa carrière solo en 1991, après avoir fondé le groupe de blues entièrement féminin The Cadillacs avec Maggie Mayall (femme de…), et enregistré quelques vinyles avec l'immense Albert Collins.

Au programme de cette soirée : du rock, du blues, de bons gros riffs maousse costauds et la présence de quatre jeunes filles aussi belles que talentueuses. Ça va chauffer, les gars, je vous jure que ça va chauffer !


01 - Lita Ford - Smokin' Toads
02 - Erja Lyytinen - Snake in the Grass
03 - Screaming Females - Burning Car
04 - Debbie Davies - Two Twenty-Five-Year-Olds
05 - Lita Ford - Bad Neighborhood
06 - Erja Lyytinen - Stolen Hearts
07 - Screaming Females - Black Moon
08 - Debbie Davies - Goin' to a Gaggle
09 - Lita Ford - Rotten to the Core
10 - Erja Lyytinen - Hand in Hand
11 - Screaming Females - Triumph
12 - Debbie Davies - Life of the Party
13 - Lita Ford - Piece (Hell Yeah)
14 - Erja Lyytinen - Don't Let a Good Woman Down
15 - Screaming Females - Bird in Space
16 - Debbie Davies - Down Home Girl

mercredi 17 juin 2020

United States of Blues (Azur)


Si les racines profondes du blues sont forcément africaines, nul ne peut nier l'implication politique des États-Unis dans l'avènement de cette vague musicale. Les formes les plus anciennes de blues proviennent du Sud des États-Unis, à la fin du XIXème siècle, dérivées des chants de travail des esclaves africains employés dans les champs de coton.

Depuis, le style a évolué, s'est fondu dans les sociétés, a donné naissance au jazz et au rock et, surtout, s'est répandu sur la planète entière. Ainsi, partons à la découverte de ces artistes multicolores qui sévissent au quatre coins du monde et constituent les États-Unis du Blues.

>>>>> BLEU ÉPERDUMENT

01 - Евгений Маргулис - Эржэдэ блюз (Поезд) (Russie)
02 - Lazy Eye - Don't Call the Doctor (Australie)
03 - Livingstone - Love Is a Race (France)
04 - Tras La Mula - Blues del Camionero (feat. Matías Pantalone) (Argentine)
05 - Moonshine Society - Deal the Devil Made (USA)
06 - Marc Amacher - Ride On (Allemagne)
07 - Annika Andersson & The Boiling Blues Band - Looking Out my Window (Suède)
08 - Phil Campbell - Left for Dead (feat. Nev MacDonald) (Pays de Galles)
09 - Audergang - Little Trouble (Brésil)
10 - Band Of Heysek - Nothing Is White (Rép. Tchèque)
11 - The Blues Against Youth - (Ain't Gonna Be) The One Who Hurts You (Italie)
12 - Tinariwen - Nizzagh Ijbal (Mali)
13 - Meena Cryle & The Chris Fillmore Band - Can't You See (Autriche)
14 - Knut Roppestad - Rambling On (feat. Kinsey Rose) (Norvège)
15 - Lou Mustache - The Answer to Floyd Dixon (Pays-Bas)
16 - The Downtown Alligators - Me and my Woman (Espagne)
17 - Manu Lanvin - Satisfaction (Rolling Stones Cover) (France)
18 - Tyla's Dogs D'Amour - Stealin’ From the Devil (Angleterre)

lundi 11 mai 2020

Blues 30-40


Si vous le voulez bien, poursuivons notre balade à travers l'histoire du blues.

Nous voici dans une période qui s'étend du début des années 30 jusqu'à milieu des années 40. Une époque saccagée par la crise économique issue du krach boursier de 1929, minée par l'explosion mondialisée du chômage, de la misère, de la famine. Une époque rongée par la montée des extrémismes, par les tensions internationales, par l'inexorable expansion de la xénophobie, de l’antisémitisme. Finalement, une époque qui s'achève dans le chaos de la Seconde Guerre mondiale.

Dans ce marasme planétaire, le blues continue sa lente maturation. Les premiers standards sont gravés dans la cire : Love in Vain; Sweet Home Chicago; Baby, Please Don't Go. Après avoir enregistré une poignée de chansons, Robert Johnson meurt subitement à l'âge de 27 ans. Celui-là même qui avait passé un pacte avec le diable et posé les fondations de ce qui deviendra le rock, entre ainsi dans la légende en devenant le premier membre du funeste Club des 27.

De ce côté-ci de l'Atlantique, Gaston Ouvrard a la rate qui s'dilate et le foie qu'est pas droit !


01 - Ed Bell - She's a Fool Gal (1930)
02 - Lead Belly - Frankie and Albert (part II) (1939)
03 - Walter Davis - Sweet Sixteen (1935)
04 - T-Bone Walker - Mean Old World (1942)
05 - Robert Johnson - Sweet Home Chicago (1936)
06 - Champion Jack Dupree - Gamblin' Man Blues (1940)
07 - John Lee "Sonny Boy" Williamson - Good Morning School Girl (1937)
08 - Big Maceo Merriweather - Worried Life Blues (1941)
09 - Big Joe Williams - Baby, Please Don't Go (1935)
10 - Robert Nighthawk - Prowling Nighthawk (1937)
11 - Mississippi Sheiks - Sittin' on Top of the World (1930)
12 - Robert Petway - Catfish Blues (1941)
13 - Bukka White - The Panama Limited (1930)
14 - Tampa Red - Kingfish Blues (1934)
15 - Jimmie Davis - Easy Rider Blues (1933)
16 - Big Billy Broonzy - Key to the Highway (1941)
17 - Memphis Minnie - New Dirty Dozen (1930)
18 - Cecil Gant - I Wonder (1944)

jeudi 7 mai 2020

Joe Bonamassa Featuring


Faut que je te dise, mon pote, si t'aimes pas la guitare, ne charge surtout pas cette jolie compile !

Bien sûr, il y a aussi un peu de tambour, de basse, un chouia d'harmonica, de claviers, et même des chanteurs et teuses de grand talent,  mais il y a surtout de la guitare… et pas qu'un peu ! Et derrière cette guitare soyeuse et flamboyante, il a y monsieur Joe Bonamassa dont nous avons déjà parlé >>> ICI <<< Donc pas la peine de remettre le couvert !

Cela m'amène à une question hautement philosophique : est-ce parce qu'on est un grand guitariste qu'on est invité à jouer sur les disques des amis ou est-ce à force de jouer sur les disques des amis qu'on devient un grand guitariste ?

Vous avez 1 heure 25 minutes et 29 secondes pour y répondre… juste la durée de cette compile.

>>>>> BLACK ROCK

01 - Oz Noy - Five Spot Blues
02 - Les Paul - The Good Luck You're Having
03 - Healing Sixes - Fine Time
04 - Shannon Curfman - The Core
05 - James Cotton - Cotton Mouth Man
06 - Mahalia Barnes & The Soul Mates - You Won't See Me in the Morning
07 - Frank Viele - Broken Love Song
08 - Walter Trout - Clouds on the Horizon
09 - Greg Koch Band - Simone
10 - Randy Bachman - Bad Child
11 - Bobby Rush - Me, Myself and I
12 - Jimmy Barnes - In a Broken Dream
13 - Paul Jones - Beggar for the Blues
14 - Sandi Thom - This Ol' World
15 - Tommy Castro & The Painkillers - I'm Tired
16 - Leslie West - Third Degree
17 - Devon Allman's Honeytribe - Mercy, Mercy
18 - Katja Rieckermann - Buckaroo

jeudi 26 mars 2020

Carré de Dames : One Girl + One Guitar


De quoi ? T'es pas au courant ? On t'as pas prévenu, mec ? Merd'alors, pourtant je croyais que l'info avait circulé !

Ben ouaih, c'est clair, c'est net, c'est définitif et immuable : LA FEMME EST L'ÉGALE DE L'HOMME. Je sais, ça pique un peu les yeux quand tu l'entends pour la première fois, mais c'est comme ça maintenant et faudra t'y faire, patate ! Alors, bobonne à la carrée pour torcher le cul des mômes et récurer tes slips de porc, t'oublies. Et le samedi aprèm' au lieu de te gratter les couilles devant le match à la télé, t'iras te coltiner une heure de queue à la caisse de chez Leclerc… et t'oublies pas les croquettes pour Médor ! D'ailleurs, Médor, tu penseras à l'envoyer faire son petit caca du soir.

Tout ça pass' que la moukère a décidé de faire de la musique ?

Bah, ouaiche, mon pote, les nanas font ce qu'elles veulent. Si elles veulent jouer de la gratte et beugler dans un micro, elles le font. Faire des concerts, idem ! En jean slim ou en minijupe, c'est elles qui décident. Santiagues ou stilettos, si ça leur va, moi ça me va ! Elles peuvent jouer du blues si ça les chante, et même de rock si ça les branche. Jazz, pop, metal, electro… lâchez-vous, mes belles !

Elles ont même le droit de te coller un coup de pompe dans les burnes si tu leur défrises la moumoute !


01 - Samantha Fish - Cowtown
02 - Ana Popović - You Got the Love
03 - Joanne Shaw Taylor - New 89
04 - Laura Cox - River
05 - Samantha Fish - Kick Around
06 - Ana Popović - Wrong Woman
07 - Joanne Shaw Taylor - In the Mood
08 - Laura Cox - Too Nice for Rock 'n' Roll
09 - Samantha Fish - Runaway
10 - Ana Popović - Rain Fall Down
11 - Joanne Shaw Taylor - Nothin' to Lose
12 - Laura Cox - Bad Luck Blues
13 - Samantha Fish - Bitch on the Run
14 - Ana Popović - Funkin' Attitude
15 - Joanne Shaw Taylor - Mud Honey
16 - Laura Cox - The Australian Way

lundi 24 février 2020

Carré d'As : Black Is Beautiful [ 13 ]


Ici vit le Noir la peur au ventre
Cette peur sans cesse refoulée
Sans cesse remise en lumière
L’Amérique en moi
C’est une partie de ma peau

La rumeur la plus sourde
Me parvient ce soir-là
À deux pas
La rumeur la plus sourde
Qui me hante parfois

Personne ne veut l’entendre
Impossible de fuir
Une rumeur si parlante
Invisibles sont-ils
Sommes-nous

Nous
Meute de transparents
Sur lesquels fusent des balles
À boulets rouges
Ce n’est pas une rumeur
J’étais là
Me voici

À deux encablures de l’endroit des balles
Pas besoin d’être si près du lieu de la vérité
Pour voir l’empreinte de son éclat sur ma peau


[ Ici vit, Tanella Boni ]

>>>>> JESSE JACKSON

01 - Regina Belle - Didn't I (Blow Your Mind This Time)
02 - Carole Fredericks - Run Away Love
03 - Neneh Cherry - Across the Water
04 - Cesária Évora - Sodade
05 - Regina Belle - Baby Come to Me
06 - Carole Fredericks - No Rain
07 - Neneh Cherry - 422
08 - Cesária Évora - Verde Cabo di Nhas Odjos
09 - Regina Belle - Show Me the Way
10 - Carole Fredericks - Tender Love
11 - Neneh Cherry - Move With Me
12 - Cesária Évora - Africa Nossa
13 - Regina Belle - From Now On
14 - Carole Fredericks - Reachin'
15 - Neneh Cherry - I Ain't Gone Under Yet
16 - Cesária Évora - Saia Travada

mercredi 19 février 2020

Joe Bonamassa : 6 cordes à son arc


43 ans ! Putain, ce p'tit con a tout juste 43 ans et il présente déjà une discographie aussi longue que la gueule de Christine Boutin quand elle a appris la promulgation de la loi sur le mariage pour tous.

Le petit Joseph Bonamassa, né en 1977 à Utica (USA), commence à jouer de la guitare à 4 ans, avec son père, propriétaire d'une boutique de musique. Il est tellement doué, ce p'tit con, qu'à 12 ans il fait la première partie de B.B. King qui reste scotché par les performances du môme ! À tout juste 14 ans, il s'associe à Erin Davis (fils de Miles Davis), Waylon Krieger (fils de Robby Krieger), Berry Oakley Jr. (fils du bassiste du Allman Brothers Band) et Lou Segreti (fils de personne !) pour former le groupe Blooline, et enregistrer un album qui placera deux singles dans les charts (Stone Cold Hearted et Dixies Peach).

Il faut attendre l'an 2000 pour voir le gamin se lancer dans une carrière en solo, avec l'enregistrement d'un premier LP qui se classe au 9ème rang de l'US Top Blues Albums. Il n'a alors que 23 ans. Dès lors, les albums s'enchainent : 13 en  l'espace de 18 ans. Sans oublier quelques collaborations, notamment avec sa vieille copine Beth Hart avec laquelle il revisite des standards de Ray Charles, Billie Holiday, Etta James, Aretha Franklin, Louis Armstrong, Ike et Tina Turner…

Et comme si tout ça ne suffisait pas, en 2009 il forme un nouveau gang avec Glenn Hughes, Jason Bonham et Derek Sherinian. Là encore ça ne chôme pas : quatre albums en 7 ans ! Ajoutez trois albums avec Rock Candy Funk Party, groupe au parfum de jazz et de funk qu'il monte en 2013 avec Tal Bergman, Ron DeJesus et Mike Merritt et vous obtenez une discographie digne des vieux briscards du rock qui sévissaient au siècle dernier.

Je pourrais aussi évoquer toutes ses apparitions en tant qu'invité sur les disques de ses potes… mais tout ça fera partie d'un autre jolie compile à venir… si vous êtes sages !

>>>>> BLUES DELUXE

01 - Stone Cold Hearted (1994 - Bloodline : Bloodline)
02 - Colour and Shape (2000 - A New Day Yesterday)
03 - Lie #1 (2002 - So, It`s Like That)
04 - Woke Up Dreaming (2003 - Blues Deluxe)
05 - When the Sun Goes Down (2004 - Had to Cry Today)
06 - Torn Down (2006 - You & Me)
07 - Dirt in my Pocket (2007 - Sloe Gin)
08 - Story of a Quarryman (2009 - The Ballad of John Henry)
09 - Quarryman's Lament (2010 - Black Rock)
10 - The Whale That Swallowed Jonah (2011 - Dust Bowl)
11 - Well Well (Delaney & Bonnie Cover)(feat. Beth Hart) (2011 - Hart/Bonamassa : Don't Explain)
12 - Heavenly Soul (2012 - Driving Towards the Daylight)
13 - Dope on a Rope (2013 - Rock Candy Funk Party : We Want Groove)
14 - Rhymes (Al Green Cover) (feat. Beth Hart) (2013 - Hart/Bonamassa : Seesaw)
15 - Oh Beautiful ! (2014 - Different Shades of Blue)
16 - Drive (2016 - Blues of Desperation)
17 - Awake (2017 - Black Country Communion : BCCIV)
18 - Black Coffee (Ike & Tina Turner Cover) (feat. Beth Hart)  
       (2018 - Hart/Bonamassa : Black Coffee)
19 - Molly O' (2018 - Redemption)

mardi 4 février 2020

Initial Blues


En conclusion, chers z'amis mâles, on s'est encore bien faits blousés par les nanas !

Le fait est avéré, entériné par les plus grands musicologues : le premier disque de blues a été enregistré par Mamie Smith — chanteuse, pianiste, actrice et danseuse de revue, née le 26 mai 1883 à Cincinnati. Il s'agit de Crazy Blues, mis en boîte à New York le 10 août 1920, avec It's Right Here for You (If You Don't Get It, 'Tain't No Fault O'Mine) en face B. En seulement un mois, il s'en était écoulé 75.000 exemplaires, pour au final, atteindre le score phénoménal d'un million de copies. Pour se consoler, on pourra toujours dire qu'il est l'œuvre du compositeur Perry Bradford et que la demoiselle était accompagnée par Johnny Dunn au cornet, Ernest Elliott à la clarinette et Willie "The Lion" Smith au piano… finalement, on s'en sort pas si mal !

Putain ! C'était il y a un siècle, mon pote ! Tu te rends compte ?

En temps normal, quand je m'exprime en siècles, c'est pour évoquer les dinosaures, les pharaons, Louis XIV, éventuellement l'âge de Christine Boutin, mais aujourd'hui, c'est pour parler d'un truc dans lequel nous baignons tous les jours… ça fout quand même un sacré foutu coup de vieux… non ?

Plutôt que de se lamenter sur le temps perdu (qu'on ne rattrape plus !), je vous propose un pèlerinage au siècle dernier, dans les années 20 — les années folles. Des années où tout était possible, tout était permis… même à des filles d'enregistrer des disques de blues ! [ Smiley gros con de macho ]

>>>>> ROOTS BLUESY ROOTS

01 - Mamie Smith & Her Jazz Hounds - Crazy Blues (1920)
02 - Blind Blake - Too Tight Blues (1926)
03 - Bessie Smith - Down Hearted Blues (1923)
04 - Freddie Spruell - Milk Cow Blues (1926)
05 - Charlie Patton - Rattlesnake Blues (1929)
06 - Mississippi John Hurt - Frankie (1928)
07 - Bertha "Chippie" Hill - Trouble in Mind (1926)
08 - Papa Charlie Jackson - All I Want Is a Spoonfull (1925)
09 - Lonnie Johnson - Life Saver Blues (1927)
10 - Frank Hutchison - Stackalee (1927)
11 - Big Bill Broonzy - Big Bill Blues (1929)
12 - Ma Rainey - Farewell, Daddy Blues (1924)
13 - W.C. Handy - St. Louis Blues (1922)
14 - Tommy Johnson - Canned Heat Blues (1928)
15 - Blind Willie McTell - Writin' Paper Blues (1927)
16 - Victoria Spivey - Black Snake Blues (1926)
17 - Blind Lemon Jefferson - Booster Blues (1926)
18 - Sleepy John Estes - The Girl I Love, She Got Long Curly Hair (1929)

lundi 13 janvier 2020

Carré d'As : Blue Energy Live


— Toute la musique que t'aimes, elle vient de là, elle vient du blues ?         OUI  —  NON
— T'y mets tes joies, t'y mets tes peines ?                                                    OUI  —  NON
— Et tout ça, ça devient le blues ?                                                                OUI  —  NON
— Tu le chantes autant que tu l'aimes ?                                                        OUI  —  NON
— Et tu le chanteras toujours ?                                                                     OUI  —  NON

Si tout ça est vrai, sois le bienvenu aux Jolies Compiles

>>>>> PERSONNISSIMO

01 - George Thorogood & The Destroyers - Bad Boy
02 - Johnny Winter - Bony Moronie
03 - Paul Personne - Qu'est-ce qui a changé ?
04 - Stevie Ray Vaughan & Double Trouble - Love Struck Baby
05 - George Thorogood & The Destroyers - Gear Jammer
06 - Johnny Winter - Roll With Me
07 - Paul Personne - Quelqu'un appelle
08 - Stevie Ray Vaughan & Double Trouble - Give Me Back my Wig
09 - George Thorogood & The Destroyers - Move It On Over
10 - Johnny Winter - Rock and Roll People
11 - Paul Personne - La croisée des ch'mins
12 - Stevie Ray Vaughan & Double Trouble - Mary Had a Little Lamb
13 - George Thorogood & The Destroyers - Johnny B. Goode
14 - Johnny Winter - Highway 61 Revisited
15 - Paul Personne - Ça fait mal
16 - Stevie Ray Vaughan & Double Trouble - Voodoo Chile (Slight Return)

mercredi 14 août 2019

Chicago Plays The Stones


« The Stones came back from England after they started selling such
tremendous amounts of records and told the Americans who we were.
Without those guys we’d still be, I guess, less unknown then what we are today. »

[ Buddy Guy ]


Euh ? Je vous ai déjà dit que j'aimais les Rolling Stones ? Est-ce que je vous ai aussi dit que j'adorais les artistes qui reprennent les chansons des autres ? Et surtout, vous ai-je dit que je kiffais comme un crevard ceux qui font des reprises des Rolling Stones ?

Mais attâââtion, faut pas jouer avec le répertoire des Stones. Pour reprendre les Stones, c'est un peu comme reprendre du Brel, faut un minimum de talent et une sacrée foutue paire de putain de cojones de brontosaure… sinon, tu te vautres comme une vulgaire bouse !

Alors évidemment, si c'est la crème des bluesmen de Chicago qui s'attache à la relecture du répertoire des Glimmer Twins, y'a plus qu'à fermer sa gueule et se laisser porter par une vague de chaleur qui risque bien de mettre à mal le climat déjà salement perturbé de notre pauvre petite planète. Et puis, quitte à crever, autant que ce soit en écoutant toute la musique que j'aime… elle vient de là !…

>>>>> WINDY CITY

01 - John Primer - Let It Bleed
02 - Billy Boy Arnold - Play with Fire 
03 - Buddy Guy (feat. Mick Jagger) - Doo Doo Doo Doo Doo (Heartbreaker)
04 - Ronnie Baker Brooks - Satisfaction
05 - Billy Branch - Sympathy for the Devil
06 - John Primer - Angie 
07 - Leanne Faine - Gimme Shelter 
08 - Jimmy Burns (feat. Keith Richards) - Beast of Burden 
09 - Mike Avery - Miss You 
10 - Omar Coleman - I Go Wild
11 - Carlos Johnson - Out of Control
12 - Jimmy Burns - Dead Flowers

jeudi 6 juin 2019

Carré d'As : Les rochers mélancoliques


Y'en a un qui était sur la route toute la sainte journée, l'autre qui rêvait d'un autre monde. Le troisième est un naïf idéal et le dernier avait rendez-vous à minuit, au bistro de Suzy !

Quatre artistes merveilleux, quatre destins. De l'ombre à la lumière et vice versa, parfois sous les projecteurs, parfois dans l'ombre des backstages. Au sommet des hit-parades ou en marge du showbiz. De M.J.C. en stade de France, en tête d'affiche ou en chauffeur de salle, au soleil de Californie ou sous les vents du Nord. Quatre artisans, rugueux comme de vieux troncs, qui ont le blues gravé à l'âme.

Il fallait qu'ils se croisent un jour. Si ce n'est pas sur le divan rouge de Michel "Rock 'n' Roll" Drucker, ce sera donc sur la scène des Jolies Compiles… here and now !

>>>>> FRENCH BOOGIE

01 - Christophe Marquilly - Ton souffle
02 - Paul Personne - J'roule
03 - Gérald De Palmas - Marlowe
04 - Louis Bertignac - Mes icônes
05 - Christophe Marquilly - Je voudrais tant
06 - Paul Personne - Saoûlé
07 - Gérald De Palmas - Dans mon rêve
08 - Louis Bertignac - Embrasse-moi
09 - Christophe Marquilly - Sniper
10 - Paul Personne - Pour quelle bonne raison ?
11 - Gérald De Palmas - J'ai envie de toi
12 - Louis Bertignac - 22 m²
13 - Christophe Marquilly - L'empire du "je"
14 - Paul Personne - J'ai rêvé
15 - Gérald De Palmas - Rien à faire ensemble
16 - Louis Bertignac - Descends-moi (The Rolling Stones Cover)

samedi 23 février 2019

Une chanson (Mr. Bojangles)


Je connaissais un homme : Bojangles, et il dansait pour vous
Dans des chaussures complètement usées
Les cheveux gris, une chemise en lambeaux, un pantalon large
Et ses vieilles chaussures souples
Il sautait si haut, il sautait si haut — redescendra-t-il ?
Mr. Bojangles, Mr. Bojangles, dansez !

Je l'avait rencontré dans un bar de la Nouvelle Orleans, j'étais fauché
Il m'a regardé d'un œil bienveillant et m'a parlé franchement
Il parlait de la vie, il parlait de la vie en riant et en tapant sur sa jambe de bois
Mr. Bojangles, Mr. Bojangles, dansez !

Il m'a dit qu'il s'appelait Bojangles et a dansé à travers tout le bar
Il a remonté son pantalon pour être plus à l'aise
Il a sauté si haut en faisant des claquettes sur ses talons
Il a ri, il  a ri en secouant ses vêtements de plus belle
Mr. Bojangles, Mr. Bojangles, dansez !

Il avait dansé quelques fois pour des spectacles de ménestrels
Et dans les fêtes foraines dans tout le Sud
Il racontait en pleurant comment son chien et lui avaient erré durant 15 ans
Mais son chien est mort, il est mort
Et 20 ans après, il avait toujours de la peine
Mr. Bojangles, Mr. Bojangles, dansez !

Il disait : « Maintenant, à chaque occasion,  je danse
Dans des bars miteux pour de l'alcool et des pourboires
Mais la plupart du temps, je reste devant le comptoir
Parce que je bois un peu trop »
Il a secoué sa tête, il secouait sa tête
J'ai entendu quelqu'un lui demander :
« S'il vous plaît, Mr. Bojangles, Mr. Bojangles, dansez ! »

Mais c'est qui ce sacré foutu monsieur Bojangles ?!?!?

Bojangles — raccourci de « bones jangle » qui signifie cliquetis d’os — est le surnom attribué à Bill Robinson, danseur de claquettes afro-américain né en 1878 à Richmond en Virginie.

Prodige de la danse, il quitte sa ville natale à tout juste 9 ans pour s'installer à Washington où il survit comme danseur de rue. Son talent extraordinaire lui permet de travailler dans des clubs de la ville. C’est à cette époque qu’il acquiert son fameux surnom. En 1905, il rejoint une troupe itinérante qui se produit dans des boîtes de nuit et des cabarets à New York puis à Chicago. Son talent en fait une star au sein de la communauté noire. En 1928, un producteur de Broadway l’embauche pour une revue qui attire de plus en plus de spectateurs blancs. Il devient alors une célébrité très prisée. Sa popularité est telle que l’industrie du cinéma s’intéresse à lui. Il tournera dans plusieurs productions hollywoodiennes.

Ruiné, malade, il s'éteint en 1949. Plus de 500.000 personnes sont massées sur le trajet de la procession funéraire de Harlem au cimetière Evergreens de Brooklyn.

Mr. Bojangles est une chanson écrite et enregistrée en 1968 par Jerry Jeff Walker, artiste américain de country music. Selon l'auteur, le texte ne se rapporte pas directement au danseur de claquettes, mais plutôt à un sans-abri rencontré en prison qui se faisait appeler ainsi pour dissimuler sa véritable identité à la police. Et tout ça donne un petit bijou mélodique que de nombreux artistes de renom se sont approprié avec délectation.

>>>>> BAGGY PANTS

01 - Jerry Jeff Walker
   02 - Vision Of Sunshine
      03 - Bob Dylan
         04 - Bradley Walsh
            05 - Steve Morrison (feat. Jeff Duff)
               06 - Natalie Douglas
                  07 - Etta Jones
                     08 - Esther Phillips
                        09 - The Global Collective (feat. Ingrid James)
                           10 - Paul Toshner
                              11 - Lulu
                                 12 - Pony Express
                                    13 - Adrienne Fenemor's Kiwi Blue
                                       14 - Adam Harvey (feat. Tommy Emmanuel)
                                          15 - Nina Simone
                                             16 - Harry Belafonte
                                                17 - Robbie Williams
                                                   18 - John Holt

samedi 9 février 2019

This Is… Nina Simone


Laissez-moi vous conter l'histoire de la petite Eunice Kathleen Waymon, née en 1933 dans un drôle de patelin de Caroline du Nord où les voisins portent des cagoules pointues blanches dès la nuit tombée. Une petite fille incroyablement douée pour la musique, qui se rêvait en première concertiste classique noire en Amérique. Une jeune fille qui sera confrontée à la violence imbécile du racisme à 12 ans, lors de son premier récital, quand ses parents furent pris à partie par des spectateurs blancs qui leur reprochaient d'occuper des places leur étant dévolues.

Passionnée par Bach et Beethoven, mais aussi imprégnée de blues, de jazz, de gospel, elle invente son propre univers musical qui fera d'elle l'une des "plus grandes artistes de son siècle", selon le Time Magazine.

Elle côtoie Bob Dylan, Martin Luther King, Malcom X avec lesquels elle milite pour la défense des droits civiques et contre la ségrégation qui sévit aux États-Unis. Depuis son premier album sorti en 1958 (Little Blue Girl), jusqu'au milieu des années 80, elle enregistrera plus de 40 disques. S'ensuivent des années d'errance qui la mène de la Barbade, au Libéria, en passant par la Hollande, la Suisse et la France.

« Je mourrai à 70 ans, parce qu'après ce n'est que de la douleur », avait-elle prédit. Bien que sa vie ne fut jamais un véritable conte de fées, Nina Simone est bien devenue une immense artiste, honorée dans le monde entier. Elle s'éteint le 21 avril 2003, à l'âge prévu, dans sa maison de Carry-le-Rouet sur la côte méditerranéenne, rongée par un cancer et des troubles mentaux diagnostiqués comme bipolarité.

>>>>> FORBIDDEN FRUIT

01 - Plain Gold Ring (1958 - Little Girl Blue)
02 - He's Got the Whole World in his Hands (1959 - Nina Simone and her Friends)
03 - Chilly Winds Don't Blow (1959 - The Amazing Nina Simone)
04 - Forbidden Fruit (1961 - Forbidden Fruit)
05 - Zungo (1962 - Nina at the Village Gate) (Live)
06 - The Gal From Joe's (1962 - Nina Sings Duke Ellington)
07 - See-Line Woman (1964 - Broadway Blues Ballads)
08 - Gimme Some (1965 - I Put a Spell on You)
09 - Be my Husband (1965 - Pastel Blues)
10 - Chauffeur (1966 - Let It All Out)
11 - Either Way I Loose (1966 - Wild Is the Wind)
12 - Come Ye (1967 - High Priestess of Soul)
13 - Do I Move You ? (1967 - Nina Simone Sings the Blues)
14 - Cherish (1967 - Silk & Soul)
15 - The Desperate Ones (1969 - Nina Simone & Piano !)
16 - I Shall Be Released (Bob Dylan Cover) (1969 - To Love Somebody)
17 - Westwind (1970 - Black Gold) (Live)
18 - O-o-h Child (1971 - Here Comes the Sun)
19 - The Family (1978 - Baltimore)
20 - Liberian Calypso (1982 - Fodder on my Wings)
21 - You Must Have Another Lover (1985 - Nina's Back)
22 - Be my Husband (1987 - Let It Be Me) (Live)
23 - Marry Me (1993 - A Single Woman)
24 - Just Like a Woman (Bob Dylan Cover) (São Paulo, 13.04.2000) (Live)